Qu’est-ce que je désire réaliser avant de mourir.

« Que souhaitez réaliser avant de mourir ? » C’est le thème choisi par Julien du blog “The life list” qui organise l’édition 42 de la Croisée des Blogs. Cette coutume permet à plusieurs blogueurs de décliner sur un thème. Je remercie Julien avec un peu d’humour, de me donner donc l’opportunité de présenter mon idée anti-posthume et presque Pascal en cet mi mars 2012.

 

 

 

Commençons par une citation d’un sage inconnu :

Votre système nerveux vous dit que vous exister, le drame, c’est que vous le croyez”

Cette citation évoque deux façons de se reconnaître :

La première est celle construite par son système nerveux à travers ses conclusions, ses croyances, ses résistances, ses espoirs, ses désespoirs…. Cette vision de soi qui accroche des pensées incessantes et qui cherche dans une main, à se reconnaître dans ce qui n’existe pas et dans l’autre à se reconnaître dans la volonté d’exister.

La deuxième est ce tout, fait du silence, du non temps, du vide et de l’immensité qui compose son centre et qui existe quoiqu’il se passe.

Pour revenir sur moi donc et ce, avant de mourir.

Je sais aujourd’hui :

– que ma vie s’exprime à partir de cette matière issue du non temps.

– qu’entre la première et la deuxième façon, la différence n’est que pure idéologie.

Je vois aussi :

– que l’égo n’est rien d’autre que la partie du soi qui se perçoit séparé du tout et du rien. Cette partie que nous appelons “moi”,

– qu’entre le tout et le rien, s’exprime la même chose : la vie…. Dieu…. ou l’innommable à expérimenter.

Je vois encore :

– comment dans diverses profondeurs de mon comportement ou fonctionnement, je ne peux que me laisser reprendre par le conditionnement de cet égo,

– combien je suis familier à cet orgueil immense qui croit régir ses actions et sa conduire de vie.

Pourtant l’immensité le fait bien mieux. Ainsi, l’intérêt de pratiquer le détachement et l’abandon de cette volonté, m’arrive.

Je crois :

– que la raison ne peut stopper cela,

– que le discernement, lui le peut,

– que la conscience “moi” peut s’éveiller dans la conscience “soi” et elle-même dans le grand silence. Là est la mort consciente car la peur ne dirige plus rien, ainsi il n’y a pas de mort.

Vous m’arrêtez ?  Et la mort physique me dites-vous ?

Certes, la décomposition de notre enveloppe corporel qui comme un fruit que l’on place dans un composte, semble être la mort. Pourtant, en terre sa décomposition nourrit la vie. Certes, les enfants de ce corps ne pourront plus communiquer avec ce propriétaire exproprié. Pourtant leur coeur le portera bien au-delà.

Alors, mort, qu’est-ce qui est réellement mort ?

Pour toutes ces raisons et pour répondre à la question de cet article, voici l’image de ma vision.

Autrefois j’aimais exposer mon corps nu aux yeux d’autrui dans ses formes enjolivées dans une joie livré.

Aujourd’hui j’aimerais livrer un streeptease plus subtile, pour la circonstance, musique s’il vous plaît :

Tin- Tin – Tin ….Tintin_Tin – Tin –

Dans ce streep, j’aimerais m’amuser à :

– ôter simplement chacun des masques que j’appelle “moi” pour l’éclat de cette conscience qui va de l’individu au tout,

– goûter dans l’humilité, la douceur, la patience, la persévérance et le respect le plaisir frais et vivifiant de s’offrir au grand Tout que nous sommes tous,

– laisser cet éclat s’irradier doucement et rencontrer l’éclat de ceux qui peuvent le recevoir.

Ainsi avant de mourir, j’aimerais prendre pleinement conscience de cette unité, cet immanent qui porte et épouse la vie manifestée et non manifestée.

Alors à ma mort ou avant, peu importe, je pourrai :

me retourner vers mes frères et soeurs humains et saluer notre essence,

goûter l’amour, la joie, l’humour calme et serein d’une vie passée au coeur de l’instant et jamais réellement perturbée par la foudre de l’espace et du temps.

Je pourrai, nous pourrons, tu pourras …. peut-être…. Ok …. Mais en n’ attendant pas, observons le mouvement de la vie….maintenant…. Alors demain, ah …. demain ? Quelle importance – aujourd’hui je prends mes deux mains pour écouter et voir les méandres de l’égo et entendre au détour, la profondeur du silence de l’instant.

