Cinq clés pour sortir de la crise.

Yvon de Copywriting Pratique, propose aux blogueurs francophones de partager les cinq meilleurs tuyaux de leur thématique. Ce partage de 107 articles donnera lieu à quatre livres distribués gratuitement sur le net.

Merci à lui, pour cette initiative qui profitera à beaucoup.  

 

Avant de lire cet article, je vous prie de prendre en considération les quatre propositions ci-dessous :

 

merci à sxc.HU

 

Premièrement – merci de garder à l’esprit le fait suivant:

La vie ne se déroule pas seulement autour de nous mais aussi en nous.

 

Ce qu’il s’y passe est fascinant.

 

À l’intérieur de nous : à travers nos pensées, nos émotions, nos sensations, notre vécu émotionnel, la vie s’organise en notre conscient et inconscient.

 

À l’extérieur de nous : elle se manifeste suivant l’expression de milliards d’identités, je la vois comme le manifesté de notre intériorité.

La vie est un joyau rare au sein de chaque être humain.

 

Elle orchestre son œuvre et danse dans ces deux espaces que sont le monde intérieur et le monde extérieur. Entre les deux, nous nous débattons entre le bien et le mal. Si nous constatons sans restriction le détail dans son mouvement, nous pouvons alors passer de l’idée du bien et du mal à la pure conscience de l’amour : la non-dualité.

Deuxièmement, merci de méditer cette vision :

Le changement extérieur commence par un changement intérieur.

Qu’est-ce que j’entends par là.

Je suis passé par une rébellion acerbe, contre la vie, moi-même et les autres. J’ai voulu, un moment, une autre société. Je me suis perçu comme une victime et je mettais la responsabilité sur autrui. Mon cheminement m’a montré où j’avais tort. Il m’a montré également que la perfection était dans la nature de la vie et non dans la personnalité humaine et que dans ce jeu-là, le cœur de la vie pouvait être visité et compris. Cette visite nécessite un dépassement de notre propre vision et une remise en question de ce que nous croyons être ou avoir.

Ainsi tout changement passe par une sorte de révolution individuelle.

Troisièmement, les cinq clés pour sortir de la crise  :

1/ Vivre l’instant présent en conscience,

2/ Explorer nos vies à plusieurs niveaux,

3/ Accueillir avec honnêteté et ouverture la vie dans l’instant,

4/ Comprendre que ce que nous pensons être, n’est pas,

5/ Conscientiser notre expérience à la suite des quatre précédentes.

Quatrièmement, le texte de cet article pourra sembler ardu à certains. Je vous invite à le lire autant avec votre tête, que vos tripes ou votre cœur. Le sujet parle de nos défenses personnelles, celles-ci restent la plupart du temps dans l’ombre. Aussi, si vous êtes soit touché soit réactif, regardez plus loin en vous.

Vous trouverez plusieurs répétitions dans cet article, elles soulignent des angles différents de ce que j’avance.

 

La crise serait-elle sociale ou individuelle ?

J’entends parler de crise depuis mes dix ans, si je regarde l’histoire, je vois :

– la crise de 1968,

– deux guerres mondiales,

– les crises de 1936 et de 1900, n’étaient-elle pas plus conséquentes que la nôtre ?

– avant, la guerre de 1870

– avant, tout ce que l’histoire peut témoigner – combien de guerre et de conflits ?

 

Dites-moi, depuis combien de temps, le monde est-il en crise ?

Je suis absolument convaincu, que ces difficultés extérieures prennent racine dans notre propre conflit individuel, issu de notre impression d’être coupé de notre origine. Je suis convaincu aussi que cette traversée tumultueuse fait partie de notre expérience de vie.

Ainsi, il n’y a pas véritablement de crise, mais plutôt une projection de ce que nous n’acceptons pas d’un nous même et qui nous propulse dans les affres d’un enfer. Nous espérons un paradis pour éviter l’idée de « l’enfer-mement » personnel. Ainsi, en tournant le dos à des informations que nous avons perçues comme néfastes, nous cherchons le paradis. Nous ne retrouvons en fait, que l’enfer que nous voulions éviter et ne voyons pas qu’il est à l’intérieur de nous. Nous lui résistons même !

Quand l’homme s’est réfugié dans un enfer, Dieu se change en Lucifer, pour y aller chercher ses enfants.

