Etre heureux en pelant mes patates.

C’est un souhait que je formulais il y a trente ans. L’ai-je réalisé ?

Pas tout le temps ! Alors pourquoi je participerai à la croisée des blogs du site développement personnel, organisé par la belle Marina sur son blog, heureuse en amour, et qui nous a généreusement offert d’écrire sur le thème des petits moments de bonheur ?

Par ce que je pratique “l’heureux en vie” puisque cela rime avec amour, et que le thème, « les petits moments de bonheur au quotidien qui nous rendent la vie plus belle », m’intéresse.

Chaque moment, si nous le choisissons, peut être une découverte, une aventure, un moment d’observation où ce qui semble connu comporte l’inconnu bras ouverts.

Parfois nous devons accepter d’avoir ou de voir nos difficultés, parfois cela se fait tout seul. Pourtant à chaque instant la vie nous fête. Peu importe ce qui se passe, même mal, le ressenti s’épanche et s’étend comme une fleur aux mille parfums et mille pétales.

Il y a un moment que j’aime par dessus tout, c’est quand le silence se fait et que je goûte l’espace du non temps suspendu dans le mouvement rythmé de celui qui passe.

Tout pour être heureux.

Pourquoi chercher un quoi faire pour être heureux quand notre vie active tant d’informations, d’émotions, de vécus et de régulations de ces informations pour nous permettre de vivre ? Parce qu’elle obéit à notre jugement comportemental, pour nous servir.

Quand devenons-nous ce que nous sommes : son serviteur ?

Au moment où nous ne cherchons plus. Pas toujours simple.

 

Allez, je joue l’enfant et continue mes questions.

Pourquoi chercher et courir après sa vie quand elle nous sourie au corps de notre cœur ?

Il n’y a pas une minute à perdre, laissons nous vivre !

Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?

Se laisser aller à se laisser faire tout ce que nous avons envie ?

Non, cela peut conduire à faire tout et n’importe quoi !

Penser que tout va bien et faire tout comme ?

Non, puisque c’est un mensonge !

Rire de tout et ne pas penser à demain ?

Attention au mur !

Surtout ne pas se poser de questions ?

Pourquoi avoir une tête alors ?

Surtout ne pas se laisser envahir par des mauvaises pensées ?

Connaissez-vous les rengaines ?

Surtout ne pas se laisser gagner par les émotions négatives ?

Ah bon ! Alors pourquoi nous en avons, et si nous les avons pourquoi les refouler au fond de nous ?

En se laissant exprimer ses émotions à tord et à travers ?

Gare aux bobos !

Mais alors, comment se laisser vivre ?

En laissant tout le flot intérieur de sa vie libre de courir sa route dans notre conscience offerte. Je suis une flûte au travers de la quelle les milles sons émotionnels de l’existence s’orchestrent. Souvent c’est cacophonique pour ne pas dire “cacaphonique”, surtout quand je bloque son chant, quand je m’exerce et me targue au contrôle. Quand je laisse cette vie m’emporter, sans chercher à exprimer ou forcément à passer aux actes, à convaincre ou à toucher, que je me laisse l’entendre et la comprendre, c’est une avalanche de cadeaux qu’aucun magasin ou trust financier ne peut rivaliser. Cela commence par l’appréciation de ses milles et une facettes, ses milliards d’expressions, de couleurs, de situations, de rencontres extérieures comme intérieures, avec la magie de traitement des informations inconscientes.

La peur est la maîtresse du contrôle

Lâchez prise.

Oui mais voilà, il faut oser se laisser aller, lâcher le contrôle, le vouloir, le désir… Toutes ces petites choses qui nous font tourner en rond mais qui nous maintiennent dans l’impression d’avoir le pouvoir sur sa destinée. Bien sûr que l’orchestration des toutes ces données est un mystère. Pourtant, merveilleuse est sa découverte lorsque nous choisissons d’observer ses expressions.

La peur nous permet de rester sur le petit nous-mêmes, la colère nous donne l’illusion d’en sortir, la tristesse, la force de chercher la joie dans le plaisir de faire, de créer, de se donner un être.

