Mon cher grand tout

 

www.astrofiles.net


Rappel de l’enjeu :

Open Me

A la suite du dernier commentaire sur l’article de Michel Diviné  : « Quels sont les liens entre trauma, croyance et comportement » (http://www.psytherapeute.com/trauma-croyance-comportement/) et sur mon article “Qu’est-ce que je désire réaliser avant de mourir ?”, commentaire suivant :

« C’est bien de ton article dont je parlais…. et que j’avais lu et c’est pour cela que je te parlais de philosophie… (1) Attention à ne pas tout lâcher pour tuer l’ego. Il ne resterait plus grand chose. (2) Amour de la vie est plus important qu’amour du détachement. (4) A vouloir mourir pour tout lâcher on peut perdre sa vie. (3) Engagement signifie aussi prendre le risque de se tromper et d’apprendre. (5) Que voudrais-tu faire de concret avant de mourir ? », j’ y ai vu une bonne occasion pour exposer certains concepts et visions tirés de mon apprentissage et de mon cheminement.

Trois non sens :

  • Il est impossible de tuer l’égo, vu qu’il n’existe que dans notre tête et quand nous voyons le « pas grand chose » c’est le tout. (1..attention à ne pas tuer l’égo. Il ne resterait pas grand chose)

  • C’est quand nous sommes détaché que l’amour de la vie est le plus libre et le plus fort. (2…Amour de la vie est plus important qu’amour du détachement…)

  • Par notre incarnation même nous sommes engagé et par la force des choses, obligé d’apprendre déjà à partir de nos erreurs. Ainsi, l’action d’apprendre n’est pas un risque mais un devoir humain (3…engagement signifie aussi prendre le risque de se tromper et d’apprendre…)

Une vision différente

Quand le concret cache l’inconcret et vice et versa. (5… Que voudrais-tu faire de concret avant de mourir ?”

Une vérité :

J’ai aimé la mort et elle m’habite encore. (4… A vouloir mourir pour tout lâcher, on peut perdre sa vie…) 

Septième article en rapport au commentaire de Michel Deviné du blog http://www.psytherapeute.comJe rebondis sur « qu’est-ce que tu voudrais faire de concret avant de mourir ».

Ma réponse :

rien d’autre que ce que je ne fais déjà, c’est-à-dire, accueillir dans l’instant ce qui vient sans rien vouloir d’autre que ce que je reçois tout en assurant ma survie. Mais sa question me pose un problème avec ce fameux mot concret. Ah ce mot. Concret !

Je n’ai pas envie, ici et maintenant, d’exposer ma vision sur ce que j’appelle concret et de ce qui pourrait n’être qu’une illusion. Je le ferai plus tard sur ce blog.

De plus, comme ce que j’explique dans ces pages virtuels, peut demander pour le comprendre, l’entendre et le réaliser, des ouvertures sur son chemin intérieur, je vous propose, si vous le désirez, avant de l’écrire et de le publier, d’introspecter en votre mental, votre coeur et vos tripes, les deux questions suivantes :

« Puisque tout ce que nous possédons (soit : ce que nous avons, nos biens, notre famille, notre corps, le manifester de notre vie) disparaîtra un jour ou l’autre, où se trouverait alors le concret de l’existence ? Est-ce qu’il y aurait quelque chose qui ne pourrait disparaître ? ».

Je reviendrai vers vous sur ma vision personnelle. Il me semble qu’avant, si vous préparez la terre de votre compréhension, vous obtiendrez une richesse et une réception plus fines de mes dires comme des commentaires qui pourraient lui suivre.

Les quelques sept articles écrits à la suite du commentaire de Michel Diviné conjugués à une formation de Jean Rivière, m’ont donné l’envie d’organiser des sortes de tour de blogs, comme des tours de table où les idées, contraires ou complémentaires, pourraient librement s’exprimer. La multiplicité fait partie de la nature, et elle conjugue toujours la même énergie, l’énergie universelle. Ainsi Michel se surnomme GrandTout, personnellement, si j’avais eu à choisir un surnom dans cette thématique, il aurait été « Petit Rien ». A ceux qui s’en étonneraient, j’emprunte les mots de Nisargadatta  :

   Quand je suis dans le rien, je suis dans l’humilité,

    Quand je suis dans le tout, je suis dans l’amour,

    Et ma vie voyage entre ces deux pôles 


Alors, quoi de plus naturel que Grand Tout et Petit Rien se rencontrent. Peut-être leur différence pourra s’exprimer dans une complémentarité et ainsi servir à chacun et à tous.