De là, en attendant le mieux, de l’autre, des autres, et de la société, nous nous projetons dans un futur incertain, sans voir combien inconsciemment nous restons sur la lecture de nos expériences passées pour les transformer. Pourtant, ces expériences sont passées, ainsi elles n’existent que dans la fantaisie de notre mémoire. Là, dans notre inconscient, elles sonnent comme du réel à notre entendement, elles nous donnent aussi notre identité si chère à notre fonctionnement. Nous perdons alors, ce moment précis et infaillible, utile à faire la différence entre nos illusions et le chant de la vie : le moment présent.

Nous le perdons aussi, en nous réglant sur les manques ou la non-obtention de besoins passés que nous projetons, de par ce fait, dans un avenir jugé incertain. Passé et avenir sont alors confondus.

Nous jouons nos vies en passant de la victime au coupable tout en attendant un sauveur. Aucun homme politique, aucun sage, aucun Guru ne le pourrait, puisque nous avons construit la vision du monde et de nous-même sur la peur, la dévalorisation compensée par l’orgueil.

Ceci fait partie du chemin humain, ainsi c’est par chaque humain qu’il peut être éclairé, puisque c’est en chaque humain que ce phénomène se passe.

C’est aussi par chaque humain que la non-projection peut apporter une rencontre différente entre chaque individu. Derrière le moment qui passe, se trouve en nous l’espace hors du temps.

Derrière le moment qui passe, se trouve en nous l’espace hors du temps.

Pourquoi cet instant serait-il infaillible, me direz-vous ? Parce que l’observation de ce qu’il se passe dans l’instant peut nous permettre de nous rendre compte en quoi nous nous référons à notre passé et en quoi cette référence organise, le plus souvent à notre insu, notre conditionnement qui joue ‘l’aimant » de notre futur.

Ce conditionnement se construit sur le réactionnel, et nous donne l’image de nous-même. Il nous oblige aussi, à nous projeter pour obtenir satisfaction. Dans ce conditionnement, nous confondons avoir et être et nous ne nous apercevons pas que nous réagissons plus que nous agissons.

 L’avenir se construit en partie sur ce que nous refoulons de notre passé dans notre présent. Il y a à ce moment des forces actives en présence. Ces forces influenceront nos comportements. 

Certes si je veux telle chose, je dois agir pour l’obtenir, et une fois obtenue, j’éprouve de la satisfaction, mais si mon désir correspond à un besoin passé, ce besoin n’est d’actualité que dans ma tête, ce besoin passé ne pourra jamais être satisfait. Ce besoin est alors hors contexte. Mais en cherchant à le faire, encore une fois, nous construisons notre image sur la résistance d’une insatisfaction qui n’est plus, mais que nous maintenons en notre esprit, afin de créer un “moi” à contenter. Ainsi notre mémoire stocke des instants non résolus. Dans cette action nous nous donnons du pouvoir sans nous rappeler que la première résistance vient de l’expérience humaine du trauma d’une pseudo séparation d’avec notre conscience originelle.

Ainsi, la peur devient, avant la joie d’être, le conducteur de nos vies.

De là naissent l’espace et le temps.


 

 

Comprenez le paradoxe, cette séparation, d’un côté nous entraîne à réagir et nous donne une impression de puissance et d’identité, de l’autre nous perdons la conscience de l’être. Nous nous coupons d’une immense énergie ; coupés de celle-ci et la cherchant là où elle n’est pas, nous nous desséchons : ce dessèchement s’appelle la vieillesse, nous la trouvons normale. Normale ! Il faut bien s’en contenter.

Mais nous sommes obligés de revenir à notre puissance naturelle, car nous nous brûlons les ailes ; peut-être est-ce là la véritable sécurisation que l’existence nous donne, afin que nous nous souvenions de nos ailes.

L’activation de notre vie intérieure au contact des événements de la vie.

Quand nous vivons une situation, notre cerveau active, pour pouvoir y répondre, des informations inconscientes auxquelles nous nous référons.

Sachez que le cerveau fonctionne plus par analogie que par association, aussi les références et la situation vécue peuvent être fort éloignées.

Vivre l’instant permet de laisser passer la référence qui nous fait réagir, afin de nous diriger vers l’agir. Accepter la vie, c’est-à-dire les informations intérieures et extérieures avec honnêteté et ouverture donne la possibilité de ne pas ordonner à notre cerveau leur refoulement.

 

 Pourquoi, refouler le moins possible ? 

