Concours, le mot n’est pas la chose, certes ! Mais sur quoi se construit donc notre réalité ?

La Programmation Neuro Linguistique, exprime l’aphorisme suivant : “la carte n’est pas le territoire”.

Combien d’entre nous ont-ils remarqué, qu’après avoir bien regardé une carte, se diriger sur le dit terrain pouvait être une autre paire de manche.

Cette phrase venue d’Alfred Korzybski, fondateur de la sémantique générale, signifie que ce qui est représenté ne peut être ce qui est.

Pourquoi ? Par ce que notre système nerveux va interposer entre nos yeux et l’image, ses propres représentations, conclusions, croyances… en un mot, associations ou vérités. Le mot est lâché. 

Qui ou quoi donne le sens ?

Avant de laisser glisser ma plume sur cette page virtuelle, je vous convie via trois vidéos à une petite expérience. 

Trois choix :

Avez-vous le temps ?Oui, je vous en prie…suivez le guide

Non ? Deux alternatives : revenir, ou passer les vidéos.

A votre guise.

La carte n’est pas le territoire – introduction et première expérience.

 

 

A savoir : notre système nerveux a étiqueté les éléments de notre connu. Puis, il les a répertoriés, classés, associés au besoin de notre conscient et de notre inconscient. Il leur a donné le sens de nos associations non conscientes.

 

La carte n’est pas le territoire – 2ème expérience.

Voir à partir de l’état sans états.



A savoir : nos états d’âme vont influencer et manipuler notre vision des choses comme notre façon de les utiliser. L’état sans états correspond à l’espace en nous, où notre système nerveux ne règle plus la circulation de par ses lois associatives dictées par le jeu entre l’émotionnel et ce qui pourrait être considéré comme son opposé: le rationnel.

 

La carte n’est pas le territoire – 3ème expérience.

Le mot n’est pas l’objet.



 

 

A savoir : après avoir répété plusieurs fois cet exercice, j’ai pris conscience, un moment donné, combien je voyais toutes choses à partir de ma liste associative et expérientielle, en gros, mon conditionnement. J’ai réalisé combien cette vision était faussée ou décalée et combien ce phénomène influençait ma compréhension du monde et de moi-même.

Bien entendu, pour ne pas devenir fou, j’ai supposé qu’il en était de même pour vous. Racontez-moi.

Appréhender le monde à partir du vide et du silence, ne change en rien la matérialisation elle-même, mais plutôt le rapport que nous entretenons avec celle-ci.

La grande difficulté est de dépasser la peur et la dualité qui nous font entretenir le besoin de se ranger sur le conditionnement bien sage mais manquant de sagesse car elle vient parfois après, de notre système nerveux.

 


Mais que fait la police ?

De par son intérêt en rapport à cet article, je me permets de plagier Wikipédia (original avec liens complémentaires, ici)

“ Dans la mythologie grecque, Chaos (en grec ancien Χαος / Khaos, littéralement « Faille, Béance », du verbe χαινω / kainô, « béer, être grand ouvert ») est l’élément primordial de la théogonie hésiodique.

Théogonie

Selon Hésiode, il précède non seulement l’origine du monde, mais celle des dieux. Chaos précède ainsi Gaïa (la Terre), Eros (l’Amour), le Tartare (les Enfers), l’Erèbe (les ténèbres des Enfers) et Nyx (la Nuit).

« Donc, au commencement, fut Chaos, et puis la Terre au vaste sein, siège inébranlable de tous les immortels qui habitent les sommets du neigeux Olympe, et le Tartare sombre dans les profondeurs de la vaste terre, et puis Amour, le plus beau des immortels, qui baigne de sa langueur et les dieux et les hommes, dompte les cœurs et triomphe des plus sages vouloirs. De Chaos naquirent l’Érèbe et la sombre Nuit. De la Nuit, l’Ether et le Jour naquirent, fruits des amours avec l’Érèbe. À son tour, Gaïa engendra d’abord son égal en grandeur, le Ciel étoilé qui devait la couvrir de sa voûte étoilée et servir de demeure éternelle aux Dieux bienheureux. Puis elle engendra les hautes Montagnes, retraites des divines nymphes cachées dans leurs vallées heureuses. Sans l’aide d’Amour, elle produisit la Mer au sein stérile, aux flots furieux qui s’agitent. » (Hésiode).

Dès le début de son récit, Hésiode énumère des divinités correspondant à chaque élément que l’homme rencontre. Il commence par les éléments primordiaux : la Terre, le Ciel étoilé, les hautes Montagnes, la Mer.”

La vision psycho-quantique de Stephen Wolinsky.

Ce que nous retenons, ne serait-ce qu’en psychologie quantique, réside dans le fait que beaucoup d’entre nous ne gardent de cette organisation que la forme, c’est-à-dire : Terre, sommets des montagnes, profondeur des mers ou immensité du ciel, puis toutes les croyances qui aident à donner un sens, une compréhension a ce qui est vu, entendu, goûté et expérimenté ou rencontré.

En clair, nous retenons dans ce “ Donc au commencement, fut Chaos”, le chaos en tant qu’idée de désorganisation, de néant ou d’inexistence, sur laquelle notre réactif se bâtit, pendant que la matière ou matrice créatrice de toute chose attends notre reconnaissance. La non-dualité se retrouve ainsi dans la dualité. Il est fort intéressant que selon Hésiode, le Chaos précède non seulement l’origine du monde mais celle aussi des Dieux.

