Avez-vous déjà communiqué avec un arbre ou une plante ?

Bonjour mes amies / amis.

J’aime, au gré de mon temps, laisser sur ce blog une citation qui me parle et sur laquelle mon inspiration se penche.

J’aime aussi, ici, inciter la réflexion par ce que je nomme l’introspection dynamique qui est dans mon esprit, une forme d’interrogation sur soi à trois niveaux : mental, émotionnel et sensitif. Un peu comme une méditationdynamique qui consiste à explorer ces trois niveaux.

ranchos de caracas 2 sxc

 

Cette fois je choisis, parmi les nombreuses citations de Krishnamurti, deux de ses joyaux inspirants.

En cliquant sur la citation, vous pourrez accéder au développement écrit par cet homme.

Voici la première.

« Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais »

Cette citation me touche profondément de par mon histoire, car l’aide que la nature m’a prodiguée m’a été salutaire.

La nature nous porte et nous accueille.

Après des traumas multiples où j’ai flirté avec la mort physique, la mort émotionnelle et la mort sensitive, où il ne me restait plus que la rage pour m’accrocher à l’immensité qui nous habite, je me suis tourné vers la nature en lui distribuant cette rage à grands coups de poing dans le brut des arbres de la forêt. J’avais huit ans quand je me suis soulagé de la sorte à grands cris, jusqu’à m’en ouvrir les poings.

Par cette nature, je me suis toujours senti accepté, accueilli, aimé et non jugé.

La nature, comme notre corps qui vient directement d’elle, est à notre égard, pleine d’amour et de bonne volonté. Quoi que nous fassions, elle suit nos choix, nos prises de conscience, nos caprices et nos erreurs. Nous pourrions croire qu’elle est à notre service, c’est bien plus, elle nous aime et attend notre juste conscience.

Elle mourra peut-être avec nous si nous prenons le chemin de l’asservir sans comprendre que cette nature est notre propre nature.

Pourtant elle recèle des trésors que nous ignorons totalement. Bien plus que des trésors à extraire, à utiliser ou à exploiter.

Elle offre une communication subtile et intelligente entre sa vie et la nôtre. D’ailleurs, ne serait-ce pas la même vie ?

Je suis le premier, aujourd’hui encore, à ignorer en son sein ce qu’elle nous offre secrètement et ouvertement. Parfois, je regrette de ne pas être né chez les aborigènes australiens.

Combien de fois pourtant, je n’ai pu résister à me mettre nu en pleine forêt pour me rouler dans l’argile et me laver à une cascade. Combien de fois j’ai senti la puissance de la mer dans mes tripes. Combien de fois j’ai trouvé l’intelligence animale bien plus intéressante que celle de l’homme ?

Mes rêves m’ont fait écrire ceci.

Depuis plusieurs années ma vie m’amène à entendre cette nature au sein même de mon corps, dans l’énergie qui circule. A sentir sa vibration, et ce au-delà des considérations que je lui ai étiquetées.

merci à sxc.hu et Lizewiek

merci à sxc.hu et Lizewiek

La vie nourrit notre nature.

C’est une perception subtile de l’invisible, de toute la vie qui nous traverse tous et qui compose notre multiplicité.

Et pourtant elle provient, pour tous, de la même source ou substance.

«  Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature… » nous dit Krishnamurti.

Combien de peintres ont été inspirés par les tableaux quasi permanents que nous offre la nature dans cette infinie multiplicité ?

Combien d’entre nous contemplent cette création dans l’illumination d’une connaissance et d’une reconnaissance où brille le parfum d’une respectueuse gratitude ou d’une conscience de l’unité ?

Combien d’entre-nous réalisent jusqu’où cette nature nous habite, nous nourrit, nous inspire, nous crée et nous compose ?

Avez-vous vu le film Avatar ? Qu’est-ce qui vous a plu dans ce film ? Qu’est-ce qui vous a déplu ? Est-ce que la vie des hommes bleus parle d’une réalité possible ou n’est-ce qu’un rêve ?

Odéon d'Erode sxc

Irions-nous à contre sens ?

 

Nous arrivons, semblerait-il, à un terme sur les réserves et l’équilibre de notre mère Nature.

Alors pourquoi détruisons-nous cette nature extérieure comme intérieure, nous qui sommes les garants-amants du trésor naturel ?