 

Ce n’est pas parce qu’une information est refoulée qu’elle se perd. Au contraire, elle reste dans notre inconscient et va infirmer fortement nos comportements.

Explorer à divers niveaux ce qui nous anime dans cet instant, permet de visiter l’étendue de ce mécanisme. Ainsi la peur, au lieu d’ordonner fuite ou combat, pourrait être explorée et démystifiée.

Aujourd’hui, les peurs sont souvent plus des craintes sur une probabilité, plutôt que la peur qui nous fait instantanément bouger quand par exemple, le lion, sous nos yeux, vient nous manger

Tout ce mécanisme de survie et de vie, s’appuie sur la seule énergie qui existe réellement et pleinement : l’amour. Cet amour que nous cherchons à grande force et efforts auprès de toute une sorte d’éléments comme l’argent, le couple, la réussite… n’y faut-il pas l’échec pour y voir le pendant ?

La vie nous pousse à décliner cette joie sous tous les tons, ainsi le bien et le mal sont créés, et à partir de là, s’exerce notre conscience. Nous croyons être éveillés alors que nous dormons en pleine activité : cela s’appelle « transe ».

Tout état, tout phénomène, tout mécanisme a des conséquences.

Pour mieux vous partager cette vision, lors des dernières élections en France, j’ai entendu les deux parties parler « de la joie d’être français”. Comprenez que, dans l’identification d’appartenir à un pays, nous perdons en considération qu’avant d’avoir une identité nationale, nous avons une identité humaine, et qu’avant d’avoir une identité humaine, il y a peut-être encore autre chose de bien plus grand.

Demandez à des personnes comme Adyashanti, Eckart Tolle, Jean Bouchart d’Orval …..

Jésus ! Et combien d’autres ?

Comprenons que nous avons sous la main des moyens de changer, par exemple, notre dépendance à l’énergie fossile. Je veux parler de découvertes comme d’autres propulsions, ou par exemple la possibilité de se chauffer avec nos propres excréments (procédé asiatique). La raison pour laquelle nous ne le faisons pas est en partie liée au fait de devoir alors quitter un fonctionnement et renoncer à ce que nous croyons être ou ce à quoi nous sommes attachés et qui nous paraît vital.

Chacun, c’est à dire nous, vous, moi, est attaché à ———- vous de le découvrir…

Le présent peut nous y aider, explorer nos vies en accueillant ce qu’il s’y passe avec honnêteté, c’est-à-dire sans chercher à ce que l’information passe plus vite ou n’existe plus, peut nous apporter un bonheur insoupçonné.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes en témoignent.

Nous nous trompons dans ce que nous sommes, nous nous percevons de travers, alors nous créons un monde de travers.

Aussi la vie, dans son amour immense, nous amène à des conflits, des échecs, des souffrances et à travers l’expérience de la vie et de la mort, nous pousse à percer le mystère du non-temps et d’entendre le souffle même de notre être.

 

Le souffle de l’être s’entend dans le silence du mental et de l’émotion.

Comprenons que dans la réalisation de qui nous sommes, nous sommes obligés à lâcher les vestiges de nous-mêmes. Plus nous le ferons individuellement, plus cette action sera possible à d’autres. Maintenant, chercher à éviter la souffrance c’est refuser ce qui se présente. Pourquoi ? Parce que la souffrance est le signal que tout n’est pas aussi normal et que ce n’est pas forcément dehors que cela se passe.

Comprenons qu’il n’y a rien à changer, juste à constater, constater sur quoi nous vivons réellement et de voir un peu plus loin du, ce qui nous semble vrai.

Galilée a été traité de fou, et pourtant…

La résistance au changement parle de notre attachement à ce qui nous semble vrai et qui ne l’est pas. Cela voudrait-il dire, qu’inconsciemment nous le savons ?

Je le crois, à aucun moment nous ne perdons véritablement le parfum de notre origine, nous jouons l’amnésie pour nous accrocher à la croyance d’une personnalité, moi, j’y vois l’expression “personne alitée”, qui cherche à se soigner sans réaliser que sa maladie n’est rien d’autre qu’un retour à sa façon de se voir. Bien sûr les syndromes existent, et alors. Nous voulons résister, être plus fort que la vie, cela nous fait en même temps déployer des pouvoirs fabuleux. Nous n’évitons pas malgré tout le mouvement de la vie et de la mort. Nous créons ainsi l’orgueil d’être, sans entendre que l’orgueil appelle la dévalorisation. Nous avons presque plein pouvoir, c’est aussi l’amour, nos limites nous ramène à une impuissance, notre bien ne va pas sans mal. Regardons cet œuvre. Pour mieux la comprendre il convient de voir que si Dieu nous a crée à son image, il nous laisse peut être le soin de le voir en nous même. Pour cette raison la quatrième clé est de faire la différence entre qui nous croyons être et qui nous sommes réellement.

