La guérison spirituelle est une illusion.

Quant à la maladie…tout un programme.

Cette chère Hannah nous convie, pour la croisée des blogs de ce mois, à partager notre ou nos guérisons avec la ou les techniques que nous avons employées pour y arriver.

 

merci à www.sxc.hu et El abuelo

Le livre de la mort et de la vie.

Pour ce qui est de mon expérience personnelle :

j’aurai pu vous partager le constat de la disparition d’un foyer épileptique au temporal droit,

j’aurai pu aussi vous expliquer les thérapies diverses qui m’y ont aidé,

comme j’aurai aussi pu vous partager le comment le décodage biologique m’a aidé à comprendre pourquoi j’étais tant angoissé dans des fêtes où tout le monde, sauf moi, était heureux,

j’aurai pu vous exposer les sautes d’humeurs liées aux troubles de l’attention à travers lesquelles j’exprime encore aujourd’hui, mais bien moins qu’hier, un bon nombre de tensions liées à mon histoire et à ce que j’en garde.

J’aurai pu vous partager d’autres défis ou difficultés.

Mon choix va vers une maladie qui n’en est pas une et dont tout le monde est atteint : la non conscience de qui nous sommes.

Avant de vous exprimer cette vision, voyons ce qu’est la maladie et comment elle intervient dans le règne humain.

 

Le conscient et l’inconscient dans la maladie.

La maladie, rendue à son expression la plus simple, est une forme de gestion de stress naturelle qui permet à notre métabolisme de biologiser un surplus de charge afin de nous protéger du stress de cette surcharge.

Nous pourrions dire que la difficulté de conscientiser une information interne peut nous mettre dans une sorte de surchauffe parce que nous sommes alors en conflit entre cette information qui se manifeste dans notre inconscient et ce qui est possible à notre esprit de prendre en compte.

La maladie qui va en découler sera une symbolisation précise et un langage vivant et subtil d’un vécu non conscientisé, soit un « mal à dire », d’une façon directe ce qui est activé en présence d’une situation déclencheuse d’un programme.

Le décodage biologique, comme son nom l’indique, aide à décoder la symbolique d’une maladie ; soit, le « mal à dire ». Il m’a été, par l’intermédiaire d’Athias, d’une aide décisive, quand Gérard, de son prénom, m’a aidé à désamorcer un programme d’autisme lié à ma naissance.

Il m’a été d’une aide encore bien plus grande par l’éclairage du mécanisme de survie et de la structure humaine qu’il m’a offert. Combinée à la psychologie quantique, dix ans de méditations et plus de trente ans de recherche personnelle, ma vision de la vie et de moi-même a été profondément revisitée.

 

Je vous invite à entendre Gérard évoquer cette approche.

Je remercie Athias pour l’enrichissement de son inspiration dont j’ai bénéficié avec beaucoup d’autres.

Je vous renvoie aussi à un article d’Hannah : «le décodage biologique aux pays des sultans ». Je publierai deux articles complémentaires au sien avant la fin de cette année, entre autre sur le projet sens.

Avant d’exprimer ma compréhension sur la maladie, j’aimerai vous décrire pourquoi nous construisons notre identité sur une quête illusoire et non une réalité, en quoi la maladie et le moi/égo sont un pont vers une compréhension.

 

De la survie à la vie.

La survie est un sujet fort intéressant. Nous passons tous une partie de notre existence à récolter dans notre tissu inconscient les données qui lui permettent son exercice. Notre cerveau s’en sert afin de déclencher les comportements adéquats aux situations extérieures rencontrées. Cette survie agit, à mon avis, dans deux domaines :

  • rester en vie la seconde qui suit, ce qui demande l’élaboration d’une structure de survie,
  • nous donner un sens et une identité biologique, ce qui impliquerait le fait que c’est nous qui nous nous donnons un sens dans la vie et non la vie qui nous en apporte un.

 

merci à www.sxc.hu

Notre existence commence par la survie.

Pour rester en vie, nous avons besoin de stocker un panel de connaissances du danger. Dans cette optique, notre biologie utilise l’expérience passée et non résolue des situations émotionnelles inachevées parentales et générationnelles. La dynamique de cette identification nous pousse à trouver une solution aux problèmes émotionnels de nos ancêtres. C’est une forme de mission où nous allons chercher cette solution au travers de diverses injonctions, croyances, intentions… Tous ces éléments sont toujours hors contexte puisque la situation de référence est révolue. Cette recherche de solution ne peut donc jamais être satisfaite mais elle nous sert autant de dynamique de survie que de repérage pour notre existence et notre identité. Nous élaborons, pas après pas, une structure bien compacte que nous appelons « moi » et Faux noyau/faux soi en psychologie quantique. Toute ces informations, déjà pour garder leur caractère de survie, doivent rester inconscientes. En choisissant de les retenir nous poussons notre système nerveux à construire notre structure énergétique qui elle-même influencera grandement nos émotions et nos pensées.

