Bonjour, premier mot du rapport humain.

Merci, le deuxième,

Merde le troisième.


Le simple mot bonjour, parle à lui seul, du comment nous pouvons commencer une journée. Je parle de sa disposition d’ouverture, d’acceptation, d’accueil, par laquelle nous la débutons. Cela n’a l’air de rien, et pourtant…

Est-ce que cela vous est-il déjà arrivé de vous réveiller le matin, dans la sensation doucette de la couette qui dessine par la clarté matinale des images sans forme sur le bout de votre nez. Cette lumière chaleureuse et présente vous invite, avec une tendre insistance à ouvrir vos yeux. A ce moment, est-ce que cela vous est-il arrivé, de vous dire “Bonjour” tout naturellement en prononçant votre prénom à la suite ? Moi, oui !

C’est très agréable de se donner le bon jour en se prenant dans les bras de son esprit accueillant tout en sentant l’amour de vie qui papillonne autour et en soi.


Entre assimilation et élimination. 

 

Le bonjour qui ne dit pas au revoir.


Vous conviendrez, qu’il y a de ces bonjours, adressés à soi ou à autrui, qui affichent un train-train où se joint la levée mécanique d’une nuit trop courte et non réparatrice, laissant le dormeur dans une sorte d’envie de fuir ou de rester dans les brumes de Morphée, et ce, parfois jusqu’à la Saint Glinglin.

A ce moment, souhaiter bonne nuit, serait de meilleure augure.

Et puis, il y a l’autre bonjour, celui que nous présentons avec plaisir, avec coeur, car nous le souhaitons réellement et sincèrement à ceux que nous rencontrons avec le désir que leurs activités se passent dans un bon déroulement.

Alors, le bonjour offre toute la journée pour en profiter ?

N’est-ce pas une félicité ?

Si c’en est une, qu’est-ce qui va nous empêcher de l’apprécier ? Qu’est-ce qui va faire que la mauvaise humeur va prendre le pas sur la bonne ? Je suis certain, que vous avez un plein d’idée sur la question, et je vous invite à en faire part à la communauté dans les commentaires ci-dessous. Avant, je vous invite à lire les miennes et vous en remercie. J’espère qu’elles vous donneront des pistes afin de goûter le nectar qui nous anime.


Le rapport aux autres commence par le rapport à soi.

Je vais bien ! Ca va ! Je me sens bien !

Souvent des mots fourrent tout !

Et nous passons notre chemin sans vraiment le regarder et encore moins se regarder.

Dans mon métier de praticien à l’ouverture à soi, et je dis bien à soi et non au moi, je remarque souvent combien nous avons coutume d’attacher le fait de bien aller avec celui d’avoir ce qui nous plaît, ce que nous voulons comme ce qu’il nous semble bon pour nous et qui est souvent en relation avec ce que nous ne voulons pas inconsciemment. Ainsi si, mais oui, nous n’avons pas ce que nous désirons, notre moral en prend un coup, et notre premier mot d’ouverture à la communication peut en pâtir, passer le deuxième et refouler le troisième. (rappel des 3 mots d’introduction)


Imaginez le tableau :

je me lève le matin, pied gauche ou pied droit, à chacun son appel, je vais donc, me lever, me laver, avaler café/tartines ou autres, et ce avec ou sans confiture(s), rentrer dans mes bottes si cela me botte, sortir et là…

Bon Dieu, je rencontre Monsieur Machin, qui m’a toujours été peu sympathique mais à qui je dois bien susurrer, puisqu’il est mon voisin, un bonjour coincé entre mes incisives. Supposez que ce matin, il ne me réponde même pas, et que sans même me regarder, il va, soit cracher par terre soit en lâcher une ! Quel malotru ce voisin. Et je ne le prononce pas avec l’accent anglais. Il y a quand même d’autre lâcher prise, non !

Le monde est rempli de mal polis, de mal éduqués et d’arracheurs de dents voire pire.

C’est terrible ma bonne dame.


Pourtant, en biologie, c’est-à-dire dans la logique de la vie, il n’y a ni victime, ni bourreau ni sauveur.

Il y a quoi alors, pourriez-vous me demander ?

Juste des vécus :

ingérés / assimilés / éliminés ou

ingérés / non digérés / allergisants et stagnants.


Je continue le tableau. Supposez qu’en plus, en prenant ma voiture, je rencontre un autre cul béni, qui me coince sur mon côté droit parce que : “petite voiture qui veut toute la place” ou “4/4 qui en écrase”.

Qu’est-ce que va devenir mon “je vais bien” ?

Plusieurs choses l’une pour la la joie de la diversité :


soit je me sens victime et :

1/ Je pleure dans le premier giron ou veston venu; à quel saint on se voue,

2/ Je deviens le bourreau du suivant qui me manquera de respect,

3/ Comme je lui en ai mis plein la tête, je regrette et devient mon bourreau-victime ce qui me pousse à vouloir sauver quelqu’un pour effacer le tout,

4/ Et, bien évidemment, le scénario de votre cru… sorti donc de vos croyances et de votre croissance.


    • l’autre versant, j’aborde et assume avec honnêteté et ouverture les informations touchées et activées en mon for intérieur, c’est-à-dire, mon vécu personnel.

     

    Ainsi,

– j’accepte et explore ce qui est en moi, soulevé et éveillé et qui bouscule la conscience du moi.

– je quitte mon interprétation et dis bonjour à ces informations en les laissant vivre et aller où elles veulent.