Il y a cinq ans de cela, j’ai réalisé combien il était illusoire de se baser sur ce que nous croyons, pensons, sentons…. Cette prise de conscience m’a amené à une traversée du désert, puis au renoncement de la course du devenir.

Depuis, ma vie est passionnante, je suis inondé par la conscience de l’être, chaque pas est un apprentissage, et chaque épreuve, une félicité.

Sachez que je ne me reconnais d’aucune religion, mais que je les reconnais toutes, car dans leur essence elles parlent de la même chose. Jésus, qui fait partie de ma culture biologique, nous parle de ce désert. Le désert, le silence, le vide fait peur à beaucoup. Nous l’étiquetons par tristesse, spleen … ce qui oblige notre métabolisme à nous maintenir dans la colère et la peur. Pourtant le vide est plénitude, le silence entend toutes les musiques, le désert est le commencement du renouveau, le vide reconnaît tous les espaces.

En quittant le jeu de l’identification, entre orgueil et dévalorisation, ou le jeu entre victime/bourreau/sauveur, nous livrons le seul combat qui, à mes yeux, en vaille la peine, celui qui consiste d’arrêter la quête au bonheur extérieur qui n’est rien d’autre que cette quête du Graal où tous les chevaliers sont immanquablement détruits.

Allez plus loin que nos croyances frivoles qui nous demandent aucune remise en question.

Voyez que ce lâcher-prise est plus qu’un simple “ne pas s’en faire”, “être zen”, se relaxer, ou même “être bien”. Comment le lâcher-prise pourrait-il correspondre à une action dirigée ou maîtrisée ? Ce Zen, cet état de relaxation profonde, ce Bien Être est déjà en chacun d’entre-nous, c’est notre essence et notre nature, il n’y a rien à acquérir pour cela. Nous créons notre identité sur une fixation et une cristallisation de nos pensées liées à une tentative d’évitement de notre vécu intérieur sur la base des émotions et des sensations passées qu’il nous faudrait ne plus ressentir.

Nous réduisons notre existence à une fonction de consommation, où tout nous est dû. Nous ne voyons pas que dans notre “rien” nous avons “tout”. Des livres entiers ont été écrits sur ce sujet. Et notre planète montre des signes d’épuisement de ressources. Il y a plusieurs années déjà, Alain Souchon chantait : « On est foutu on mange trop ! »

Avez-vous déjà vu un surfeur refuser la vague qui le porte ?

Vivre l’instant c’est laisser la vie chanter comme elle le fait à travers notre incarnation, est-ce que la flûte choisit ou contrôle l’œuvre qui va être jouée en elle ? Ainsi le lâcher-prise consiste aussi à accepter de s’effacer devant ce qui vient de soi, au moment où cela se passe. Comment ce lâcher-prise pourrait-il s’exercer si nous arrêtons ce qui doit ou ne peut être ? Notre mental alors doit nous embobiner dans des histoires explicatives ou des fausses raisons.

 

 

Nous sommes manipulés par notre cerveau !

À ce point de mon exposé, ayez bien à l’esprit que ce n’est pas parce que nous avons de la colère en nous-même que nous devons fracasser tout un chacun.

Ce n’est pas parce que nous sommes tristes que nous devons forcément verser toutes les larmes de notre corps.

Ce n’est pas parce que nous avons l’idée de devoir mourir que nous devons obligatoirement nous suicider.

Rares sont les gens qui ont le courage de constater ce qu’il se passe et qui se laissent explorer l’expression, la sensation, l’émotion et la pensée qui les habitent au moment où ils les vivent.

Je ne parle pas de fatalité, car puisqu’en refusant le courant de ma vie je crée comportements, croyances, identifications en rapport… à l’opposé, en acceptant le courant, je créerai aussi d’autres comportements, visions, identifications, etc.

