Du vide à l’action et retour au vide. (7.3)

Cet article est le troisième de l’événement :

« Agir ? Réagir ? Mais qui ou qui agit ou réagit ? ».

 

Cet événement offrira en lecture, 7 articles dont chacun mènera à une partie d’un huitième, l’article caché, soit 7 parties.

 

Là débute le double jeu de cet événement. Une phrase dans chacun des 7 articles vous attend. Elle est facile à trouver car elle n’a rien à voir avec le texte. Cette phrase est à la fois un thème (« le t’aime-sourire ») pour les blogueurs ou écrivains qui voudront participer à un e-book d’articles humoristiques, et un moyen pour toutes et tous, d’accéder à l’article caché. Comment ? En trouvant le ou les mots liens, il peut y en avoir un ou deux à chaque « thème-sourire ». Les mots liens vous mèneront aussi à des mots-clés, là arrivent les cadeaux dans ce jeu.

 

 

Pour connaître les règles du jeu “les mots vous sourient” en un clique.

 

Pour connaître l’événement pour les blogueurs en un clique.


 

Et maintenant place au troisième article.

Vidéo une sur sept de What the bleep do we know.

Vous la trouverez ici, si vous désirez la visionner maintenant, et en bas du texte, si vous désirez le lire avant.

Comment lâcher prise ?

Il y a quelques années, après avoir vu ce film dans son entièreté, j’ai vécu une histoire étonnante. Pendant toute une journée et une nuit, je fus envahi de l’impression du tout possible. Non pas que tout m’était possible, mais que cette faculté traversait toute vie, dont la mienne. Ma femme, sans que je lui dise, a perçu en moi cette expérience qui a fondu sous le souffle de ma peur dans l’éther du matin suivant. Pas ma femme, bien sûr !

Cette deuxième expérience m’a montré combien je me condamnais à errer sans fin dans mon irréalité concrétisée, combien je poussais mes actions à créer ma réalité, sans savoir que cette réalité s’appuie sur des expériences réelles, symboliques ou virtuelles mais passées et en plus que je ne veux ressentir. Ainsi je me préservais d’un avenir en relation avec un passé rejeté. Entre les deux, le présent ne fait pas cure.

 

Quelle chanson aurait pu écrire et chanter Carla Bruni quand son petit homme lui a retenu un étage de la clinique de la Muette pour accoucher ?

http://www.staragora.com/news/accouchement-carla-bruni-la-muette-est-sur-le-pied-de-guerre/432994

A la suite d’un premier article sur le thème d’un “faut-il penser avant d’agir”. J’ai décidé d’ouvrir un dossier sur le sujet agir ou réagir. L’exposé commenté des 7 vidéos de What the bleep do we know, en fait partie.

Voici celui qui ouvre le bal. En amuse bouche, vous trouverez en premier avec en bleu italique des éléments de l’exposé tiré du film et à la suite, en gris, mon commentaire en rapport. Ces éléments ne suivent pas le fil de la vidéo, que vous trouverez à la suite, en dessert.

Au commencement il y avait le vide, regorgeant de possibilités infinies dont vous faites partie.

www.astrofiles.net

Imaginez une page blanche. La page blanche accueille toute écriture, toute couleur. Les mots ne peuvent exister sans leur support, page blanche ou beige, mûr, tableau noir, peu importe. La page blanche quant à elle, il lui importe peu d’avoir une écriture ou non, elle reste une page, blanche, qu’elle soit écrite ou non.

Le vide subît notre ignorance. Nous l’avons étiqueté de nos manques (tristesse, dévalorisation, échec…), comme de nos peurs (inquiétude, impuissance, néant…). Il est pourtant le costume comme le fondement de toute chose quand on le voit dans sa transparence.

Il est dit que toute forme revient au vide et que le vide se transforme éventuellement en une forme. La diversité du vide, dans sa multitude de vies, nous offre l’éclat de sa beauté dans un exposé quasi renouvelé et éphémère.

Peter Brooks, homme renommé de théâtre à écrit un livre dont le titre est “l’espace vide”. En 1962, il crée à Londres le Roi Lear de Shakespeare, avec la Royal Shakespeare Company et décide alors de renoncer au décor pour œuvrer à développer l’imaginaire du spectateur.