J’étais tout compte fait endormi, et si je me réveillais maintenant ?

 

De tout coeur avec vous pour un petit commentaire

 

8 commentaires pour Qu’est-ce que je désire réaliser avant de mourir.

  1. Béa 25/03/2012 à 9:59 #

    Ce que je désire c’est « ce qui est ».

    Tout est là,n’attendant que notre attention bienveillante,notre accueil inconditionnel,notre assise confiante et consciente dans la vérité absolue que Tout est Un,éternel et parfait et ne souffre d’aucune opposition ou exception.

    Tout le reste est confusion et complexité d’égo,force répulsive que l’amour,attractif ne cesse de transcender en un mouvement éternel qui manifeste la complétude et la pêrfection de l’Un !

    Bien à vous tous et merci pour ce site que je découvre !

    • Didier 25/03/2012 à 8:55 #

      Merci beaucoup Béa, pour ce partage qui me touche. Didier

      • Béa 26/03/2012 à 5:33 #

        Merci à toi qui m’as inspirée cette réponse,permettant de créer un lien là où on pouvait croire qu’il n’y avait rien !!
        Chaque point de rencontre permet d’unir ce que la peur semble séparer et,quel plus grand bienfait que de ne plus jamais être seul, de voir en l’autre une extension d’un soi en perpétuelle création…!

    • Didier 04/04/2012 à 11:48 #

      Bonjour Béa,
      Un mot : la souffrance n’est rien d’autre que la résultante de notre positionnement sur la vie, soi et le vide ou le silence, soit, l’immensité. Je crois que le tout est tout, ainsi il ne peut souffrir d’une quelconque opposition car en lui, cela n’existe pas.

      • Béa 04/04/2012 à 1:20 #

        Oui, d’ailleurs peut-être bien que la seule réelle liberté que nous ayons et celle de choisir notre angle de vue,notre grille de lecture pour appréhender le monde.

        Il n’y a de bien et de mal que dans notre jugement d’égo , notre prétention de savoir.La vie ,elle,n’a pas de limite.Elle est amour inconditionnel,nous emporte et nous ravit dès qu’on s’abandonne à sa perfection reconnue.

        Ainsi la souffrance,la colère…ne sont que projections de peurs infondées venues d’un esprit égaré et soumis à des croyances insensées.

        Puissions-nous parvenir à transcender nos malcréations en accueillant, comme il se doit, la mélodie du Présent que la vie orchestre divinement !

        Puissions-nous participer en conscience à cette grande oeuvre cosmique !

        Puissions-nous incarner pleinement la part de l’Un car nous sommes une de ses infinies et brillantes manifestations !

        C’est tout le défi de cette fin des temps !

        Bien à toi

  2. hannah@methode Tipi 21/03/2012 à 10:00 #

    Bonjour Didier,
    Toujours poétique même dans la mort…j’ai moi-même participé à cette croisée et je suis ravie de t’y trouver. je me suis fait la même réflexion que toi à propos des vies antérieures alors j’en suis venue à l’idée des vies parallèles. Elles se passent dans d’autres espaces/temps et ce qui se règle aujourd’hui dans cette vie se règle pour toutes les autres vies en suspens. Je me demande aussi parfois si ce n’est pas un peu la même chose en psychogénéalogie: ce que je règle aujourd’hui, je le règle pour tout mon arbre, mais n’étais)ce pas déjà moi dans cet arbre plus haut perchée?

  3. Didier 20/03/2012 à 8:58 #

    Bonjour Zenie. Merci de ton passage. En psychologie quantique, il est prétendu qu’il n’y a pas d’âme individuelle séparée. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de dualité. A partir de ce que j’ai pu expérimenter – cela à l’air vrai. J’ai fait tout un voyage avec les vies antérieures, qui au niveau chronologique m’ont paru trop rapprochées. Difficile de savoir réellement ce qu’il se passe dans le système nerveux avec « les lectures de protection ». Entre lanterne et vessie, la lumière s’échange se fait. Alors vivons maintenant, demain je suis amnésique.

  4. zenie 20/03/2012 à 11:43 #

    Bonjour Didier, merci pour ton article.

    Je suis d’accord sur le fait que la mort n’existe pas telle qu’on nous l’explique en théorie, pour moi, ce que je suis vraiment remercie le corps qui m’a été donné pour faire mon expérience terrestre et je m’en vais continuer mon chemin que j’ai commencé il y a fort longtemps…

    zenie

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