Je suis alors, au courant de ma vie dans tous ces aspects au-delà de ceux que ma conscience du moment pourrait accepter.

 Par peur de nous voir en face, nous contrôlons nos pulsions sans les comprendre. 

 

Même si les coups du sort vont nous pousser à peut-être risquer le désert, nous préférons extérioriser la douleur plutôt qu’accueillir la réalité de son illusion dans notre théâtre intérieur. Cette réalité est une douleur bien plus intense dans sa vibration.

Pourtant, quand nous la laissons passer elle ne peut nous détruire. Je le sais, je l’ai expérimenté.

La loi humaine ou le jugement humain n’aide pas à se tourner vers soi, car il se borne à stopper et à obliger la pulsion à ne pas exister ou à être maîtrisée. Comprenez que ce domptage s’exerce dans l’acceptation et la démystification de ces informations et non dans leur barrage.

Dans son anti-gymnastique, Thérèse Bertherat, a remarqué les contrecoups de ce positionnement anti-nature jusque dans nos muscles (lire le repère du tigre). Notre planète est en état d’alerte, n’est-ce pas un autre signe de notre éloignement à notre propre nature profonde ?

Pour mieux comprendre ce que j’avance, méditez cette parabole :

Interdire une information en soit, c’est à dire un flux, une vibration, c’est devenir son propre gendarme, devenir son propre gendarme, c’est appeler son propre voleur.

Comprenez par cette image, comment notre vie dans la dualité crée la société, l’idée de soi et de l’autre, et aussi notre crise. Voyez aussi qu’elle nous oblige à revenir à ce que nous sommes vraiment. Adyashanti trouve notre époque fabuleuse, car nous nous trouvons, pour notre survie, dans une obligation à l’éveil.

Tout ceci est l’œuvre de l’amour, aussi vivre l’instant dans le fait d’être conscient de ce qu’il se passe demande d’accueillir avec honnêteté et ouverture d’esprit justement ce qu’il se passe. Cela revient à accepter ce qui se vit sans vouloir le changer ou l’éviter. À ce moment nous vivons l’instant dans toute son expression, sans inventer notre nous-même dans la réaction de ce que nous ne voulons pas en nous-même. Ceci constitue la première et la troisième clés.

Comprenez que si nous n’explorons pas la peur, la tristesse, la colère ou les idées pernicieuses ou égotiques qui se présentent jusqu’à la compréhension du “à quoi elles tiennent” nous obligeons notre biologie à nous mettre dans une réaction car la charge de stress est alors telle que notre cerveau ordonnera un lâcher-prise fictif pour baisser cette pression. De plus nous prenons faussement ce lâcher pour une victoire, car il nous donnera l’illusion de résister à l’impuissance et en plus nous appellerons cette force “nous-même”. La vie rit de nous voir réagir comme des forcenés afin de créer ce qui nous semble nous échapper : la vie. C’est la deuxième clé.

Le ver est dans le fruit, mais le ver est illusoire, ne l’oubliez pas.

 

Dans l’exploration de nos tensions intérieures que nous prenons comme force vitale utile à notre existence, nous pouvons réaliser que derrière ce que nous prenons pour vérité il y en a une autre, impalpable, insaisissable par notre mental et notre émotionnel inférieur. Nous pouvons “co-naître” cette vérité ou réalité dans l’acte d’abandonner l’image de notre identité : les traditions appellent cet acte le détachement qui s’opère dans un renoncement.

Comprenez que cet acte est bien plus qu’une idée, qu’un concept, il est une expérience dans une prise de conscience et un aboutissement. Cet acte est, je crois, à réitérer à chaque instant. Plusieurs Guru, comme Muktananda, ont de par leur chute, oublié cette facette.

Alors nous pouvons réaliser que la vie est le plus grand des professeurs, que l’amour contient la joie, la colère, la peur et la tristesse, que toute idée est le fruit de l’amour de l’être qui, dans un jeu de cache-cache, s’amuse à se conscientiser. Nous avons ainsi les deux dernières clés. 

Ce jeu peut être perçu dans cette métaphore :

Un jour, nous ne savons plus quand, l’eau est arrivée et mise dans des formes différentes, nous ne savons plus non plus par qui ou comment… Chaque eau glacée dans sa forme s’est reconnue dans cette forme, ainsi le “Je” a pris sa conscience et le “Non Je” par reflet a vu sa différence unifiante. Puis, nous ne savons plus pour quelle raison, l’électricité du congélateur à baissé, décongelant sensiblement l’eau dans les formes.

