Chassez le naturel, il revient au galop.

Cet article participe à l’événement inter-blogueurs « Pourquoi pas naturel ? » organisé

par le blog Forme et bien-être. Si vous avez lu et apprécié cet article et qu’il vous a plu,

rendez-vous du 1er au 11 octobre pour voter et choisir les trois articles qui auront retenu

votre attention.

 

Dans la série : 

Les chroniquettes de Monsieur Yana Qu1oeil Voitdesdeuxyeux (4)” (lexique)

 

J’ouvre le bal pour un naturel au galop !

Yana avait vidé sa troisième Kronenbourg, elle-même précédée par deux Ricard. Il passait tranquillement au maître Chivas en ruminant sagement dans son coin les misères du monde. 

Cela l’aidait probablement à oublier la sienne, de tempérer de la sorte :

« Le monde, c’est comme un grand entonnoir où tout le monde crie des 

Moi je suis !

                                                                       Des

Moi je sais !

                                                                       Et des

Ah non ! Pas faire ça !

                                                                       Ou des

Place ! Place !

                                                                       Ou encore

J’ai les cinq recettes infaillibles !

                                                                       Et encore !

Je possède les clés du bonheur !

                                                                       Et en plus

Oh non, mais là tu devrais !

                                                                       Et qui plus est

Je dois être quelqu’un – être fort – être… »

 

Chassez le naturel… 

Nous nous retrouvrons dans le long bec effilé du Danton noir, dans ce tourbillon tumultueux de la vaste vie. » Imaginait Yana.

Les vapeurs d’alcool faisaient monter des personnages.

 

Robespierre :« Vous aurez tous la tête tranchée ! “ 

La reine rouge : « Qu’on lui coupe la tête !” 

Juste pour me venger, je filmerai le cavalier sans tête.” Tournait Tim Burton.

 

Dans la boue de la déconscientisation.

Ce théâtre en 3D tonnait dans la tête de Qu1oeil  qui brûlait de l’intérieur, entre éveil et sommeil, le Dieu Chivas entonnait : 

Meunier, tu dors, ton moul…” 

 Les yeux de Yana tressautaient comme deux billes déposées dans un verre blanc laissé sur le plancher d’un train des années 30, sur les rails d’une Sierra écrasée par le soleil espagnol. Et Yana regardait les images d’une dite catastrophe humaine :

Le naturel ! Le naturel ! Il le tue, le naturel ! Le naturel qui soigne, ils s’en foutent oui ! La seule chose qui compte, c’est qu’ils soient reconnus, aimés, adulés, et pour cela ils veulent être craints, redoutés et ce avant de passer eux-mêmes dans le col effilé de l’antre trop noir ! Il faut qu’ils assurent leur place, leur territoire, leur pouvoir, qu’ils s’accrochent à leur existence, quitte à écraser l’existence humaine, l’existence minérale, l’existence végétale, l’existence divine. »

Chassez ! Chassez le naturel, il revient au galop.

« Coupe les arbres,

brûle les énergies,

dilapide le suc précieux de notre planète,

suicide ton collectif,

mange, mange, empiffre-toi,

oublie le temps des famines !

Assouvis. Asservis. Ahuri. Prends possession ! Ecrase !

Mange pour deux, pour trois, pour quatre ! 

Donnez-nous du pain. Le peuple a faim !

Donnez-nous de la guerre. Le peuple meurt !

Donnez-nous de l’argent ! Le peuple s’amuse !

Fuyons notre peur ancestrale, la peur capitale, celle de n’être rien.

Et la danse du pouvoir : (DSK joue du goupillon sacré, terrorisant une soubrette, peut être dépêchée par l’adversité avec en dessous de table une retraite assurée.) Et la femme de Mitterrand disait à son mari qu’il pouvait faire quelque chose puisqu’il était chef des français, et celui-ci lui répondait : “Ce n’est pas moi qui suis au pouvoir, mais l’argent.

Chassez ! Chassez le naturel !”

Et Renaud paraît-il, pissait sur Margrette tout en buvant comme un trou pendant que sa compagne le quittait !

Et tous ceux qui jouent les forts-faibles, les parjures, les dociles, les victimes, les miséreux. 

Ne disons rien, ne pensons rien, ne soupçonnons rien. 

Faut être positif, sourions, sourions. 

Profil haut, émotions basses !

Faisons tout pour rester debout.  