Pourtant il est déjà là, depuis longtemps.

La vie avant la mort.

Ben voilà ! Je crâne ! Est-ce que j’y arrive quotidiennement à ce laissé aller, cette voie du non faire, cette appréciation suave et gaie de chaque moment ? Est-ce que j’arrive, quotidiennement, à vivre pour vivre comme nous pouvons le faire dans le Yoga du rire, sans chercher ou trouver de raisons ? Non, juste quand je suis en vie. Alors quand je suis en mort je regarde, j’explore. Je scrute le à quoi cela tient, je m’ouvre à ce qu’il se passe et petit à petit je laisse à nouveau faire.

Alors si vous voulez, essayez, juste une journée, de vivre pour vivre. Comme cela, surtout sans raisons. Juste pour vous ouvrir à ce qui s’offre à vous et premièrement en vous.

Ensuite, s’il vous plaît, venez nous raconter.

Vivre l’instant, après l’instant, après l’instant, après…

Merci à la vie qui a porté la pensée de Marina.

8 commentaires pour Etre heureux en pelant mes patates.

  1. hannah@technique Tipi 26/12/2012 à 4:40 #

    Bonsoir Didier,
    Il y a un vrai choix à faire à chaque instant: la peur ou l’amour.
    Je ne vis pas crâner non plus…je ne passe pas ma vie dans
    l’amour mais au moins avec Tipi, quand je suis dans la peur,
    je n’y reste pas et je ne me roule pas dedans!

    • Didier 26/12/2012 à 8:12 #

      Salut Hannah, merci de tout coeur pour tout tes commentaires. La peur est contenue dans l’amour, mais elle la base de la survie, l’amour; de la vie. A chaque instant nous avons le choix entre la survie (la petite mort) et la vie – c’est le jugement dernier à chaque instant et c’est le seul danger réel, me semble t’il. Ensuite, je crois que dès que nous sommes dans la survie, nous sommes obligatoirement dans la peur. Une des fonctions majeures de la peur, c’est de construire notre réactivité et de nous permettre d’appréhender le monde tout en se démarquant de lui. Là il peu y avoir pas mal d’illusions et de désillusions. Maintenant, la peur est aussi une indication d’un comment nous prenons quelque chose, elle aussi ses lettres de noblesses. Athias parle de peut en biologie quand la personne est coupée de la réalité : exemple quelqu’un qui se prend pour un oiseau et veut s’envoler du 3ème étage, pour le protéger, sa biologie va déclencher de la peur du vide. Qu’en penses-tu chère Hannah ?

      • hannah@technique Tipi 27/12/2012 à 6:55 #

        Oui Didier, je distingue bien deux peurs:
        la peur viscérale que la biologie envoie
        à partir du cerveau reptilien et qui sert à
        nous sauver la vie et la peur émotionnelle
        utilisée comme un système de défense pour
        se diriger vers ce qui ne fit pas souffrir (la
        survie) plutôt que vers la vie et donc l’amour.
        Tipi fait le lien entre les deux: il part d’une peur
        qui a l’air émotionnelle comme celle de s’engager sur
        une bretelle d’autoroute pour aller chercher
        la mémoire cellulaire de la véritable peur de
        mourir.

        • Didier 28/12/2012 à 9:01 #

          Salut Hannah. Il y a aussi le fait que notre besoin d’identification utilise en sous-plan la peur. Ainsi nous pouvons tourner sur la peur et la retenir voir aller la chercher. Notre biologie regorge d’informations du style. Tant que nous restons dans la survie, nous appelons la peur. A chacun de s’en rendre compte. Bises Hannah

  2. Marina 20/12/2012 à 10:44 #

    Bonjour Didier et merci de ta participation! Lâcher prise, voilà ce que j’aimerais faire plus souvent… 🙂 Merci pour l’inspiration que tu m’as apporté!

    • Didier 20/12/2012 à 12:09 #

      Bonjour Marina, Merci pour ton passage et ton commentaire. Si le coeur t’en dit, je serai heureux d’entendre en quoi le texte t’a inspiré. Sinon, je te souhaite une marche et lègère vers toi même. Didier

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