Être ou ne pas être, telle n’est pas la question !

Cet article participe à la croisée des blogs, initié par le site du développement personnel, et organisé pour ce mois d’octobre 2013, par Cédric du blog techniques de méditation, ici l’article de lancement.

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Être.

Je vois dans son thème : “Être” trois développements possibles :

  • le “qui est l’être »
  • le “comment être”,
  • « être » dans le sens du que faut-il pour être,

L’être que nous ne sommes pas et que nous croyons être.

Notre système nerveux a pour fonction, comme l’avance Moshe Feldenkrais, d’organiser le Chaos. De ce fait il nous conduit à une interprétation illusoire de ces trois définitions, d’autant que Stephen Wolinsky, sur les mots de Feldenkrais ajoute que « Chaos » signifie en grec « vide ».

Oh ! Zut !

À mon sens, le « comment être » et le « que faut-il pour être » devrait correspondre à la réponse de la question « qui est l’être ».

Alors, posons là, cette question :

Qui est-ce que nous nommerions l’être ?

Pas facile d’y répondre quand notre identification à la forme nous enferme dans une image clichée genre d’un Dieu à longue barbe, d’un sage, d’une énergie cosmique, du chef des âmes, d’un moi supérieur… Qu’est-ce que veut dire réellement tout cela ? L’être ne peut se résorber à un mot, car alors il ne devient signifiant que dans ce signifié. Nous ne pouvons même pas parler de l’être par le mot « être » puisque lui aussi est restrictif.

Voilà pourquoi Nisargadatta avance trois principes :

1/ tout ce que tu dis être, tu ne peux l’être.

2/ pour réaliser qui tu es, saches ce que tu n’es pas.

3/ le seul terme que tu peux utiliser pour te définir est « je suis »

Notre caractère se construit à partir de notre « personne alitée ».

Oh ! Zut !

Nous tombons sous le coup de l’étiquetage par un besoin de nous faire exister. N’existerions-nous pas avant même nos chères étiquettes ?

Attention, je ne parle même pas d’une soi-disant existence avant la naissance ou après la mort, car mon expérience est franchement différente, elle se nourrit du courant de la non-dualité et de la conscience à travers la psychologie quantique, l’advaita Vedanta, Nisargadatta, Krishnamurti, Nityananda, Muktananda, D’Orval que tout est la même substance.

Dans un article précédent, j’expose une expérience possible de l’être, ici pour le lire. « L’être » ne peut se définir qu’à travers l’expérience et le voyage. Comprenez-vous que l’ajout » d’une quelconque définition à « l’être », l’enferme dans celle-ci ?

finger playQui je suis.

Ainsi, répondez aux questions ci-dessous, sans vous presser s’il vous plaît :

– Êtes-vous votre corps ou avez-vous ce corps ?

– Êtes-vous un homme ou une femme ou avez-vous un sexe féminin ou masculin ?

– Êtes-vous votre histoire ou avez-vous une histoire ?

– Êtes-vous français ou Tonkinois ou avez-vous la nationalité française ou tonkinoise ?

Ne confondons pas le sujet « comment je peux être » avec « l’être » ou « qui je suis réellement avant ou derrière l’image que je reconnais ».

Oh zut trop compliqué, diront peut-être certains.

Rassurez-vous, je pourrais encore compliquer en ajoutant avant chaque question :

« sans utiliser votre mémoire, votre réflexion, vos émotions, vos compréhensions, vos intentions, vos attentions », êtes-vous …

Pourquoi ?

Parce que nous définissons notre « nous-mêmes » sur la lecture de nos sens par une interprétation émotionnelle et mentale et définissons là-dessus la vie par nos recherches sur celle-ci. Ainsi nous croyons être les sens que nous inscrivons ou cherchons dans cette vie sans même nous rendre compte de l’impact de cette recherche.

Je peux vous dire que « l’être » est bien plus que cela, et bien plus encore que le mot lui-même et qu’être, plonge ses racines dans une fin sans fin d’infini.

Oh ! Zut !

C’est sûr que pour le repérage, s’approprier des sens semble bien plus aisé. Il se fonde pourtant sur des restrictions et un contrôle. Voilà pourquoi il est dit que l’homme exploite ses possibilités à près de deux pour cent. Si nous sommes à cent pour cent dans ces deux pour cent, ce n’est pas trop grave ajoute Athias.

Oh ! Zut !

fleur de givres

Le un, l’unité.

Il renferme toutes les possibilités de forme et d’expression, et ce sans aucun jugement et considération. L’unité a cette discipline.

Et en écrivant cela, oh zut ! Je viens de m’apercevoir que j’en étais bien loin.

Laisser fondre la totalité de son image dans le tout, béatement et joyeusement ouvert est un acte qui peut paraître difficile, il semble pourtant capital dans l’expérience de « l’être ». Nous n’avons pas peur du manque, puisque nous nous définissons dessus, nous avons plutôt peur de l’illimité et de la lumière, et comme celle-ci éclaire précisément l’ombre de nos définitions restrictives, la non-dualité doit garder le souvenir du goût de la dualité. Le New Âge comme la spiritualisation ou les religions en montrent des effets.

Nous touchons l’être à travers nos expériences de vie, souvent nous nous arrêtons sur notre lecture, nos conclusions réactives à nos expériences sensitives où nous nous fermons à double tour sur la hauteur émotionnelle et mentale de cette lecture.

