La foi

 

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Merci Monsieur le MONDE pour me faire expérimenter cela.

« Quand j’ai demandé à Stephen Wollinsky après un de ses cours, si ce qu’il disait signifiait que je ne pouvais avoir confiance ni en mes pensées, ni en mes sensations, ni en mes émotions, ni en mes croyances ?”

Et qu’il m’a répondu : “Oui”. »

DEUX CHOSES SE SONT PASSEES :

J’ai pris une bonne claque

J’ai mis un mois à m’en remettre.

J’avais réalisé la réalité de ce fait.

Aujourd’hui, même si des éléments de ma biologie cherchent encore à prouver ou à imposer le “Qui je suis”, je me perçois en tant qu’un rien – plein, exactement comme tout un chacun.

C’est drôle, plaisant et tellement jouissif à la fois. Voir, vrai…… incroyable !

Un espace plus grand que moi, qui est moi, nous, vous, toi…. et en voiture s’il vous plaît…

Mais qui est moi ?

Une idée, construite à partir de souvenirs, d’impressions et d’émotions.

 

Quand j’offre ce moi à plus grand, le JE se trouve ou le JE me trouve. 


 

Aujourd’hui.

J’aime avancer sans savoir jusqu’où, et voir juste la perpétuité mouvante de l’instant.

J’aime me laisser porter par la sensation de l’accueil immanent.

C’est beau, cela respire.

Souvent, l’inquiétude, la peur ou la colère me reprend…. et je repars.

Non, pas sur Mars. Mais vous savez… un coup de barre..

Nous nous éduquons mutuellement, à nous nourrir et nous construire sur notre dualité – « pas.sage «  obligé.

La seule guerre vraiment intéressante est donc celle que je fais contre mes automatismes, mes conclusions hâtives et inconscientes, le cortège associatif que je conclue sur les expériences dont je cherche à éviter les impressions cuisantes.

Lâcher c’est aussi identifier cela, afin de me reconnaître dans la foi du deux qui n’est qu’un.

 

Ce lâcher est un fait qui m’amène à une fête.

Merci Monsieur le MONDE pour me faire expérimenter cela.

 

Pour votre  partage, d’expérience,

de vision, 

de compréhension…

 Me contacter pour une séance en webcam.  

10 commentaires pour La foi

  1. Etienne 10/02/2012 à 6:25 #

    Salut Didier !

    Si j’ai bien compris, le « Lâcher-prise » est une sorte de renoncement à tout ce qui précède notre présent, tout ce qui a construit notre identité jusqu’au jour d’aujourd’hui, tout ce qui a fait notre passé et fait, aujourd’hui, ce que nous sommes? Vaste programme !
    Je pense pouvoir dire aujourd’hui que nous devenons ce à quoi nous pensons le plus souvent. La pensée est une force que l’on ignore trop souvent et qu’il serait judicieux d’y voir là une alliée plutôt qu’une ennemie ! Combien de fois mes parents me disaient: « Etienne, arrête de rêvasser et va faire ton travail… » Je m’aperçois aujourd’hui que ces rêves m’ont été volés…
    Bonne soirée,
    Etienne

    • Didier 14/02/2012 à 10:09 #

      Bonjour Etienne, Excuse-moi, j’ai été un peu long à te répondre. Je te propose de prendre en considération ce fait : notre conscience (qui est aussi inconsciente) s’arrête et se construit sur ce que nous avons compris et conclu de nos expériences internes – ainsi ce n’est pas, comme tu l’avances, le passé qui construit notre personnalité, mais ce que nous en faisons. C’est ce que les Hindous nomment le karma (ce qui est compris explicitement et implicitement, et surtout, dans quels actes, c’est à dire comportements, cette conscience/inconsciente active la personne.) Là il y a beaucoup à comprendre et c’est la thématique de ce blog. Comprendre n’est pas seulement, un acte intellectuelle, il s’appuie aussi sur ce que nous concluons de nos expériences. Ainsi, il me semble percevoir de la souffrance dans ton partage – « on m’a volé mes rêves » je me permets quelques supputations pour faire avancer Coluche dans son schmilblick : « Qu’est-ce qui t’empêche de les retrouver ? Ah, c’est les rêves de l’enfant, et tu n’es plus un enfant, alors tu ne peux plus avoir ces rêves ? Il y aurait donc un manque ? Est-ce cela ? Mais qui souffre réellement, toi ou l’enfant du passé ? Qui es-tu, aujourdh’ui : l’être qui dit non ou qui ne peut dire non à ses parents ? Alors, est-ce que tu es cet élément qui se bat sur une situation qui n’existe plus aujourd’hui ou est-ce que tu en restes là ? Si oui, qu’est-il difficile à oublier et qui t’obligerait à rester victime.
      Dans ma compréhension, c’est comment nous avons pris et vécu l’expérience et comment notre conscience accepte ou refuse celle-ci, sur ce style de vécus, nous construisons notre vision de la vie et de nous même et nous actionnons notre survie. Questions : Est-ce que la vision de nous même est nous-même ? Quand tu décides de revenir à tes rêves, si tu le fais en réaction à tes parents, que penses-tu qu’il se passe réellement dans ton inconscient ? Qu’imagines-tu que cela puisse crée ? Et si tu acceptes dans ta conscience ce que l’enfant qui avait besoin de l’amour parentale, besoin de reconnaître son être a pu se dire, sentir, percevoir – quand c’est parents lui disaient : « Etienne, arrête de rêvasser et va faire ton travail…. », peux-tu imaginer ce que cela pourrait t’apporter en liberté ?
      Pour moi, une des facettes de ce que j’appelle le lâcher prise est dans cette compréhension là, ensuite des actes sont demandés. C’est apprendre à agir, non plus sur une réaction, et donc un évitement, mais sur une compréhension et un dépassement à plusieurs niveaux, c’est donc bien : un voyage – le voyage de l’être humain, qui nous amène, peut être à comprendre que se focaliser sur notre personnalité, nous maintient dans l’expérience de la dualité et que voir plus loin, nous fait expérimenter la non dualité, l’unité donc. Comme tu dis : vaste programme !
      Une dernière chose, peut être ces mots feront monter une souffrance en toi et te mettrons dans une réaction, si c’est le cas je te propose de simplement de te tourner vers ton intériorité, d’entendre et de laisser passer c’est à dire regarder et laisser faire sans t’accrocher ce qui pourrait surir (colère jugements ou autres réactions de protections ou de projections à la souffrance « engramée » là il est bon de comprendre exactement ce qu’il se passe : à partir du moment où je n’accepte pas ce qui es suscité en moi, et cela peut aller très profondément dans l’inconscient, mon cerveau et non moi-même, déclenche le système psychique de survie.
      Bien à toi, Etienne – merci d’avoir acceptée cette publication.