Au secours, cria chaque forme, qui dans l’intention de survivre à son image, à utiliser l’intelligence de vie pour trouver les moyens de rester refroidie dans sa forme qui a elle-même étiqueté ces moyens comme son identité.

Ainsi l’ignorance projette notre existence? Et nous cachons cette ignorance derrière de l’arrogance.

Et vous trouvez cela drôle ! A dit l’identité – lol ! C’est la crise a dit le glaçon. Brrrr !

Pourtant Bouda comme Einstein ont déclaré :

La forme n’est rien d’autre que du vide qui n’est rien d’autre que la forme.

 

Renvoi

Bien sûr, si j’écris un blog, si je participe à la demande d’Yvon, si je publie sur la croisée des blogs…. je cherche à acquérir de l’argent qui est une façon à répondre à mes besoins.

Bien sûr, j’ai besoin de manger – quoique des personnes ne mangent plus et vivent malgré tout,

Bien sûr, j’ai besoin d’un toit – quoiqu’Eckart Tolle a survécu presque deux années en dormant sur les bancs publics de divers parcs,

Bien sûr, je réponds aux besoins de mon incarnation,

Bien sûr que cette incarnation va disparaître.

Bien sûr je ne sais comment et l’agonie, peut être, sera rude ou pénible.

 

L’expérience reste, persiste et retourne comme chaque rivière et chaque fleuve à l’océan.

Chut ! Écoute la vague du mouvement, entre ce mouvement – juste la profondeur immense, le silence et le vide. 

Mais j’aimerais finir sur une chute plus dans notre mode.

Yvon a demandé d’écrire cinq tuyaux dans notre thématique, j’ai changé le pratique tuyau, en plus poétique, clé. Pour cette chute sans chut, je vais revenir au mot tuyau et m’inspirer d’un livre dont je ne me souviens plus du nom et qui m’a beaucoup amusé.

Ce livre parlait d’une femme qui par défi et désir, avait expérimenté la possibilité d’uriner comme les garçons, en se plaçant un tuyau dans un trou que je n’ai pas.

Son tuyau fonctionnait bien, paraît-il. Elle poussa même le défi de surpasser cette possibilité masculine, à pouvoir soulager sa vessie quand elle dormait au cœur des bois, dans une tente. Cette personne raconte que le problème est alors double :

1/ Il convient de bien choisir la pente du terrain où la tente est plantée.

Nous pouvons comprendre. La remontée réveille.

2/ Les tuyaux ont une mémoire des nœuds.

Ainsi, gare au remballage.

L’arroseur arrosé.

Vous voulez un sixième tuyau, ou clé ?

Laissez passer toutes les informations que vos vécus émotionnels pourraient retenir.

Il n’y a pas que les tuyaux qui ont la mémoire des nœuds.

Les nœuds de notre mémoire sont tous les aspects, caractéristiques et informations perçus par nos cinq sens et que notre psyché au jour de notre conscience, a refusé. Dans ce refus elle a poussé notre mental à nous protéger en inventant des conclusions mal fondées et fausses. C’est une des raisons du tordu de notre société ou « syfilisation ».

Mais à force d’être l’arroseur arrosé, nous avons la possibilité d’obtenir un sixième sens.

Peut être celui qui nous mènera à la sagesse avant notre suicide désorganisé, notre liberté va jusque là. La découverte de notre paix a peut être un prix.

Comprenez combien l’amour est vivant.

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs « Echanges de compétences » organisé par le blog Copywriting Pratique. Si vous avez lu cet article, à combien l’évalueriez-vous sur 5 ? Cliquez sur la note de votre choix : 012345

 

 

Om sweet home 

 

17 commentaires pour Cinq clés pour sortir de la crise.

  1. Sylvie @ VotreBlogPro 31/05/2012 à 8:23 #

    Bonsoir Didier,

    Woaw, quel article ! Magnifique ta façon d’écrire !

    Tes mots m’ont vraiment touchée car j’avais l’impression
    de me lire, en fait !

    Tout ce que tu dis est tellement vrai et je suis contente
    que tu puisses, au contraire de moi, mettre des mots
    sur de telles pensées.

    Je partage ton article avec tous mes amis qui, quelquefois,
    ne comprennent pas vraiment tout ce que je leur dis.