Oh ! Zut

« Être » passe donc à réaliser que nous n’existons pas en tant que nous-mêmes, c’est-à-dire cette lecture. De cette façon, nous nous reposons tout entier dans la main incroyablement douce du fondement de la vie, qui n’est rien d’autre que ce que nous sommes. Et ce que nous sommes ne serait rien d’autre que le rien…qui peut tout dans une multitude de formes.

Nous nous attachons à nos définitions inconscientes, alors jouent les mots « qui l’y crut s’y fixe » dans tout leur éclat. L’expérience de l’être est comme un voyage qui demande de lâcher les idées, les concepts, les visions, les envies, désirs et projets, alors l’expérience de « l’être » qui est au-delà du temps et de l’espace, se rencontre.

J’ai encore tellement à découvrir dans cet océan.

Eau ! Chouette !

 

Spider sxcDeux voies vers “l’être”.

 

La façon, ici décrite pour toucher ce que nous pourrions nommer “l’être”, consiste donc à lâcher toutes nos identifications, tout ce que nous nommons “soi” ou moi. Elle passe par laisser vivre ce que nous appelons “ce moi” sans nous y accrocher. Les informations inconscientes à travers lesquelles nous nous définissons sont déjà en nous, à travers nos systèmes sensitifs, émotionnels et mentaux. Pour aller au-delà, il convient d’abord de vouloir les avoir. Notre ego, l’image erronée de soi, se construit sur la résistance de ces informations, ainsi a-t’il besoin de celles-ci pour pouvoir croire à son existence. Nous gardons alors l’espace de cette information qui nous entraîne dans son histoire avec ses mémoires, ses émotions, ses croyances et ses visions. Pour toucher ce que je nommerais l’espace unique qui contient tous les espaces individuels, nous devons laisser filer cette information en la laissant vivre en soi afin de s’apercevoir que nous sommes encore au-delà. Cela peut se faire dans un clignement de paupières ou dans un processus plus ou moins long de lâcher-prises.

 

Après cette façon ci-dessus décrite, en voici une autre. Elle est abordée par Mihaly Csikszentmihalyi (livre, Vivre, la psychologie du bonheur). Dans ce livre, il nous parle de ce qu’il appelle l’expérience optimale qui consiste à se donner corps et âmes à quelque chose que nous aimons par-dessus tout. Ce don de soi doit être total pour pouvoir reconnaître combien la vie nous possède tout entier. Nous croyons ou désirons tellement la posséder et ne comprenons pas que c’est parce qu’elle nous porte que nous la possédons. Je vois cet abandon chez certains artistes, Yehudi Menuhin , je crois, a eu cette grâce, Brel l’a sans doute effleurée, beaucoup d’artistes peuvent être touchés ou inspirés un moment donné par la vérité du sans nom.

Mais même dans cette voie, pour pouvoir respirer et plonger dans cette vérité, quitter l’idée que l’objet du désir nous donne ce que nous sommes est une porte pour se rendre compte que ce que nous avons cherché à l’extérieur est et a toujours été là en nous souriant et accueillant et pétri d’amour.

J’ai maintenant deux questions à vous poser.

Quelles seraient nos vies si nous nous laissions complètement guider par cet amour ?

Que serait aussi notre société ?

Pour moi, il revient à chaque individu le devoir de vie de ce voyage. Comme l’affirme Adyashanti, l‘impulse de revenir à notre origine est inscrit dans notre biologie, il nous guide vers ce qui a toujours été.

 

Selon Nisargadatta nous sommes trois choses

Ce que nous croyons être.

Ce que les autres pensent que nous sommes.

Ce que nous sommes réellement.

 

Alors à quoi êtes-vous prêt ?

  • vivre le fabuleux sportif voyage de l’acte du discernement de l’être,

ou

  • vivre les confortables discussions sur l’idée du qui vous seriez ou qui vous pourriez être ?

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Commentaires ci-dessous

 

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6 commentaires pour Être ou ne pas être, telle n’est pas la question !

  1. Cédric 24/10/2013 à 10:59 #

    Bonjour Didier,

    J’apprécie beaucoup la notion de « laisser vivre ce que nous appelons “ce moi” sans nous y accrocher ».

    Merci de ton invitation au voyage !

    A bientôt,
    Cédric

    • Didier 24/10/2013 à 10:10 #

      Bonjour Cédric. Le voyage qui est justement l’accroche à ce moi, jusqu’à comprendre qu’il n’est rien moins qu’une compréhension tronquée du tout.

  2. Thiellet 16/10/2013 à 9:47 #

    Bonjour Hannah

    C’est tellement plus simple à vivre et comment expliquer quelque chose qui se vit ? En le vivant peut-être ?

  3. hannah@technique Tipi 16/10/2013 à 3:45 #

    Bonjour Didier,
    Je ne sais pas ce que sera ma vie si je me laisse de plus en plus guider
    par cet amour mais ce qui est certain c’est que c’est par là que je me
    dirige.
    Je joue de plus en plus à vérifier que ce que je pense et me raconte
    de ce que je vis n’ajoute rien au fait que je sois là et donc la vie devient
    plus simple.
    Pas facile à expliquer tout de même!

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