Article caché 8.4

Notre première nourriture est la peur.

Pour aller au-delà de la raison, nous devons d’abord connaître tout le processus du raisonnement

Krishnamurti.

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Il n’y a pas que le raisonnement conscient qui pose nos comportements, le raisonnement inconscient est bien plus redoutable puisqu’il nous est invisible.

 

Réponse d’un honnête homme.

Le problème n’est pas tant que nous ayons une histoire, mais que nous croyons être cette histoire.

Aussi Bignours est pris dans une culpabilité sans nom; d’implication générationnelle. Mais attention, sa biologie a pris, et Bignours garde aujourd’hui, certes inconsciemment, ces informations. Il les chérit même. Ne vous moquez pas, quand celles-ci sont dures et que notre survie en a besoin pour son système référentiel, alors la complaisance aide à délier la sauce. Il faut bien survivre à ses propres informations de mort ou de non vie, non conscientes, bien sûr, puisque si elles étaient conscientes le préposé passerait à la casserole, un point c’est fou.

Pour son histoire.

Bien évidemment je pourrais vous la raconter de long en large, c’est d’ailleurs ce que nous, ou plutôt ce que notre égo fait. Il se la raconte en essayant d’y trouver des solutions…mentalisées.

Pour la chanson, donc, Bignours a un père, « Noursperdu », dont le grand père, « Noursméchant », a tué le père qui avait mis en cloque la fille et refusait le mariage. Noursméchant a été jusqu’à répudier sa fille et garder l’enfant. A l’époque, l’acte a fracassé la famille avec sa descendance.

Noursperdu venait donc de cette histoire, sans connaître, évidemment les petits secrets. Sa biologie, pour autant, le savait. Et oui, la mémoire passe dans les cellules sans que notre intellect en ait eu vent ! Notre résistance à conscientiser l’inconscient est, au regard de ce genre d’histoires, compréhensible. Et pourtant, il est mieux de le faire car l’impact de l’histoire en est alors allégé. Je l’ai constaté des dizaines de fois dans ma pratique professionnelle. Mais c’est un parcours du combattant que d’aller chercher cette conscientisation. Sur ce sentier, il ne faut surtout pas, lâcher prise avant de trouver ce qui est tenu. Ce très cher “Mental-contrôle” va tout faire pour nous montrer les vessies en lanternes, fumer la Marie-Jeanne, ou nous doper la mine en nous poussant aux actions plaisirs dont nous pouvons nous passer. Nous nommons cela la liberté. Il faut bien nous donner l’espoir de sortir des données de notre système limbique (partie émotionnelle cérébrale). Noursperdu pour autant, a, dans son limbique, les inscriptions inconscientes précises de ces histoires et bien plus. La guerre de 1940 va arriver pour déclencher le vécu de la mort, du meurtre, ce qui va activer en rapport, le vécu ancestral non conscientisé. Le pauvre vieux ne s’en relèvera pas, et ce, sans même savoir où tout commençait. Il ira même jusqu’à faire payer à son fils, d’être l’enfant par qui le drame arrive. Comprenez bien le transposé, c’est ainsi que notre inconscient fonctionne. Vous pouvez en douter, cela n’y change rien. Toujours est-il, que dans la souffrance de Noursméchant (il a perdu sa fille puis sa femme), si sa fille et son amant n’avaient pas enfanté, rien de tout cela ne serait arrivé. Une des solutions réside alors dans rendre l’enfant coupable puisque s’il n’avait pas été là… Maintenant la culpabilité va voyager, puisque personne ne va réellement l’endosser. Ni l’arrière-grand-père, ni le grand-père ou la grand-mère, ni le père de Bignours n’auront accepté le vécu de leur vie. Qui va le faire pour eux sans même le savoir : Bignours justement.

La guerre fait rage depuis quasi toujours dans ses couples, son travail et sa vie personnelle. C’est une façon inconsciente de soulager la souffrance de son père et de soulager aussi la peur qu’il a connu quand Noursperdu le violentait ou l’intimidait. L’asthme qu’il en garde fait rage à chaque fois que l’angoisse apparaît.

Je vous conte tout cela pour vous aider à mieux comprendre le théâtre dans lequel notre égo joue sa pièce. Dans quel théâtre beaucoup aiment exister. Chaque être humain a le sien, plus ou moins dramatique. Suivant le cadre passé de nos vies, il va s’activer dans la variation appelée par notre système identitaire. Ce que nous sommes réellement n’a rien à voir avec cela, mais dans notre système de survie nous ne pouvons pas faire autrement que de nous identifier à des vécus dramatiques. Ensuite suivant l’individu, ces vécus changent. Mais le mécanisme est le même chez tout être humain.

Merci www.sxc.hu

La structure psycho-énergético-biologique.

Bignours me consulte ce jour, dans l’optique d’avoir un éclaircissement sur des angoisses qu’il a quand il va à son travail. Je lui demande si l’angoisse ne se passe que dans ce domaine de vie. Il me répond que non, il les rencontre quand il se lève, dans son espace organisationnel de vie comme dans sa relation de couple. Il n’y a que dans les activités distrayantes qu’il trouve son compte. Je lui réponds qu’il a besoin de ces angoisses biologiquement parlant et lui demande de prendre contact avec ces angoisses et de me dire l’endroit de son corps où il les ressent. Il me parle d’une impression d’étouffer. Je lui demande s’il étouffe vraiment. Il me répond que non “mais l’impression est forte”, résiste-t-il.