Après mon incompréhension et ma colère sur la race humaine, dont je fais partie, j’ai réalisé l’incroyable voyage de notre espèce : le devoir de conscience que nous avons envers la vie, le devoir de conscientiser notre grandeur et notre pouvoir, le devoir de réaliser qu’entre la vie et nous, il n’y a aucune différence.Nous nous attardons aux plaisirs personnels et ne voyons pas la richesse du plaisir de la communication intime d’avec notre nature. Goûter la vie qui pulse dans nos veines est un bien-être beaucoup plus puissant.

Pour l’instant, le fait d’en avoir une grande méconnaissance oblige le jeu de la conscience à nous refléter, par la destruction la portée erronée de nos actes. Notre identification à une petitesse se voit compensée par le fait que nous avons le pouvoir de détruire, de tout détruire. Quel immense pouvoir nous avons, nous sommes libres de détruire ou de construire, de tuer ou de créer. Je crois que nous avons le devoir, chacun, d’entendre combien nous sommes impliqués.

Notre chemin nous fait passer par la maladie de notre esprit où s’entrechoquent peurs, doutes, dévalorisations, manipulations, soumissions et asservissements. Serait-ce une manière de devenir conscient ?

Peut-être nous sommes-nous sentis étrangers à cette terre où il a fallu s’adapter, alors nous cherchons à la dompter.

Peut-être avons-nous eu peur de notre propre animalité, ce qui nous pousse aujourd’hui à nous raser les poils, nous embaumer la peau et à nous éloigner de notre nature profonde.

Dans ce combat nous avons inventé des Dieux comme Jésus, Jéhovah, les stars de cinéma, de foot, le développement personnel, les hommes politiques… et tant d’autres qui nous servent à nous donner de l’espoir où à leur déverser nos échecs.

Il n’y a pas d’espoir, il n’y a rien à attendre, la vie est à prendre en nous maintenant.

 

 

Je cite Krishnamurti :

ici

« Mais la guérison de l’esprit est toute autre chose. Cette guérison s’opère peu à peu au contact de la nature, de l’orange sur sa branche, du brin d’herbe qui se fraie un passage dans le ciment, et des collines couvertes, cachées par les nuages.”

Et ici

Le seul animal à craindre est l’homme.

Je ne pense pas aujourd’hui comme Krisnamurti, je pense que c’est notre ignorance qui est à craindre. Je ne parle pas de la connaissance scientifique ou des choses qui nous entourent, je parle de cette ignorance où nous n’avons aucune conscience de qui nous sommes réellement, de ce qu’est réellement la vie et la nature.

Tout est la même substance nous disent les sages.

Mais qu’est-ce que cela veut dire exactement, le savez-vous ?

Regardez comme la nature nous ressemble :

Ne sommes-nous pas comme ces insectes qui se battent pour préserver leur intégrité physique ?

Pourtant l’animal peut aussi se comporter de la sorte.


La vie commence par chacun d’entre nous.

Je remercie le site dédié à Krishnamurti de m’avoir permis d’utiliser leurs citations. Ils m’ont demandé de souligner le fait qu’il le faisait sans but lucratif, différence d’avec mon blog qui à pour vocation de présenter mon travail avec lequel j’assure mes besoins matériaux.

 

2 commentaires pour Avez-vous déjà communiqué avec un arbre ou une plante ?

  1. Muriel 23/12/2013 à 10:29 #

    Comme je vous comprends !! Quel bonheur que d’arpenter la forêt en se laissant guider par cette invisibilité, cette essence qui nous relie avec la nature ? Tout est là. De subtiles énergies chaudes rayonnantes, apaisantes. Ai toujours eu peur de la nuit, mais un jour après une crise de rage, une nuit je suis sortie comme guidée vers des arbres au fond d’un pré et là, je me suis sentie entourée d’amour, de parfums de la nature et de la nuit, j’ai compris surtout combien la nature m’a manqué (enfant je jouais tout le temps dans les bois et au bord des ruisseaux). L’hérésie est de nous couper de la terre, de la nature, car nous sommes fianelement une poussière élémentaire appartenant au tout.La puissance de la vie est là et nulle part ailleurs, c’est une folie pure de l’avoir remplacé par le matérialisme, rien ne me rend plus heureuse qu’être dans la nature, les forêts, comme je comprends votre relation à la nature 🙂
    Namasté..

    • Didier 24/12/2013 à 9:55 #

      Namasté Muriel. Merci de votre passage. Osé rencontré en soit sa « non-nature » lâcher l’idée enfermée, c’est retrouvé la nature en soi, le tout. Il est là, nous nous en sommes éloignés et sommes poussés à y revenir. C’est le chemin humain, peut encore retrouve l’étendue de soi et peu importe.

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