Jouer dans un espace vide ouvre des compréhensions insoupçonnées en ce qui concerne la capacité d’invention de l’imaginaire. Je l’ai moi-même expérimenté en dirigeant un acteur lors d’une improvisation. Laurent devait traverser un jardin. Dans son déplacement, je percevais le jardin, les arbres, les fleurs jusqu’aux odeurs, quand à un moment je le vois traverser un pont. Je l’arrête pour lui demander s’il traversait bien un pont de bois. Il me répondit que oui. Je lui ai alors appris qu’il avait oublié quelque chose. Quand il me demanda ce qu’il avait oublié et que je lui ai dit :

« je n’entends pas le bruit de tes pas ! « 

C’est normal” me dit-il,

je n’y ai pas pensé”.

Qu’elle est l’essence de nos pensées ?

L’exemple est encore renforcé par le fait divers qui raconte comment un homme qui se trouvait dans un wagon frigorifique a raconté sur un petit carnet, avec moultes détails, sa mort par frigorification. A la suite, les policiers s’apercevront que l’électricité du wagon n’était pas branchée.

Plusieurs exemples de la sorte m’ont montré comment la pensée peut, en partant du rien, créer une réalité sortie du néant de l’imaginaire.

Apprendre le lâcher prise

Qu’est-ce que la réalité ?

Ce que je pensais être irréel commence à devenir plus vraisemblable que ce que je pensais être réel, et me semble maintenant irréel. C’est inexplicable. Si on passe trop de temps à essayer de l’expliquer, on s’empêtre pour toujours dans le mystère.

Le phénomène va encore plus loin. A plusieurs reprises, lors de séances de la thérapie méditative que je pratique, et ce avec différentes personnes, nous avons constaté une sorte de flottement cellulaire. C’est comme si nos corps s’évaporaient ou laissaient voir le vide entre les cellules. J’ajoute à ces faits, certes incroyables, les dires d’un de mes professeurs. Il était médecin. Son récit expose le constat suivant :

« Imaginez une cellule avec sa membrane cellulaire et son noyau.

Sachez que, l’espace vide compris entre ce noyau et cette membrane cellulaire, correspond proportionnellement à l’espace vide compris entre un ballon de foot posé au milieu d’un stade (le noyau) et l’enceinte de ce même stade (la membrane) ».

Cette image permet de mieux réaliser, l’importance du vide.

Non je ne suis pas fou. Mais si je cherche à expliquer ces expériences vécues avec des personnes différentes et ne se connaissant pas, alors là, oui, je risque de le devenir.

En psychologie quantique, il est énoncé clairement que la matière n’est rien d’autre que du vide densifié.

Tout pour être heureux.

Qui sommes-nous ?

D’où venons-nous ?

Que devons-nous faire ?

Où allons-nous ?

Pourquoi sommes-nous sur terre ?

C’est la question fondamentale ?

Je ne pense pas que le “pourquoi nous sommes sur terre” soit la question fondamentale. Elle peut certes adoucir la souffrance par le sens qu’elle y apporte.

Le “qui nous sommes” est beaucoup plus fondamental, car cette question porte le sentier vers soi en elle-même.

Ce sont des questions portant précisément sur notre perception du monde. Y a t-il une différence entre notre perception du monde et sa réalité ?

Cette question ne se tient pas à la seule perception du monde, mais aussi à la perception de nous-mêmes.

D’où tirons-nous cette perception ?

Pourquoi recréons-nous tout le temps la même réalité ?

Pourquoi nous avons toujours les mêmes relations ?

Pourquoi avons-nous toujours le même genre de travail ?

– Comment se fait-il que dans le flot des possibilités qui nous entourent,

nous recréions toujours la même réalité ?

N’est-il pas surprenant qu’il existe des options et des possibilités

dont nous sommes inconscients ?

Se peut-il que nous soyons conditionnés dans notre existence, dans nos habitudes, au point que nous n’exerçons aucun contrôle sur notre vie ?

– Nous croyons que le monde extérieur est plus réel que notre univers intime.

– Mais ce nouveau modèle scientifique affirme l’inverse,

Il dit que notre univers intime définit ce qui survient en dehors de nous.

L’observation de notre conditionnement nous entraîne sur des découvertes passionnantes, une fois passé la déconfiture de l’égo de part sa déception de ne pouvoir contrôler l’immensité que nous pouvons indifféremment appeler la vie, Dieu, le silence, le vide, l’amour, le néant, nous… Observer, disais-je ce conditionnement qui nous pousse dans des actions non volontaires et normalisées par notre paradigme, nous fait découvrir la magnifique orchestration intelligente de la vie. C’est tout simplement époustouflant. Quand on accepte ce qui se fait, ce que je nomme dans mes accompagnements, la voie du non faire, il suffit de se laisser porter par ce qui se fait en nous, quand l’extérieur de nous-mêmes est prêt à l’accueillir : la correspondance dans l’unité qui est peut-être le cœur pur de la loi d’attraction.

www.astrofiles.net

Vivre l’instant, cet instant ou l’extérieur s’aligne avec l’intérieur.

Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui se passe dehors et dedans.

Il n’existe pas de “dehors” distinct de ce qui arrive “dedans”- Toutes les réalités existent-elles simultanément ?

L’intelligence universelle qui nous anime est bien plus large et plus complète que l’intelligence personnelle. Nous ne pouvons la contenir car nous sommes contenus par elle. Un de mes articles futurs parlera du comment le trauma de notre pseudo-séparation nous pousse à aller nous chercher à l’extérieur de nous-mêmes – ce qui crée notre monde – et à rejeter notre origine intérieure – ce qui crée nos conflits. Ces dits conflits qui sont, pour notre survie, un moteur créant la ligne du temps et la densité spatiale musculaire (la mémoire cellulaire).

En rejetant notre origine, nous créons la survie dans notre monde, premier tout du voyage de la conscience individuelle. Et dans celle-ci, nous avons besoin, pour la survie, d’une identité avec ses repères, ses croyances, ses visions, ses injonctions, ses désirs…

Le cerveau ne fait pas la différence entre ce que l’on voit et ce dont on se souvient.

Le cerveau agit de telle sorte qu’on ne voit que ce qui nous paraît possible. Nous le comparons à des modèles existants et qui ont été stockés. Il y a une belle histoire que je crois véridique. Lorsque les indiens, la population indigène d’Amérique, virent approcher la flottille de Colomb, ils ne la remarquèrent pas. Ils n’avaient jamais rien vu de pareil. Ils ne pouvaient pas la voir.

Soi le bienvenu.

Dans ce voyage de la conscience individuelle que je vois comme le jeu où Dieu s’oublie, expérimente, se ment et va jusqu’à créer une diversité dualiste parfois dramatique pour un moment se reconnaître, nous cheminons, chacun d’entre nous, dans la pénombre où la paix semble se perdre par le nombre. Nous activons par notre errance les éléments qui forgeront à la découverte de notre unité, l’émerveillement de n’avoir jamais cessé d’être un.

Dans cette vie où l’ennemi n’existe réellement pas, la pénombre nous pousse à sauvegarder notre identité à nous entre-déchirer.

Chaque époque se base sur des hypothèses spécifiques. La terre est plate, la terre est ronde, etc… Il y a des centaines d’assomptions cachées qui sont vraies ou fausses. La plupart du temps, l’histoire les prouve erronées. Si on se laisse guider par l’histoire, bien des choses qui paraissent évidentes s’avèrent inexactes. Nous sommes souvent empêtrés dans ces principes sans le savoir. C’est notre paradigme.

Bien des hommes ont été tués parce qu’ils avançaient ce qu’un bon nombre ne pouvaient concevoir. Après coup, et pour comprendre le phénomène, il est intéressant de s’en demander la raison. Ce film nous donne des pistes d’éclairement.

Ainsi,

Si on connecte le cerveau d’un sujet à un scanographe TEP, et qu’on lui demande d’observer un objet déterminé, certaines zones du cerveau s’illuminent. Si on lui demande ensuite d’imaginer le même objet les yeux fermés, les mêmes zones du cerveau s’illuminent, comme s’il le regardait vraiment. Les chercheurs se sont demandés : qui voit, alors ? Regardons-nous avec notre cerveau ou avec nos yeux ? Et qu’est-ce que la réalité ? Ce que nous voyons avec notre cerveau ou ce que nous voyons avec nos yeux ?

Le cerveau ne fait pas la différence entre ce qu’il voit et ce dont il se souvient. Les mêmes réseaux neuraux sont activés. La question est donc : qu’est-ce que la réalité ?

Depuis mon âge tendre, j’ai la conviction absolue que notre, et je dis bien notre, réalité commence dans ce que nous vivons intérieurement. C’est bien plus concret que ce que nous voyons puisque ce que nous voyons est la projection de ce que nous gardons.

Quand nous osons contacter la réalité inconsciente où nous arrêtons notre perception, que nous la constatons et que nous laissons la prise de conscience s’élargir, nous pouvons, si l’ouverture est là, réaliser ce qu’est la réalité “supérieure”.

Pour se faire, nous devons oser nous abandonner à la grandeur en lui offrant, dans un pur désintéressement, l’ultime de notre création : l’égo.

Comme cet égo se construit sur la résistance au tout pour concrétiser son petit un,

nous créons la réalité. Nous sommes des machines créatrices de réalité. Nous voyons toujours une chose après son reflet dans le miroir de la mémoire.