Mais attention, si tu vas trop loin Monsieur le Président, alors Hou ! Hou ! Hou ! Bientôt aux urnes tu ne passeras plus. Mais le bec de l’entonnoir passera, mon bon président. 

Ta gueule ou camembert, c’est pareil, cela pue de la même manière”

 

Chassez le naturel

Chivas, la voix de la conscience, clamait “Je veux des coupables.”

Chassez le naturel…

Que veux-tu donc mon cher Yana, que cherches-tu donc ?”

Voitdesdeuyeux entendait à moitié. Une chanson guerrière à la voix rauque, dans sa tête venait troubler la pensée divine : “ Irradié, Irradié, je suis le sage, le fou, le débile. Je suis du village l`idiot et j`entends les rumeurs de la ville. » La confusion battait son plein, le délire mélangeait malaise, plaisir, rumeur et humeur. Yana sentait la tension le gagner, la tête se resserrer comme un étau implacable, la chanson continuait : “ J`entends les passages cloutés berçant les piétons sages au rythme des feux verts dans le désert des embouteillages…”. Qu1oeil reprenait en criant dans son appartement du Boulevard Rochechouart : « Ils sont fous ces humains, ils sont fous !” Et se reversait une rasade de ce bon Chivas. 

Chassez le naturel…

La peur, ne gagnait même plus le cœur de Qu1oeil, il délirait : 

Tous ces hommes qui ne se voient pas, qui ne se regardent pas, qui s’épient, se mesurent, se contrôlent sous le couvert de l’amour narcissique, de la peur et de la haine et tout cela dans la bonne humeur ». Une petite gorgée de whisky. 

Et toutes ces maladies dégénératives qui viennent balayer le monde et qui frappent comme anciennement la lèpre : cancers, Alzheimer, diabètes…et cette médecine interdisant la mort, qui transforme l’homme en légume ! » Encore une petite…

Nous voulons être plus fort que la mort ! Nous cherchons la toute-puissance pour fuir notre impuissance ! Nous tuons notre pla…” 

Tout d’un coup et tout en remettant le goulot à ses lèvres, ces questions bousculèrent son esprit :

Est-ce que l’homme se venge de l’animal pour oublier le primate qui le composerait ? Est-ce que l’homme serait encore plus bête que la bête ? Est-ce qu’il voudrait tuer l’animal en lui ?“ Boire…

Cette folie à l’œuvre, cette mascarade, ce grand carnaval où déambulent le sérieux, le concret, le serré du trou… » Et reboire…

…le bien mis, le Moi… Monsieur j’ai fait “l’indic”, j’ai fait “l’indo, le rigolo, le réussite ou le “has been”. Ce n’est pas pour rien” Pensait-il, “ Bien sûr, il y a aussi tous ces braves gens qui cherchent par tous les moyens à tenir debout, tant bien que mal”

Un peu de Chivas s’écoulait de la commissure de ses lèvres…

Qui sait ? Combien de Pinochet, Hitler, Hussein, Sarkozy, Mitterrand, Thatcher, DSK, Tapie, Berlusconi et tant d’hommes d’état pris dans leur rôle, sûrement difficile et lourd pour la conscience d’un être incarné… » Bois encore…

…Combien d’hommes, disais-je, devront-ils revêtir le vêtement de bourreau pour que les victimes comprennent. » Bois…

…Combien d’humains devront jouer les victimes pour que les bourreaux comprennent ? » Ne t’arrête pas de boire…

La vie doit taper fort, très fort pour qu’un individu puisse entrevoir la beauté en quittant la fortification avec l’horreur, et lui permettre de ne plus se mentir en se projetant dans des désirs toujours à assouvir. » 

Chassez le naturel…

Oui c’est cela, bois… 

Comme un Dieu entreprenant voulant mener son sujet à un quelconque lieu ou état d’âme, le Chivas semblait petit à petit prendre les rênes de la conscience de Yana.

Et Higelin reprenait de plus belle :

En Tirant des cordes de ma lyre des sons hallucinants 

Qui font bondir les petits du tapir au fond des entonnoirs, 

Les soirs où sur eux s’abattent fièvre et cauchemars. 

Je suis la dame en noir, l`elfe tout blanc, je suis le placide éléphant 

Qui, balançant sa trompe à travers la futaie, 

Bouffe en rêvant les enfants du chardonneret. » 

Yana vomissait sa partie humaine tout en frémissant d’amour : 

Si seulement il avait pu redevenir primate dans une grande forêt blanche et verte !”