Question : Est-ce que nous sommes cette structure ?

 

Comprendre ses mécanismes comportementaux nous montre où on en est.

1/ Il peut être judicieux, pour sa liberté, de réaliser que ce moi se bâtit sur des situations en souffrance, c’est à dire en attente de dénouement.

2/ Il est aussi judicieux de réaliser que nous ne pouvons pas solutionner les problèmes générationnels, car le contexte n’est plus le même, mais que nos actions créent nos destins, nos vies et la diversité du monde.

3/ Il est de même éclairant de comprendre dans quelle destiné cette loi nous implique dans une quête du Graal où nous nous projetons dans un devenir sans jamais nous y retrouver. Nous nous battons contre des ressentis inconscients incorporés que notre biologie a besoin d’alimenter pour construire celui qui va lutter contre. Pour donner un exemple plus schématique que représentatif d’un ensemble ; si un ancêtre a causé une catastrophe ou de la souffrance par de la colère, un de ses descendants devra créer des situations où il pourra retenir la colère. S’il doit réparer les dommages de cette colère, sa biologie devra trouver les moyens de provoquer la souffrance liée aux vécus de son ancêtre et réparer ce qu’elle aura provoqué. Cette quête ne s’arrête pas en claquant des doigts. Quand nous arrêtons d’alimenter ce jeu, apparaît la vie en nous dans toute sa joie et sa félicité.

Questions : Sommes-nous nos ancêtres ?

En avons-nous et utilisons-nous inconsciemment leurs vécus ?

Sommes-nous ces vécus ?

Avons-nous ces vécus actifs dans notre biologie ?

 

Tout est expérience.

Peu importe ce qui s’est passé, peu importe ce qu’il faudrait continuer, peu importe les maladies traversées, la vie continue sans nous dire où réellement. Prendre ces expériences comme des tares ou des malheurs dont il faut absolument se débarrasser c’est se cacher derrière le triangle de Kapman. Prendre ces expériences comme des occasions de découvertes, d’explorations et d’observations, c’est se permettre de goûter l’immobilité dans le changement perpétuel.

Question : Sommes nous la vie ?

 

Rien ne se perd tout se transforme. Lavoisier.

Dans ce que j’ai vérifié dans les séances que je propose, comme sur moi-même, il apparaît que le fait de stopper le cours d’une expérience nous maintient dans celle-ci et oblige notre métabolisme à le décliner et le transposer de notre intériorité à notre extériorité.

Ainsi, j’ai pu constater dans plusieurs expériences que le fait de laisser par exemple ma peur extérieure m’envahir jusqu’à son paroxysme, était une façon de basculer dans la peur interne beaucoup plus cuisante et agissante. Aussi je peux presque affirmer que découvrir l’information vivante et arrêtée en nous, la laisser faire, réorganise notre alchimie intrinsèque. L’action d’observer cette alchimie en la laissant vivre et mourir, c’est-à-dire passer, nous ramène à un état sans état, c’est-a-dire à une conscience présente, immuable dans le mouvement.

D’une autre façon, laisser vivre un état d’âme sans complaisance ni retenue aucune, évite grandement la focalisation mentale qui est exercée malgré nous pour nous défendre de ce qui pourrait advenir en laissant cet état d’âme se dérouler.

D’autre part, assumer la matière biologique de ces vécus qui vivent en nous, c’est se donner la possibilité de peindre le tableau de sa vie, avec les peintures qui nous ont été données.

 

Questions : Sommes-nous ces peintures ?

Sommes-nous ces vécus ?

 

Qui sommes-nous ? La grande question.

La psychologie quantique explique le trauma de notre pseuso-séparation.

Notre véritable essence serait le vide, le silence, l’immensité, l’immanent, le non temps, le non localisé… Peu importe le nom que nous employons, l’expérience dépasse l’entendement de notre système nerveux. Pourtant, à un moment, nous basculons dans une autre interface, nous nous retrouvons dans un corps, séparé les uns des autres. Atteint par la plus grande des maladies qui n’en est pas une : la dualité. Nous nous reconnaissons par la différence et nous nous attachons à cette différence. Commence le, moi c’est moi et toi tais toi, et par la même occasion commence la bataille pour son existence.