Quant à savoir si nous vivons dans une illusion, impossible d’y répondre. C’est un problème philosophique qu’il faut aborder scientifiquement, car nous sommes toujours l’observateur. Nous sommes limités par ce qui pénètre dans le cerveau et qui nous permet de voir ce que nous faisons. Il est donc imaginable que tout soit une illusion et que nous ne puissions pas voir ce qui existe réellement.

Conscient et inconscient.

Est-ce notre peur qui nous porterait à aborder le problème de notre vie dans l’illusion ? Je le crois. Je crois aussi que cette peur a l’avantage de nous inciter à préciser notre observation. Quand celle-ci se passe avec une obligation d’éviter des informations internes jugées inconsciemment dangereuses, nous courrons à l’erreur où l’impardonnable nous obligera par retour à la préciser encore. Quand cette observation s’applique à entendre les détails infinis de la création silencieuse, l’illumination se fait dans ce qu’aujourd’hui j’imagine être un alignement magique entre intuition, instinct et inspiration.

Pour nous perdre un peu plus, afin de nous aider à nous retrouver, nous sommes bombardés d’une quantité énorme d’informations. Elles pénètrent dans notre corps et sont traitées par nos organes sensoriels. Elles sont filtrées et, à chaque étape, nous en éliminons une partie. Ce qui pénètre finalement dans notre conscience est ce qui nous sera le plus utile.(le plus utile à notre survie, à ce que nous prenons pour nous et ce qui est plus utile à l’intelligence inter-personnelle qui nous guide).Le cerveau traite 400 milliards de bits par seconde, mais nous ne sommes conscients que de 2000 bits, qui informent sur notre environnement, notre corps et la temporalité.

Si le cerveau traite 400 milliards de bits d’information, mais que nous n’en sommes conscients que de 2000, le reste de la réalité pénètre quand même notre cerveau. Mais nous ne l’intégrons pas.

Là j’ai un doute, et ma question est la suivante, qu’elle est le “nous” qui ne l’intègre pas où qui n’en a pas trace ?

Sommes-nous tous un mystère ? Sommes-nous tous une énigme ?

Oui nous le sommes sûrement.

La psychologie quantique stipule que toute chose est constituée d’une seule et même substance : le vide.

Le vide en lui-même est-il un mystère ? Oui, pour notre système nerveux, à qui notre survie demande d’y apporter du sens, du repère, de la sécurité. Pour ce faire, il essaye de faire coller les informations conscientes aux informations inconscientes. Ce qui est un tour de force impossible et nous amène au mensonge et à la manipulation cérébrale : l’illusion donc.

Maintenant l’un n’est pas seul.

Le maître en soi.

Le matérialisme moderne déresponsabilise les individus. Et souvent la religion fait de même. Mais si on prend la mécanique quantique au sérieux, elle nous fait porter l’entière responsabilité sans fournir de réponses explicites et réconfortantes. La mécanique quantique dit : oui, le monde est immense et très mystérieux. La technique n’offre pas de réponse et je n’indique pas où la trouver. Parce que tu es bien assez grand pour décider tout seul.

Je crois que le “grand” n’est pas le tu qui tue, mais bien le grand que nous sommes et que nous trouvons dans l’abandon de notre égo cité ci-dessus.

J’aimerai finir cet article que j’ai eu beaucoup de plaisir à écrire, par une phrase du film qui m’en a tout autant donné :

Si on se pose ces questions profondes, on change d’attitude face à la vie, Cela apporte une bouffée d’air frais. Cela accroît la joie de vivre.

Le véritable art de vivre n’est pas d’être dans la connaissance, mais d’être ouvert au mystère.

Mon travail suit ces perspectives, pour le constater, cliquez ici.

Le quatrième article Agir dans le non agir.

Om sweet home

Pour finir voici la vidéo, merci pour sa réalisation.


What the bleep do we know ! – partie 1/7 par viouu

Si le son ne fonctionne pas voici rdv sur you tube

Trackbacks/Pingbacks

  1. Le projet sens – le colosse qui dirige nos vies (partie 2) | Le voyage du lâcher prise - 15/03/2013

    […] Pourtant, la physique quantique nous dit bien qu’il n’y a pas de localisation. J’en parle ici. […]

  2. Le jeu : « les mots vous sourient » | Le voyage du lâcher prise - 14/01/2013

    […] Fenêtre trois : Du vide à l’action et retour au vide […]

  3. Agir ou Réagir ! Mais qui ou qu’est-ce qui agit ou réagit ? | Le voyage du lâcher prise - 14/01/2013

    […] Troisième article  : Du vide à l’action et retour au vide […]

Laisser un commentaire