Le Dieu couleur ambrée poussa l’assoiffement, Qu’1oeil but à grande gorgée la fin de la bouteille. Une fois fait, son bras retomba lourdement. La bouteille, au sol, se cassa en deux morceaux. Yana s’endormit presque d’un coup, la tête de côté. Un petit sourire au coin de la lèvre. Il pensait nature. Il rêvait nature. Une brume légère entourait son esprit.

Peut-être était-ce ce Dieu Chivas, peut-être était-ce aussi sa conscience,  qui se mit à lui susurrer à l’oreille :

Oh ! Mon ami, mon frère, ma sœur, tel le propose plein de compassion Ihaleakala Hew Len à travers son Ho’oponopono, dans sa question – Qu’est-ce que j’ai fait dans ma vie pour que Berlusconi soit si corrompu ?

Laisse ton inconscient répondre à cette question. » Poussait la brume.

Laisse venir l’acte où tu as alimenté la dualité. » Continuait-elle.

Oui cet acte. Prends en la responsabilité complète, à cent pour cent. » Insistait-elle.

Oui, bien. Répète à Berlusconi, après moi… » Insufflait-elle.

Je te demande pardon. Je m’excuse. Je t’aime… » Continue, enchaînait la brume

Qu’est-ce que j’ai fait dans ma vie pour que des hommes d’état tuent pour leur pouvoir…

Qu1oeil laissait les questions fuser de la brume. Elles allaient bon train, presque automatiquement.

Oui, continue, laisse faire, comprends qu’à chaque fois que tu as agi dans la dualité, tu l’as perpétuée. » Le sourire de Voitdesdeuxyeux était plus large.

Qu’est-ce que j’ai fait dans ma vie pour que mon voisin batte ses enfants…Je te demande pardon, je m’excuse, je t’ai…”

La chanson d’Ihaleakala Hew Len avait pris le pas sur celle d’Higelin. Yana dormait, pourtant ses yeux étaient ouverts.

 

   

 

Une petite souris blanche s’approcha en rampant sur le tapis. Elle s’arrêta, regarda Yana, puis, la bouteille cassée. Elle s’approchait de celle-ci. Elle fit ce manège plusieurs fois avant d’arriver à la bouteille. Dans une des parties du réceptacle reflétait encore un peu de ce Dieu Whisky. Sans plus attendre, la souris trempa son museau dans le liquide ambré. Elle le but à grandes lampées, si tant est qu’une souris puisse boire à grandes lampées. Elle était affairée à ingurgiter ce nectar quand Yana se réveilla. Il vit la petite bête, l’animal tout nature. Il eut peut-être peur d’être dévoré par ce visiteur incongru, et poussa un cri aigu. Si aigu que l’animal se tétanisa un instant en le regardant, et sans même demander son reste, tomba raide mort sur le côté.

Qu1oeil réalisa son erreur avec horreur. 

“Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait ?”

Il prit la petite souris blanche encore chaude dans ses mains. Ce contact bouscula des larmes à l’ouverture de ses yeux. Il pleurait à chaudes larmes tout en balbutiant :

J’ai tué ce petit animal. Il ne me voulait point de mal. Juste un peu de mon breuvage. Petit animal… »Ses pleurs redoublaient, il se sentait comme un ogre, un tortionnaire. « Je ne vaux pas mieux que le plus pourri des pourris. Je mérite ma solitude. Je ne suis que pourriture. » La douleur doublait et redoublait. Elle s’enflait dans sa poitrine, dans son ventre et dans ses yeux. Qu1oeil ne savait plus où voir, où sentir, où être. La souffrance devenait presque insupportable, des bulles bloquaient les mots de sa bouche, sa respiration dérayait. 

Je suis un tyran…”

Puis son regard se posa sur la petite souris dans sa main, chaudement blottie. Elle semblait si tranquille, si reposée, si sereine, si confiante. D’un coup, les pleurs de Yana stoppèrent. Brusquement la vapeur d’alcool s’évanouit. La brume s’estompa. Son œil fixa l’animal blanc dans sa main. La nature s’infiltra dans sa propre nature, s’ouvrit toute grande dans ses veines, son énergie, ses synapses et ses narines. Une grande bouffée d’air frais tonifia ses poumons. Il semblait s’envoler telle une montgolfière quand il dit presque inaudiblement : “La souris m’a souri…”. Il se mit à rire…la souris m’a souri, elle est morte et vivante !” Yana riait presque. Une énergie nouvelle circulait dans son corps. La brume s’était transformée en rayonnement doux et tendrement coloré.

