La permaculture un autre point de vue sur l’agriculture.

merci sxc.hu et davidvives

merci sxc.hu et davidvives

Je remercie Philippe du blog apprendre sur soi et avancer (clique), d’avoir pour la croisée des blogs de la plate-forme développement personnel (clique), proposé le thème “question de point de vue : changer de regard pour avancer” (clique). Il me permet d’ouvrir un dossier que je voulais ouvrir depuis longtemps : la permaculture.

 

La permaculture pour changer de regard et réintégrer une terre saine.

Comme le dit le responsable des fraternités ouvrières : “c’est un délice de mon jardin”

Je vous laisse découvrir cette vie naturelle.

C’est le triomphe de la vie.

Voici un truculent personnage qui nous parle de la vie et de l’amour, à sa façon.

Je reprends quelques principes entendus dans cette vidéo avant de laisser s’exprimer mon cœur sur cet échange.

Comment bénéficier de notre mère nature, dans le respect et la bienveillance.

“Le sol n’a jamais été retourné ou bêché depuis près de quarante ans.

Les déchets organiques sont jetés directement sur le sol pour le nourrir.

Depuis quarante ans aucun pesticide n’a été utilisé. Aucune mort n’est recherchée, plutôt la vie, l’entente entre les espèces. Cela passe par l’observation, c’est favoriser tout le monde.

C’est le triomphe de la vie.

La qualité de la terre est extraordinaire.

Avec la permaculture on est avec la créativité et la création.”

 

Pour être heureux.

Il y a plusieurs points qui me fascinent dans cette permaculture.

Le premier, c’est l’observation à et de la nature.

Elle est ici considérée comme une amie et non, schématiquement, comme un employé qui doit fournir sans qu’on le paye trop cher, un effort constant et sans relâche pour la productivité ; ou encore quelque chose qui peut nous servir et pour lequel nous n’avons aucun respect ou aucune crainte.

En toute intelligence : on ne possède pas la vie, elle nous sert et nous revenons à elle.

L’observation, du comment les espèces de la vie se rencontrent, se tolèrent, se donnent l’un à l’autre, est réellement un moyen de changement de vision. Elle suit un équilibre, l’équilibre de la nature dans sa diversité. Cette nature est aussi en nous-mêmes. La personne bien sympathique de Mouscron nous parle du triomphe de la vie et de cette culture assassine. Je ne sais pas si la permaculture est adaptable au tout terrain, mais elle fonctionne dans beaucoup de géographies.

Je vous en laisse juge par la vidéo ci-après.

Un jardin à 1500 mètres d’altitude

Le respect de l’environnement.

Le travail de Zepp Holzer démontre comment nous pouvons subvenir à nos besoins sans dégrader notre environnement.

Dans mon registre : “la voie du non faire et l’appréciation de l’instant présent”, fonctionnent sur les mêmes lois que la permaculture. L’art de laisser les éléments de sa ou de la nature vivre et se transformer, savoir les mettre en combinaison ou accepter leur désaccord, savoir regarder plus intensément dans ses objectifs le fourmillement des mouvements de la vie, comprendre ses fonctionnements, ses humeurs, ses batailles, tous ces éléments sont des passes importantes pour ouvrir son regard à d’autres horizons que le manque et la peur, comme l’envie de détruire ou l’idée de se débarrasser de…, pour assurer sa survie.

Tuer une plante dans la nature ou tuer une information de vie en soi, en sa nature, revient au même, la forêt amazonienne en témoigne. Ne trouvez-vous pas ? Maintenant, nous en avons tellement pris l’habitude, nous trouvons tellement cela normal.

Mais n’est-ce pas aussi dans le chemin humain que de visiter “le négatif” pour prendre conscience des lois universelles ?

De l’intelligence nature pour notre vie sur terre à l’intelligence universelle que nous pouvons, en nous, rencontrer.

Spider sxc

Zepp Holzer fait pousser des cerisiers à 1500 mètres d’altitude, cinq mois de récoltes, de juin à septembre ! Pourrions-nous faire pousser l’amour dans une terre intérieure dévastée par la non confiance ou le doutenon-confiance ou doute personnel et non-confiance ou doute interpersonnel ? Pourrions-nous laisser l’amour féconder notre terre intérieure quand nous avons besoin de ces doutes ou de cette non-confiance pour construire nos armes et notre distinction personnelle en rapport à l’autre ? Qu’est-ce que nos positionnements « dualité » engendre ? Que faisons-nous pour le remarquer ?

Maintenir la vie par un équilibre fragile,c’est-à-dire qui demande du soin, de la compréhension, du discernement, entre les systèmes écologiques, entre nos systèmes de survie, entre nos éléments intrinsèques de vie.

Si cet équilibre est brisé, la nature voit sa production s’éteindre, nous dit la permaculture.

N’est-ce pas la même chose pour nous-même ?

Les pistes personnelles que j’ai sont les suivantes.

Si nous refusons une quelconque information vivante en soi, l’équilibre en nous doit alors se faire sur un déséquilibre : cela s’appelle la compensation. Si inconsciemment nous nous identifions à des formes de pensées, par exemple, dévalorisantes sans même nous en rendre compte, nous forçons notre cerveau à compenser cette défaillance par de l’orgueil. L’orgueil est le côté pile de la dévalorisation, comprenez-vous pourquoi ?