    Je reviendrai souvent sur ton blog car cela m’a fait vraiment
    du bien de te lire. Merci à toi !

    Et petit clin d’oeil, je suis entièrement d’accord avec
    sylvianne au sujet de la couleur verte. Penses à nos pauvres
    yeux ! (le noir porte bonheur dans d’autres pays que le nôtre !)

    A bientôt et bonne continuation.

    Sylvie

    P.S. : Je n’ai pas oubliée de voter.

  2. Philippe@repartirplusfort.com 30/05/2012 à 7:02 #

    Salut Didier…

    Je t’avais promis de venir faire un tour sur ton blog et de lire ton (long) article…
    Alors , comme d’habitude c’est du dense!!! Faut s’accrocher et on sait que ce ne sera pas léger.
    … c’est un peu comme le cinéma d’auteur… soit on rentre dans l’énergie et on se laisse transporter… soit on est dans un jour de fatigue et alors on ne peut accepter que les séries B. Clairement tu n’écris pas de la série B…ce qui implique que pour te rencontrer on doit être plein d’énergie et de disponibilité…
    …J’ai apprécié de me sentir si proche de ton énergie…malgré nos différences manifestes!!! ;)…j’ai pas tout saisi non plus…à digérer cher JP Sartre!!!

    A bientôt,

    Phil

  3. Rosie 30/05/2012 à 7:05 #

    J’ai lu cet article plusieurs fois; avec ma tête et avec mes tripes, et comme les 2 n’allaient pas toujours à la même vitesse j’ai souvent repris certains passages. C’est assurément du concentré d’information, du genre qui a besoin d’infuser.
    Je n’ai pas été au bout de la première lecture, pas le temps, trop de trucs à faire, trop compliqué: » sois plus clair Didier, on dirait du Sartre ». Et puis je l’ai repris et repris et les mots m’ont parlés.
    Je l’ai relu une xéme fois ce matin, et le soleil, le camaïeu de verts de mon jardin et l’eau tranquille me renvoient une plénitude, un espace temps infini … ( moi qui court toujours après le temps)

    Hier, le même jardin, le même soleil et la même eau bleue mais j’étais nulle, incompétente et désespérément à la bourre!
    Merci Didier

  4. Mariedo Ado Mode D'emploi 29/05/2012 à 7:16 #

    Coucou Didier,

    Je découvre ton blog, mais il est vrai que sans l’événement de Yvon, je l’avoue, je ne
    serais jamais venu sur ton blog, car il est vrai que je ne prends pas le temps de lire
    des articles comme le tien, peut être parce qu’ils me font me poser beaucoup de
    questions et m’interroger sur moi même et je me trouve toujours comme excuse de ne
    pas en avoir le temps.
    En tout cas j’ai beaucoup aimé cet article que j’ai pris le temps de parcourir.
    Bonne soirée
    Marie-Do

    • Didier 29/05/2012 à 7:32 #

      Merci Marie-Do. Pour les questions ce n’est pas le plus important ni le plus dur. Ce sont les réponses. Pourtant quand tu poses une question, l’univers, d’une façon ou d’une autre, te répond toujours. Si la réponse est difficile pour le mental/émotionnel, arriver à le laisser passer fait que la question posée en valait la peine. Je penserai à toi à mon réveil. Sur la route des blogs.

  5. Gabriel 24/05/2012 à 4:08 #

    Cet article est vraiment riche !
    J’ai l’impression qu’il y a tout ce que je devrais avoir en tête à chaque moment de la journée, de la vie pour ne pas oublier que chaque expérience que l’on peut considérer comme bonne ou mauvaise au premier abord est un enrichissement, si elle est acceptée.
    Je garde l’article de côté pour le relire de temps à autre, merci !
    Bises.

  6. hannah@technique Tipi 24/05/2012 à 11:52 #

    Bonjour Didier,
    Je ne suis pas très notes mais j’ai accepté de jouer le jeu avec Yvon et je t’ai mis la note maximale parce que, d’une part, je partage tes vues et de l’autre, parce que ton article est exceptionnel. On vit très peu en 2012. On crée constamment notre univers extérieur à partir de notre univers intérieur sans même imaginer le tour de passe-passe. Tous le disent mais s’apercevoir dans notre propre vie à quel moment nous faisons cela, c’est du grand art!