 

 

Il sortit de chez lui pour ne jamais y revenir. 

C’était le 15 janvier 2010. 

On voit encore errer Yana Qu1oeil Voitdesdeuxyeux, dans quelques parcs de la ville parisienne. Il a souvent, dit-on, la même expression de joie dans ses yeux, et quand ceux-ci croisent ceux d’un autre, il y a souvent comme un circuit d’amour qui émane des siens.

 

 

 Om sweet home  (souris)

 

18 commentaires pour Chassez le naturel, il revient au galop.

  1. Virginie 10/10/2012 à 8:03 #

    Bonjour Didier et félicitation pour ton article on ne peut plus envolé, poétique et imagé.
    Quelle imagination ! Bravo, je me suis régalée même si à la première lecture, je n’ai pas tout compris mais tes explications données à Dorian m’ont un peu plus éclairée.
    Bonne continuation.
    Amicalement.
    Virginie

    • Didier 10/10/2012 à 9:01 #

      Bonjour Virginie, Merci beaucoup pour ton commentaire. Tu sais pour moi la vie est aussi mystérieuse et c’est une joie quand nous prenons la peine de découvrir ces mystères et les nôtres. Elle est évidente et subtile à la fois, pour cette raison, j’essaye d’évoquer et de provoquer le cheminement de la compréhension et de la prise de conscience. Nisargadatta a dit que pour lâcher prise il fallait rencontrer ce que nous ne lâchons pas. Pour ce faire cela demande de ne pas lâcher jusqu’à être en présence à ce que nous tenons inconsciemment. C’est tout un art, un voyage, un sentier qui demande attention, patience, persévérance, humilité et douceur. Bien à toi Didier

  2. Bonjour Didier,

    Ça, si ce n’est pas un article original, je ne sais pas ce que c’est !

    J’aime l’originalité et ta manière d’exprimer ta pensée, alors bravo à toi Didier 🙂

    • Didier 08/10/2012 à 5:47 #

      Merci Ali, ton appréciation me fait plaisir. J’ai un goût pour le théâtre, le conte et surtout donner du symbole à nos esprits éclairés.
      Bien à toi. Didier

  3. sylviane 07/10/2012 à 11:31 #

    Bonjour Didier,

    Personnellement j’ai beaucoup aimé tout ce que tu dis et ton entrée en matière est des plus réussies

    Yana avait vidé sa troisième Kronenbourg, elle-même précédée par deux Ricard. Il passait tranquillement au maître Chivas en ruminant sagement dans son coin les misères du monde » très drôle

    Comme on dit si bien « chassez le naturel il revient au galop » trop de gens qui sont dans le « paraître » l’oublient et ça provoque un sacré couac quand ils reviennent au naturel justement

    • Didier 07/10/2012 à 3:49 #

      Je te remercie Sylviane, ton compliment me fait du bien – merci. Didier

  4. charlotte 03/10/2012 à 7:36 #

    bonsoir Didier,

    J’ai du mal à te suivre, tu fais l’inventaire de ce qui te blesse, prêt à te venger sur une petite souris innocente et te voila coupable, 2 fois malheureux. Voyage initiatique, naturel , à la recherche du bonheur. Le naturel revient au galop, dis tu?
    naturel, le bonheur que tu trouves en toi…..?