  2. Christine Geranio 26/01/2012 à 10:15 #

     » je ne pouvais avoir confiance ni en mes pensées, ni en mes sensations, ni en mes émotions, ni en mes croyances ?”

    Hahaha, tellement vrai, surtout pour moi qui sens les émotions (et parfois les penseés) des autres dans mon corps… sans savoir s’ils sont à moi ou à un autre !

    Je suis désormais incapable de me prendre au sérieux.

    Mais : mon corps reste mon seul canal de communication avec le monde.
    Il a beau être peu fiable, je n’en ai pas d’autre.
    Ma vie c’est donc ça : un brouillard dans lequel je peux aussi me sentir bien.

    • Didier 26/01/2012 à 11:44 #

      Bonjour Christine,

      Et oui nous sommes les flûtes à travers lesquelles chante la vie.
      Maintenant, en ce qui concerne « le peu fiable du corps », dans mon expérience, et ce à partir du moment où nous arrivons à lâcher, ce que je nommerai ici « notre focalisation mentale » sans pour l’instant l’expliquer,
      nous buvons à la source de l’uni-vers et rencontrons la co-naissance.
      Ce n’est pas seulement de jolie mot. J’ai la chance de l’expérimenter relativement souvent mais pas encore en plein conscience.
      Bien à toi ( tu remarqueras qu’avec mon « boire à la source » je fais un clin d’oeil à notre cher Johnny « Haut Lit Day ». Un Belge français mois le français Belge.)
      Didier

  3. Salut, Didier
    J’ai lu cet article avec plaisir.
    Ce qui ne signifie pas que la réponse à ta dernière question soit facile.
    Être soi, c’est peut-être vivre ici et maintenant …
    C’est aussi se donner la liberté d’aimer toutes les facettes de moi-même
    Même celles que je n’aime pas
    Être soi, c’est aussi se donner la liberté de transmettre son expérience de vie
    Et aussi de ne pas se vexer si « l’autre » ne veut pas me suivre.

    Voilà pour un début de réponse.
    Jacques

    • Didier 26/01/2012 à 11:35 #

      Salut Jacques,
      J’aime beaucoup la simplicité de ta réponse avec son bon sens et son côté « terroir »
      Pour moi, l’unité, c’est avant tout une expérience qui ne finit pas.

      Bien à toi et merci
      Didier

  4. hannah@methode Tipi 22/01/2012 à 6:36 #

    Bonsoir Didier,
    L’unité pour moi c’est de pouvoir être librement chaque facette sans être identifiée à une en particulier. pour cela, je joue avec les couleurs comme on joue dans une constellation familiale.
    J’aimerais que tu m’expliques ce qu’est la psychologie quantique, je vais peut-être découvrir que c’est un concept familier…

    • Didier 22/01/2012 à 9:53 #

      Bonsoir Hannah, Pour la psychologie quantique, si tu veux bien, tu as un premier article dans le déroulant de l’onglet ‘approches ». Tu as aussi dans l’article « élargir sa vision » un commentaire en rapport.
      N’hésite pas à me poser des questions si tu en as. Merci pour ton passage et à bientôt ici ou là-bas.
      Didier

  5. Sarah D 20/01/2012 à 9:09 #

    Pour moi être soi demande du courage et de clarté dans ce que nous souhaitons entreprendre ici bas. J’aime ta simplicité d’écriture et ton authenticité.

    • Didier 20/01/2012 à 9:58 #

      Bonjour Sarah – Très heureux de recevoir « un comme en terre » ici de toi. Oui, être soi demande un acte de foi répété, qui demande le courage de quitter ce que j’appellerai « son ombre protectrice et illusoire ». Dans la bible est écrit « si tu veux venir à moi, quitte ta famille » ce que j’interprète, dans la ligne d’Athias, comme quitter l’attache à son éducation avec tous ce que cela représente – là, le courage est réellement éprouvé. Mais de ce qui semblerait « solitude » deviens alors « unique uni ». C’est se dépouiller pour s’offrir totalement nu à la flamme de l’ « uni vers ». Je ne connais rien de plus beau. Nous sommes je crois, Sarah, deux personnes, parmi d’autres, qui mettent en clarté certains points de la vie humaine, à chacun de faire la part des choses entre le Divin et le « dit vain ». Je m’incline devant toi et te remercie de ton passage. Merci à ceux qui laisseront aussi leur lumière.
      Didier

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