Par ce trauma nous quittons la joie d’être et gagnons le besoin de nous défendre, de nous protéger.

Pour la survie que nous dénommons vie, la peur devient l’élément capital et nous fixons notre attention sur les informations passées qui nous aideront à ne pas mourir, toute forme de mort confondue. Notre origine elle, cette étendue infinie, devient notre ennemi juré dont il ne faut en aucun cas nous rapprocher . Et pour réagir à l’idée de la mort la peur est toute désignée, et pour se faire nous devons rendre le monde hostile, et même devenir hostile nous^même dans certaines situations. Alors nous pouvons nous protéger, et dans cette conceptualisation, non seulement nous poussons notre cerveau à utiliser le manque, la dévalorisation, l’orgueil, l’arrogance, la mauvaise foi, et touti quanti, mais, pour nous donner le change, nous trouvons les partenaires, amis ou ennemis, qui répondront à cette conceptualisation.

Ainsi nous confondons ce que nous sommes – ici je dirai une expérience à vire, avec ce que nous avons – un corps, une histoire, une généalogie, des injonctions, des sens biologiques de survie…

 

La grande différence entre être et avoir.

Vous êtes-vous déjà posé le genre de question ci-dessous, et y avez-vous répondu ?

Sommes-nous notre corps, notre existence, notre vie, notre survie, notre histoire, nos parents… 

ou plus simplement, qui sommes-nous réellement ? 

Pour peut être mieux l’introspecter, je vous invite à suivre cette méditation, tranquillement, un point après l’autre :

Regardez que tous les aspects nommés ci-dessus vont disparaître un jour ou l’autre ;

Regardez que tout ce que vous possédez va aussi un jour disparaître ;

Regardez que vous même, un jour vous allez disparaître.

Alors qu’est-ce qui reste ?

Vous connaissez le pince-mi et pince-moi, ce fameux jeux du fais moi mal pour que je sache que « Je existe »

Il reste le rien, l’inexistant, le silence, l’infini, le vide et son au-delà, jusqu’où rien n’apparaît et rien ne se disparaît..

C’est ce que toute chose est, depuis et pour toujours.

Le réaliser est une aventure passionnante, merveilleuse.

Dans ma sensibilité, je l’ai appelé le voyage du lâcher prise.

Un voyage où j’ai perçu qu’à un certain niveau, le temps et l’espace n’existaient pas. Et que le tout et le rien se manifestaient à notre conscience au cœur de l’instant.

La page blanche accueille toute les écritures, ce qui s’écrit est grandement en rapport aux vécus incorporés de nos ancêtres et est donc un chemin dévié, non personnel et hors de notre origine véritable, c’est à dire celle qui est au-delà du vécu parental.

 

Le grand cadeau.

Quand nous acceptons de voir les injonctions qui nous gouvernent, que nous explorons par quoi elles tiennent, alors le lâcher prise est un pont qui nous permet d’accéder à la conscience de notre être véritable. Il est et a toujours été là. En plus, il n’est différent de personne et de rien.

 

L’homme est en arrêt maladie depuis des siècles.

A la suite de ce trauma de notre pseudo séparation et de notre identification à notre corps/esprit, c’est-à-dire, notre avoir, nous nous attachons à ce qui est mortel et éphémère. Par ce fait nous perdons la conscience de notre immortalité et de notre unité. Oui, j’ai bien dit immortalité, je pourrai utiliser le mot indestructibilité. J’ai réalisé cet état le jour où j’ai senti tant de vie en moi, que cette vie était la même pour tous et que j’étais cette vie comme toute vie dans la conscience que moi, en tant que moi, n’existait pas.

Dans le trauma de la pseudo séparation nous nous vivons dans l’impuissance totale en rapport au paradoxe immensité et immensité densifié dans notre corps. Nous nous rabattons sur ce que nos sens nous communiquent et laissons le système nerveux organiser ce que nous croyons être le chaos, nous ne voyons alors plus que la forme et dénommons cela : la réalité. Dans cette réalité et cette peur nous cherchons notre puissance dans la résistance, la volonté, la réactivité. Dans ce besoin, les situations émotionnelles de nos parents sont une aubaine. Nous avons notre matériel pour nous donner l’illusion de puissance et d’existence . L’égo est monté, les vessie lanternées.

 

Et nous dans tout cela ?

Le moi n’est rien d’autre que ce qui se montre au présent à travers notre espace corps qui n’est rien d’autre que du vide densifié. Dans cet instant fugace, que notre cerveau ne retient même pas puisque son office est de nous maintenir en vie la seconde qui suit, le moi joue les cartes de ses états d’âme. Ces états passent, derrière, l’état sans état les porte tous.