En ce 14 juillet 2012, date de la Révolution française, j’espère que de plus en plus de personnes oseront la seule révolution qui vaille à mes yeux le coup : la sienne. Les morts que celle-ci produits ne sont que les conclusions faites de nos expériences passées et du faux soi que nous construisons à partir de nos fixations mentales et intellectuelles. Cette révolution personnelle, intime, n’intéressant en profondeur que nous, permettra peut-être aux projetés de nos vies, de s’établir dans l’amour joyeux qui nous constitue. 

J’aimerais maintenant déposer aux pieds de cet article une chanson d’un ami vinyle qui est une de mes sources d’inspiration : Jacques Higelin dans sa chanson « Je suis un grain de poussière », afin d’offrir à l’oreille de votre esprit un texte que je trouve inspirant.
 

Les articles liés à “un thérapeute son commentaire : 3 non sens pour une vérité” :


4 commentaires pour Mon cher grand tout

  1. grandtout 15/07/2012 à 12:53 #

    Je te posais des questions suite à ta réponse « Rien d’autre que je ne fais déjà ». Comment peux-tu faire quelque chose de ta vie en vivant « l’instant ce qui vient sans rien vouloir d’autre que ce que je reçois tout en assurant ma survie. » C’est pour moi une énigme. Seule la vue de ma mort en face… dans un certain temps me permet d’avoir l’énergie d’investir dans des projets que je voudrais vivre avant de mourir : apprendre une langue, préparer un voyage.

  2. grandtout 15/07/2012 à 7:29 #

    Rien d’autre que ce que je ne fais déjà… « Le ciel suit la terre. » Et non l’inverse. As-tu oublié ta mort ? La méprises-tu au point de mépriser ta vie ? De ne pas avoir de désir d’en faire quelque chose qui en vaille la peine ?
    Un petit rien du tout….

    • Didier 15/07/2012 à 11:40 #

      Bonjour Grandtout – Tu vas chercher cela où dans mes mots ? Je ne te comprends pas, tu me parles chinois car ce que tu vois dans ce que je dis je ne le vois pas et tu parles souvent en énigme et en présupposant sur ce que je dis. Sous quels critères tu juges que je ne fais pas de ma vie quelque chose qui en vaille la peine ? Parce que je dis que le simple fait qu’elle soit, c’est déjà quelque chose ? Parce que je parle d’universelle, qui est pour moi autant terrestre que céleste. Et si notre rapport à la vie étaient différent, ne serait-ce pas intéressant de l’exprimer pour laisser nos lecteurs s’inspirer comme leur liberté et/ou leurs limites l’entendraient. Maintenant, à toi de voir Michel, avec toi pas avec moi.
      Bises – Didier.

    • Didier 15/07/2012 à 1:09 #

      Ok Michel, je vais te répondre, j’espère que tu ne prêches pas le faux pour savoir le vrai. J’ai voulu pendant des années atteindre des plaisirs, des possessions….cela ne m’a jamais vraiment satisfait. J’ai voulu devenir quelqu’un…ce quelqu’un, ne m’a jamais vraiment satisfait non plus. Puis j’ai lâcher, certaines réponses me sont venues. Quand je suis dans un grand pourcentage en acceptation de ce qui m’arrive extérieur et surtout intérieur, je touche une satisfaction jamais égalée, je me sens dans une joie de l’être total, heureux sans rien désirer. Alors, à ce moment là, le reste, je m’en fous. Et la mort ? Je touche en ces moments une vie au-delà de la survie et de la mort. Donc…Je peux mourir – ce qui ne veut pas dire que ma dimension biologique n’aura pas de peur. Félicité, grâce, non-temps…cela existe, tu sais ou pas. Et pour moi, c’est bien plus concret.
      Ensuite, je préfère que ma vie s’appuie sur la félicité de l’instant et le don du contrôle de ma vie à la vie, plutôt que de donner les reines à une réaction à la mort. Je n’ai plus envie de vivre à partir de la peur. J’ai compris que derrière la peur, la colère et la tristesse il n’y a que pure joie, et derrière encore : l’amour. C’est tout, dans mon « petit rien qui est mon tout » ce qui m’intéresse.
      Bien à toi Michel et au plaisir, tu m’as bien fait baver du stylo et c’est le jeu d’un blog.

Laisser un commentaire