Ici, j’aimerais soumettre à votre imaginaire, la question suivante : est-ce que les Dieux seraient une invention de notre cerveau afin de nous préserver de notre peur de l’immensité et de notre origine ?

Notre système nerveux doit, pour notre égo, organiser le chaos.

Pour survivre, notre dimension biologique a besoin de pouvoir appréhender, comprendre et utiliser notre environnement.

Qu’est-ce qui va nous permettre de le faire ?

Est-ce notre environnement qui nous dit : “voilà, je suis comme cela. Avec moi, tu peux faire telle action et pas celle-ci.” Conviendrez-vous que, non pas exactement ?

De génération en génération, déjà à partir du sein du ventre de notre mère, puis du cours de notre éducation et du comment nous allons vérifier les paramètres parentaux ou hiérarchiques à travers nos expériences personnelles, nous allons forger nos images associatives de notre environnement comme de nous-même.

Nous l’appelons notre conditionnement.

Mais dites-moi. Comment ont fait Adam et Eve ?

Réponse imaginaire mais censé : système D.

Ils se sont fait leur propre idée. C’est bien pour cette raison, que grande barbe les a mis à la porte, non ?

Nous, nous avons continué, continué à quoi ? Eh bien, à nous faire notre propre idée, suivant nos propres expériences : rejeter ce qui nous procure du mal, revenir dessus parce que nous en avions besoin, soigner ce qui nous semblait nous faire du bien, régler ce qui nous apparaissait dangereux… Nous faire notre propre idée en tenant compte de notre besoin de l’autre, de son amour, de son soin, de ses idées et du besoin de se conformer ou de se soumettre comme du besoin de se rebeller pour avoir un peu de personnalité. En bref, notre cerveau de par la réaction à l’environnement comme de sa lecture nous fait tirer des conclusions et jouer avec, ou c’est elles qui jouent avec nous ! En plus, il y a des conclusions que nous pouvons conscientiser, et d’autres non.

Je ne m’étendrai pas maintenant sur ce vaste sujet, mais il m’est clair que toute conclusion est fausse, puisqu’elle est le fruit de notre subjectivité et de notre représentation associative des éléments. Aussi une conclusion peut toujours être réinitialisée, une expérience réitérée, une croyance défiée, une vision ajustée.

Encore faut-il avoir le cran de débloquer le verrou neural, en acceptant d’aller du connu à l’inconnu. Ce qui revient à dire : pénétrer et s’émerveiller du mystère en se sentant devant, parfois tout petit et parfois tout grand.

Qu’est-ce que la réalité ?

Il m’est tout à fait clair aussi que le bon sens et la combinaison alignés entre l’instinct et l’intuition voir l’inspiration peuvent être importants dans la justesse de notre contact au réel. Mais dites-moi, c’est quoi le réel ? Ce que nous voyons dans la dimension extérieure ? Ah, d’accord, mais comment et à partir de quoi ces objets sont crées ? Et pourquoi nous aurions la suprématie de la vision par rapport à la mouche, par exemple, qui voit différemment les mêmes choses ? Ce que je veux dire, si nous avions la capacité de voir la vie qui fait vibrer et anime l’objet regardé, plutôt que de voir l’utilité ou l’intérêt que nous pouvons en tirer, ou encore de voir ces deux possibilités coïncider, qu’elle serait, à votre avis notre expérience ? Et encore autre chose, quel serait l’expérience de l’objet ? Un objet n’a pas d’expérience ? En êtes-vous si sûr ?

Peut-être que la réalité réside dans le comment nous allons laisser l’objet dans sa dimension extérieure. C’est-à-dire comme il est et non comme nous désirons qu’il soit. Cela demande beaucoup de discernement et de lucidité. De ce fait, il m’a semblé plus intéressant de traiter le sujet proposé par Pierre Raynaud en donnant quelques pistes sur la façon dont notre système nerveux s’approprie l’extérieur, plutôt que d’exposer plusieurs exemples. Maintenant, cela me semble aussi fort utile et intéressant, du comment je bois un vin de par son étiquette, ou combien nous nous laissons abuser par nos conditionnements.

Je vais peut-être, par ce hors sujet, en perdre la réalité de près de 1200 euros via un stage.

Ciel ma mère ! Cela m’apprendra à préférer le vide…poche.

Ceci dit, je veux bien redescendre sur terre,

je désire aussi garder ma tête et mon cœur, dans l’immensité et dans le jeu suave du doux et du dur, du concret à l’abstrait, de l’existant à l’inexistant, du connu au non-connu.

 

Maintenant encore, je suis persuadé que vous savez bien que les contrôles radars sont faits pour nous préserver des accidents, que si les herbes naturelles comme l’ortie ont été retirées de la vente (purin d’ortie), c’est évidemment qu’ils étaient néfastes et qu’un tapis ne se cloue jamais au mûr à part chez les Barbares. Je suis persuadé que vous osez pour votre juste jugement, assumer l’expérience de la solitude ou de la joie du non connu dans la confiance de ce qui vous anime.


« Cet article a été écrit dans le cadre de ma participation au concours : le mot n’est pas la chose, organisé par Pierre Raynaud et son équipe. Pour en savoir plus consultez le blog de Pierre Raynaud http://pierreraynaud.com/ ou le site des activités du groupe http://strategies-et-influence.com/  »

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