L’utilité du moi, la grâce du soi.

Le moi adore, quant à lui, ces états d’âme, car ils le conditionnent et le protègent de l’immensité. Dans ces états d’âme il se recherche. Dans cette recherche il se réalise sans jamais se suffir. Plus nous nous accrochons à ces états, plus nous les retenons et plus nous cristallisons et densifions ce que nous prenons pour nous et plus nous nous perdons. En perdant la conscience de l’être nous confondons ce que nous sommes avec ce que nous avons.

Nous croyons qu’il y a quelque chose à parfaire. Comme nous n’arrivons jamais à cette perfection puisqu’elle n’existe pas là où nous la cherchons, nous sommes poussé à écarquiller les yeux et peut être à nous ouvrir, à nous éveiller. Le mot est lâcher. Le système nerveux nous a raconté des histoires, si nous arrêtons de les croire une vision complètement différente nous apparaît alors.

Cette vision, aujourd’hui s’ouvre doucement à ma conscience, de jour en jour.

« Nous sommes constamment en train de penser notre vie »

Je me permets ici de recopier quelques mots de Jean Bouchart d’Orval qui m’accompagne depuis quelques mois par son ouvrage, au cœur de l’instant.

« Il n’y a pas de joie demain ! Il n’y en a pas hier ! C’est maintenant. En fait, la joie n’est pas une chose qui se passe : c’est pour cela qu’elle ne disparaît pas. Pourquoi la joie ne peut elle pas disparaître ? Parce qu’elle n’est jamais apparue. Pourquoi n’allons-nous jamais mourir ? Parce que nous ne sommes jamais nés. Tout ce qui naît disparaît. Tout ce qui a été formé va se déformer. Tout ce qui a été composé va se décomposer. Pourquoi conjuguer la vie sur des modes et selon des temps irréalistes : le passé décomposé, le futur pas simple ou l’impératif énervant. Pourquoi pas l’indicatif présent ? Il ne fait qu’indiquer dans le présent. Mieux, pourquoi pas l’infinitif ? Il ne traîne ni sujet, ni complément, ni compliment, rien. »

Quoi dire d’autre ?

Quand il n’y a qu’à être là

Et laissez faire ce que l’on a, au moment où l’expérience s’effectue.

NB Mon ami d’écriture Bernard Klein a écrit un article sur la guérison spirituelle. Je ne l’ai pas lu car je ne voulais pas être influencé par son écrit proche du mien. Toutefois je vous invite à le parcourir Ici. 

Om sweet home

Cet article a été organisé pour la croisée des blogs du site développement personnel par Hannah, voici le lien pour découvrir les autres articles du thème et son site.

5 commentaires pour La guérison spirituelle est une illusion.

  1. hannah@technique Tipi 08/11/2012 à 10:15 #

    Bonsoir Didier,
    Tu as mis le paquet pour la Croisée!
    J’ai hurlé de rire à la phrase,
    « L’homme est en arrêt maladie depuis des siècles. »
    Je ne vois pas de meilleure définition à nos tentatives
    d’aller mieux!
    En même temps, je ris un peu jaune parce que j’ai
    passé beaucoup de temps à vouloir guérir!
    Et j’organise la croisée sur le thème
    « histoires de guérison! » Bon, je ne suis pas à
    un paradoxe près, je me soigne!
    Merci encore pour ce très bel article.
    Biz
    Hannah

  2. BK 07/11/2012 à 11:27 #

    Hello Didier,

    Lorsqu’on cesse d’être fasciné par l’extérieur, l’intérieur nous aspire sans discussion possible.

    Alors, le monde et l’existence perdent absolument tout intérêt.

    Une fois tout désir de vivre éradiqué, se révèle un état de lassitude ontologique proche du désir de mourir, suivi d’une bienveillante indifférence vis à vis de la vie et de la mort.

    Et puis, un jour, on vit, depuis ce qui correspond à une toute autre définition du mot « vie », on vit sa propre absence. Et l’on voit que la présence ou l’absence… ça ne change rien ! C’est indifférent !

    C’est le premier stade de l’immortalité.

    En général, c’est fou ce que l’immortalité est bonne pour la santé !

    Mais, évidemment, ça ne présente plus aucune sorte d’intérêt.

    Tss, tss… la vie est mal faite !

    Bernard

    • Didier 17/12/2012 à 1:26 #

      tss.. tss.. le crois-tu vraiment ?

      Didier

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