    Bonne soréee

    • Didier 03/10/2012 à 9:28 #

      Bonsoir Charlotte, merci de ton passage. Si tu veux comprendre, prends juste l’histoire comme elle est. Je ne parle pas de moi, même si j’ai vécu ce genre de choses dans ma vie. Je parle d’un personnage qui s’appelle Yana (si tu vas dans l’article, sous le titre il y le nom de Yana Qu1oeil, met la flèche dessus, apparaîtra alors qui il est). Je parles de toutes les projections du monde ou de tout ce qu’il se passe dans le monde sur lesquelles Yana se focalise, se plaint, pleure et souffre. Puis, une petite souris vient et meurt dans son échappatoire ambrée, il culpabilise, et tout d’un coup, en sentant la vie dans sa main de cette souris pourtant morte, il reçoit la compréhension de sa propre vie.
      J’aurai pu raconter une autre histoire, celle d’un petit garçon ou d’une petite fille, qui démarre sur son grand sentier de vie.Devant lui/elle s’offre l’immensité, c’est comme si cette immensité était là, pour lui, mais c’est tellement immense. De chaque côté de lui, son père et sa mère, il les tient par la main. Il ne les lâche pas. Ses parents font un bout de chemin avec lui, et puis un moment, meurent, peu importe comment. Le petit garçon ou la petite fille, se sentent perdus devant cette immensité, et puis, épuisé, il/elle va s’arrêter, s’asseoir. Mais le froid va venir, la mort va guetter. Puis il/elle va réfléchir, que faire, rejoindre les parents pour s’unir à leur immensité, ou continuer son chemin pour s’unir à la grande immensité ? Peut être il/elle pourra continuer son chemin et réaliser qu’il/elle est cette immensité.
      En même temps, j’ai fait la balance entre ce que nous pourrions juger de naturel sur « l’homme destructeur de sa planète » et l’être qu’il est réellement et qu’il ne conscientise pas. Oû est le naturel ? Pour moi, il passe par cette errance et peut aller jusqu’à la conscience de soi.
      Comprends-tu ? Peut être à plus tard Charlotte. Didier

  5. Dorian 02/10/2012 à 9:03 #

    Bonjour Didier,

    J’ai rien compris mais ça m’a fait rire !

    Bonne journée 🙂
    Dorian

    • Didier 03/10/2012 à 4:13 #

      Bonjour Dorian, merci pour ta franchise. Il n’y a peut être rien à comprendre, juste à expérimenter. La première phase, celle où Yana délire et projette sa vision du monde et des choses dans une forme de rejet, d’incompréhension, nous l’avons tous expérimenter avec nos variations. La deuxième, cette expérience qui est élaboré par un basculement d’une horreur ou d’une peur intense dans une joie inexpliquée, est je crois plus rare, pourtant bien réelle et très intéressante. La troisième qui consiste a conscientisé notre nature réelle qui n’est que joie, plénitude et unité. Pour moi le naturel est dans cette nature, pourtant nous nous traînons dans une espèce de quête au bonheur ou à soi même car nous nous cherchons à l’extérieure de nous-même, et ce voyage est aussi naturel.
      Voilà de quoi j’ai parlé à travers le personnage de Yana Qu1oeil Voitdesdeuxyeux.
      Merci de ton passage Dorian, a+ Didier

      • Dorian 03/10/2012 à 6:43 #

        Merci de tes précisions. J’avais compris quelques points mais ça part un peu dans tous les sens ^^
        En termes plus clairs c’est bien aussi 🙂

        Et je suis d’accord avec toi. Je pense que nous avons tous besoin d’expérimenter notre environnement extérieur avant de regarder plus profondément en nous. Griller des étapes n’amènent pas forcément du bien !

        A bientôt Didier.
        Dorian

        • Didier 10/10/2012 à 9:20 #

          Bonsoir Dorian, Deux petites précisions. Un délire et l’évitement de la souffrance fait partir dans tout les sens. C’est ce que vit mon personnage, dans un feu d’artifice scabreux. Ce feu parle de la projection que Yana fait sur le monde et/ou de sa focalisation sur ce qu’il voit de mauvais du monde. Cette projection vient de lui-même, et parce que la vie toute chaude d’une petite souris viens s’éteindre dans la paume de sa main, les images sur lesquelles il s’identifie, sont bousculés et sa conscience éveillée à la vie qui coule réellement en lui. Cela peut sembler compliqué à comprendre intellectuellement car nous ne pouvons que vivre cette expérience et non l’intellectualiser.
          Merci Dorian – à bientôt. Didier

  6. Didier 25/09/2012 à 9:06 #

    Mais Hannah, je carbure à la seule qui soit sans effets secondaires et presque gratuite : la joie universelle. Et tu as raison c’est de la sacré bonne. A+ Hannah – Didier

  7. hannah@technique Tipi 25/09/2012 à 8:45 #

    Je ne sais pas à quoi tu carbures…
    mais c’est de la bonne!
    J’ai beaucoup aimé le petit passage
    ho’oponopono sur Berlusconi!

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