Alors je peux “bien aller” sur la route de ma journée puisque j’ai accepté le fleuve, la rivière ou le torrent qui me traversait.

Qu’en pensez-vous ?

Combien d’entre-nous, parce qu’ils ne supportent pas quelque chose à l’intérieur d’eux-mêmes, se transforment en homme mécanique dit homme zombie sous prétexte de contrôle, et laisse les choses aller à la va comme je te pousse ou ne démorde pas du mal qu’ils auraient subi et enfouissent au plus profond ces informations qui émettent pourtant leurs poisons sulfureux dans les vagues de nos pensées et de nos émotions ?

Combien d’entre-nous n’ont jamais vécu une expérience similaire ?

Combien d’entre-nous s’en aperçoivent ?

Accueillir et nous laisser traverser par les pensées, les émotions et les sensations que nous bloquons.

 

 

Une façon de conjuguer le passé au passé.

Une façon de ne pas projeter sur autrui.

Le tableau décrit ci-dessus, donne une bonne occasion de noter que son « dit » voisin, de par son attitude aura peut-être soulevé en nous des sensations/émotions passées qui nous font sentir un moins que rien ou autre de ce genre, information existante auparavant dans son refoulé.

Dans une autre voie, cela donne aussi une bonne occasion à son ego, notre “personne alitée”, l’échappatoire qui consiste à rechigner, chercher à être respecté ou justifier le malheur qui le fait exister.

Dans les deux cas, sa conscience peut opérer et le merde au voisin se transformera alors, en merci.

De cette façon je peux retourner à la félicité de tous les moments, et ne plus attendre celle de “momman”, en laissant passer au mieux dans l’instant les informations/émotions/sensations/vécus “invoulus” qui s’activent dans mon champ d’incarnation du moment.

Et oui vivre le moment, c’est quitter sa maman, si vous comprenez ce que je veux dire.

Tout un programme.

Ce programme, qui est en fait une façon de voir le film où l’on se croit acteur/régisseur/monteur et scénariste afin de sortir de son film préféré que nous appelons notre vie et d’observer enfin cette vie dans toutes ces images dans le ravissement qui lui est dû, de par la diversité de ces mouvements, parfums et colorations dans sa valeur “uni-vers-elle”, uni vers nous, uni vers tout, uni vers soi.

Ce programme est à mon avis non seulement une façon d’assainir ou de simplifier les rapports que nous entretenons avec autrui, mais surtout de saisir sa vie dans un bien aller, c’est-à-dire un “je laisse aller ce qui va en moi et non ce qui me va”, sans me formaliser plus qu’il ne se doit et j’ose rencontrer réellement ce qui fait tout aller.

Cela nécessite, cela va sans dire, une pratique ou plutôt une conscience présente.

Eckart Tolle parle de remplacer la peur par l’acte d’être dans l’instant.

 

Vous trouverez cette pratique dans la deuxième partie de cet article, dans un livret joyeusement concocté par Yvon Cavelier, elle a pour titre “Pratique pour un bon jour”.

Avant, ou après et si le coeur vous en dit, comme amuse-bouche ou amuse-esprit et comme exercice d’éclaircissement, je propose à votre réflexion dynamique, dans un bonus de cet article sur le rapport humain, quatre vidéos, sur le thème du rapport à soi qui, à mon sens est une base pour le bon rapport à l’autre.

Vous pourrez également découvrir dans ce livret d’autres articles sur le même sujet.

Bons jours à eux.

Merci à vous.

Et pour finir par le mot qui porte chance, paraît-il bonne merde à Yvon pour tout le travail qu’il va effectuer en cette fin de mois d’août et merci pour ses riches idées.

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs « Rapports humains » organisé par le blog Copywriting Pratique. Si vous avez lu cet article et qu’il vous a plu, alors merci de cliquer sur ce lien : J’ai aimé ce que j’ai lu !

Bonus : Mais qui sommes-nous réellement ? 

ou

Le livret  (à partir de fin août)

 

5 commentaires pour Bonjour, premier mot du rapport humain.

  1. Gabriel Lesquoy 29/09/2012 à 10:01 #

    « Bon Jour! » Didier, bonjour la Vie que j’accueille à pleins poumons, en conscience, le bon, le moins bon soit-disant…), peu importe puisque tout est source du « apprendre, compre et évoluer », comme dirait Janet…
    Finalement, vivre en conscience, dedans, dehors, en dessous, au dessus, à l’écoute des signes, avant qu’ils ne deviennent des symptômes…
    Bravo et merci à toi,
    Bises,
    Gabriel

    • Didier 29/09/2012 à 7:20 #

      Salut Gabriel
      Merci de ton passage ici. Pour les symptômes…qu’ils viennent, ils doivent bien me montrer ce que je peux décristalliser ou simplement laisser s’exprimer.
      Bien à toi Gabriel. Didier

  2. hannah@technique Tipi 27/08/2012 à 7:41 #

    Coucou
    J’ai enfin trouvé un petit moment pour venir lire ton article
    pour Yvon. J’attends la suite bien sur!
    Je vois que nous avons tous au programme
    Echkart Tolle!

    • Didier 27/08/2012 à 8:24 #

      Bonjour amie Hannah. A Tolle j’ai une préférence pour D’orval ou Adyashanti, ils parlent plus à mes repérages historiques, à mon territoire. Maintenant nous pouvons tous échanger de l’ombre où l’on vit nos lumières merveilleuses.
      Merci cher Tipi.
      Bien à toi Hannah.

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  1. Mais qui sommes-nous réellement ? | Le voyage du lâcher prise - 23/08/2012

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