    • Didier 25/05/2012 à 3:54 #

      Bonjour Hannah, Je te remercie de ta belle appréciation, cela me fait un plaisir chaud. Pour l’art, j’appelle cela l’art de vivre, une vie vaut bien pour l’apprendre. C’est un voyage.
      Bien à toi et au plaisir, ici ou sur ton blog.
      Didier

  7. Anne 22/05/2012 à 9:44 #

    Déjà tout un chemin parcouru dans le monde intérieur, riche en apprentissages et que tu nous partages avec ton honnêteté et générosité du coeur. .Un article à lire et prendre le temps d’intégrer des bases fondamentales qui ressortent de ton vécu ;iAccueillir, oui en fait accepter ce qui nous arrive et transformer ce qui ne va pas, la loi de causes et conséquences dans l’Univers, le pouvoir de nos pensées et de nos comportements, la conscience, la responsabilité de l’Etre Humain, la travail à l’intérieur, les forces négatives et les illusions, la paix intérieure et la notion du vide….; il y a encore quelques incompréhensions qui sont appelées à mûrir car la vie est un cheminement infini… , Prendre soin de son âme, grandir dans la Foi, se repentir et demander pardo,n dire merci , sont des clés essentielles. La réalité, c’est vivre dans la joie et la santé. A tous, bon chemin.

  8. Didier 21/05/2012 à 5:24 #

    Bonjour Didier,

    Wahouuu !! Dis donc, quand tu te mets au clavier, c’est pas pour faire de la figuration 😉

    J’avoue m’être un peu perdu dans l’abondance et la richesse de tes propos, mais nul doute que tu maîtrises ton sujet.

    J’ai surtout retenu que nous sommes continuellement manipulés par notre cerveau et je te rejoins entièrement sur ce point 🙂

    Au plaisir ,

    Didier ( à voté )

    • Didier 21/05/2012 à 10:23 #

      Bonjour Didier – Merci pour ton chaleureux commentaire et ton vote. Oui, l’article est fouillé, normalement mes articles sont courts et diversifiés – (mais celui-ci était pour te faire travailler la mémoire (lol). De plus comprendre « dans quoi nous sommes pris » demande une compréhension intellectuelle et émotionnelle. Dans la manipulation du cerveau il y a tout un monde à observer à l’intérieur de soi. Pour moi c’est observer la vie dans son espace biologique. C’est fascinant et très enrichissant.
      Miroir de prénom.

  9. J’ai apprécié les explications métaphysiques que tu exposes par rapport à cette crise. Je suis convaincu que c’est en réalité le terreau qui permettra à la conscience de fleurir en chacun de nous !
    PS : je suis d’accord avec Sylviane, le vert + les petits caractères demandent beaucoup de motivation pour lire jusqu’au bout.

    • Didier 16/05/2012 à 7:41 #

      Merci Patricia. J’aime bien l’idée du terreau et la conscience est une jolie fleur en chacun de nous. Pour la couleur, j’ai changé le dernier article. Merci de votre remarque Sylviane et toi.

  10. sylviane 16/05/2012 à 8:12 #

    Bonjour

    J’arrive sur ton blog grâce à Yvon et j’y reviendrai car tout ce dont tu parles « me parle » si je peux dire.

    Je viens d’avoir 68 ans et même si j’ai connu les 30 glorieuses, des crises il y en a eu et il y en aura toujours, hélas tant que l’Homme n’aura pas compris qu’il est l’artisan de son propre malheur.

    J’ai connu des crises très graves dans ma vie mais aujourd’hui (et après un long travail sur moi) je sais qu’elles étaient nécessaires à ma croissance

    Une petite remarque la couleur verte que j’adore est vraiment fatigante pour les yeux

    Je reviendrai sur ton blog et ai voté pour lui

    • Didier 16/05/2012 à 8:19 #

      Merci beaucoup Sylviane de ton passage et de ton échange. Je prends en compte la couleur verte pour tes yeux, et je voulais faire une statistique dessus justement. Mais écrire en noir, bof ! Ton blog est dans mon agenda, à plus. Didier

      • sylviane 16/05/2012 à 8:40 #

        Tu es comme moi je n’aime pas le noir mais tous les conseils de pros la recommandent et crois-moi j’en ai fait l’expérience sur mes blogs les gens n’aimaient pas.

        Je vais voir si je te trouve la video d’un pro qui en parle justement

        Si tu as le temps vas voter pour moi pour l’intuition

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