Nous ferons des liens pertinents avec l’histoire contée ci-dessus, pour l’heure, j’aimerais plutôt mettre l’accent sur un côté plus précis de cette séance.

Pour mieux l’aborder, ce petit explicatif sur mon travail.

Un des axes de celui-ci consiste à prendre contact avec, dans une partie identifiée du corps, une gêne soit sensitive, soit émotionnelle soit plus rarement mentale. Une fois ce contact pris, je demande alors de laisser l’information vivre son cours et sa transformation du moment. J’ai appris à voir et à verbaliser cette vie.

Neuvième clé : comprendre qu’une bonne part de notre résistance face aux informations inconscientes est créée sur des informations passées et donc hors contextes.

Pour que le lâcher prise soit efficace et effectif, il est plus que judicieux de rester avec l’information, là où elle a été repérée physiquement et ce, le temps de son évolution. Autrement dit, si vous laissez “partir ailleurs” votre esprit, le processus s’arrête. Le bien-être et la paix dû à l’arrêt de la bataille face à une information passée et à l’identification construite sur cette bataille, ne peuvent alors avoir lieu. Dans ce genre d’acte méditatif, une démystification de soi s’opère.

Dixième clé : comprendre que notre identification s’établit sur des données qui n’existent plus dans le moment et que c’est nous même qui alimentons leur existence.

Dans cette séance, j’ai trouvé fascinant le fait que, quand je redemandais à Bignours de reprendre contact, quand il cessait de laisser vivre les informations émotionnelles sur son sternum, il se mettait à tousser jusqu’à s’étrangler et à faire colorer son visage d’un rouge bien sanguin. J’étais aussi fasciné par le fait que son calme s’approfondissait quand il arrivait à stopper sa toux et sa réaction.

Le mécanisme : l’angoisse, la toux sont en fait déclenchées ici, et je dis bien dans ce cas, ne généralisons pas, par son refus non conscient que l’entièreté de l’information, avec toute sa donne émotionnelle, mémorielle et associative, passe dans sa conscience.

Quand je parle d’acte positif, je parle de ces actes qui nous font quitter les comportements qui entretiennent nos conditionnements, nos visions fermées sur des leitmotivs précis avec une large part inconsciente. Je crois que l’acte doit immanquablement suivre les prises de conscience. D’ailleurs, n’impliquent-elles pas cela d’elles-mêmes. Oui, mais beaucoup se rendorment vite.

Bignours fait tout pour que la mort n’arrive pas.

Quelle mort ? Celle du rejet, du jugement, du détournement, du dégoût. Comme le receveur légitime de ces sentiments, est disparu, il ne peut que les retourner contre lui-même. C’est sa raison de vivre, sa conceptualisation de son sens de vie : ce que nous nommons en biologie totale le projet sens. Nous avons tous un projet sens. Oh ben non ! Pas le même.

Onzième clé : osez reconnaître les moments où votre cerveau vous manipule.

Ne cherchez pas à faire disparaître vos informations restrictives, apprenez à suivre en-deçà, ces informations, dans l’univers immense et infini où elles

vivent et meurent.

Dans mon article “agir dans le non agir” nous avions ce Beausoleil qui arrivait à laisser passer ses informations négatives sans s’y accrocher. Je vous ai parlé de l’expérience vivifiante qu’il a pu alors goûter. Ce sont des moments de grâce. Ils n’arrivent pas parce que nous le voulons, mais plutôt par ce que nous en sommes simplement là.

J’ai vu Bignours, dans des lâchers prises conséquents. De son surnom Bignours il passait alors à BelleForceTranquille. Ce deuxième nominatif est dans sa profondeur, le premier, dans son acte de vie.

Pour l’instant.

Ce n’est pas l’espoir qui l’emmènera à sa profonde quiétude mais plutôt tout ce qu’il fera et qui favorisera sa prise de conscience.

Vos commentaires sont les bienvenus.

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3 commentaires pour Article caché 8.4

  1. Sinje 17/01/2013 à 8:37 #

    Salut Didier,
    Peux-tu me ré-expliquer ta phrase : « Dans ce genre d’acte méditatif, une démystification de soi s’opère. » dans le § après la 9e clef…J’ai bien compris « le vivre dans notre corps le mal-être perçu », si on n’y prête plus attention le déclic ne s’opère pas, on se rendort, jusqu’à avoir mal de nouveau. Toujours au même endroit?
    @bientôt
    Sinje

    • Didier 18/01/2013 à 8:59 #

      Bonjour Sinje, Pour te le dire simple : nous sommes du vide densifié, cette densification se fait par notre système nerveux à partir de nos lectures de nos expériences de vie…passées, bien sûr. Dans cette espace, il y a tout un tas de refus, répulsion, pulsion et contre-pulsion. Tout cela constitue un mystère que notre raison raisonne, explique, contrôle même par le mensonge. Cette densification du vide se fait surtout, je crois, au moment où nous refusons les expériences sensorielles et énergétiques, mais notre biologie en garde une mémoire pour pouvoir y réagir. Là se trouve notre mystification. Si tu y retournes et que tu laisse vivre l’impression (un peu semblable à tipi) et que tu restes devant sans rien faire juste être là, le truc bascule.
      Est-ce plus claire ?
      Bises Didier

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  1. agir non agir voie du non faire - 17/01/2013

    […] matin, vous vous réveillez avec beaucoup d’affaires à régler en ce jour. Mais voilà, de vos membres […]

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