Exprimez-vous dans les commentaires, si vous voulez.

C’est l’équilibre dans le déséquilibre, l’harmonie dans la dysharmonie, le positif dans le négatif.

Si la permaculture montre que la nature a sa propre intelligence et que si l’homme utilise la connaissance bienveillante il peut naître un jardin d’Eden.

Dites-moi, ne serait-ce pas la même chose avec la considération due soi-même ?

Le soi, le moi, vous connaissez ?

Peut-être ne verrez-vous pas à quoi je fais allusion en disant : le chemin humain passe par l’illusion sur soi et de la vie. Je crois que le changement de point de vue se fait en changeant son angle de vision, c’est-à-dire en acceptant de se déplacer, deyfleur13 pénétrer le mystère. Si c’est vrai pour l’extérieur, c’est vrai pour l’intérieur.

Notre vie nous bouscule, nous met face à nos illusions, aussi nous nous battons contre elle. Là commence le sentier vers soi. Ce sentier où l’on choisit d’accueillir sa vie avec sa densité et ses passages, ce sentier où le discernement peut peut-être nous conduire à la prise de conscience de l’intelligence naturelle et universelle qui est en chacun de nous, notre source, notre immensité : le regard dans le regard.

Tuer la vie quand on n’entend pas : “Tu es la vie”.

Comme dans un jardin pulvérisé par les produits chimiques où les matières nuisibles ont été anéanties et où son paysage peut apparaître, en premier lieu, comme une source d’abondance et de facilité d’exploitation, nos refoulements comme nos “mises aux oubliettes” peuvent nous faire croire que le danger est passé. En parallèle, nous utilisons aussi, des produits chimiques intérieurs pour chasser, en nous, ce qui nous dérange sans même en avoir réellement conscience, sans même savoir ce que nous tuons en nous-même. Quelques sages nomment cela la petite mort. Tout un équilibre dans notre alchimie s’effectue en fonction de ce que nous cautionnons ou mettons en conflit entre notre biologie et notre psychologie.

Je le connais, car depuis quinze ans, mon travail observe cette vie soi-disant invisible. Je peux vous dire ceci : c’est fabuleux de l’observer mais cela demande à traverser sa résistance et son identification égotique. Ce personnage, cet égo est un passage vers l’immensité. Il nous donne l’occasion de notre deuxième naissance, le passage vers soi, là où nous nous rendons compte que le “moi” n’est rien et tout à la fois.

Coupé de la ressource immense de la vie.

Comme le sait “Zepp Holzer, la monoculture industrialisée laisse les sols plus pauvres chaque année.”. Que ce soit dans un jardin, dans une serre, chez un être humain, l’ignorance des éléments qui s’échangent pour le bon fonctionnement de la vie, cause des ravages personnels comme sociétaux. Dans notre mécanisme de survie nous cherchons à satisfaire des besoins vétustes c’est-à-dire passés, qui ne correspondent plus à ceux du moment. Ils ne correspondent donc pas à nos besoins réels, normal alors qu’il y ait un tel gâchis. Ainsi le marcher à côté de nos pompes commence, normal que le marché soit en crise, non ? La réponse de l’existence est bien sûr en harmonie avec notre déséquilibre. L’ego se construit sur la tentative de contrôler des expériences passées dans lesquelles notre cerveau inconscient a patiemment classé tout un tas d’informations à éviter. En cherchant à évincer le vécu d’un passé non conscientisé, nous cherchons à créer un autre avenir. Le dalaï-Lama a remarquablement illustré les conséquences de ce chemin, en répondant à la question “qu’est-ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ?” de cette façon : “les hommes… Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé. Et à penser anxieusement au futur, ils en oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir… et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu.”

Le combat permanent contre la nature dont parle Zepp se voit dans nos vies : courir pour ceci pour cela – devoir dépasser ceci cela – atteindre tel but tel objectif.

J’aime inciter à la réflexion dynamique.

Dans cet objectif, nous voyons-nous ?

Dans cet objectif, nous vivons-nous…avec conscience ?

Et d’ailleurs, quelle conscience développons-nous alors ?

Notre régime alimentaire utilise des produits maintenus en vie chimiquement ou artificiellement, le résultat est l’épuisement du sol. Je vous invite à observer si vous faites de même avec vos propres vies, si petit soit-il. Attention, c’est très subtil, cela demande d’aller au-delà de l’intellectualisation de la vie. De plus si vous le faites dans un jugement de valeur, ou une recherche moralisante genre, “c’est bien / c’est mal”, plutôt que dans une simple constatation de ce qui vient des profondeurs de votre biologie et de votre conditionnement, votre cerveau ne vous laissera pas voir. Il vous protégera de vous-même contre vous-même. Notre cerveau a d’innombrables façons pour éviter les informations inconscientes. Je nomme réflexion dynamique l’action d’explorer son inconscient sans jugement ni manipulation.

L’agriculture moderne en est bien arrivée ici pour nous protéger, peut-être de nous-même contre nous-même.

Pour conclure sur le sujet “changer de regard pour avancer”.

Si le changement de regard est important pour prendre conscience des informations que nous utilisons pour construire sa vie ou s’apercevoir de son existence, je crois qu’il convient d’observer le regard que nous avons là, dans le moment sur les choses et surtout soi-même. Il est important aussi d’explorer ce qui nous amène à voir l’image de la façon dont on la voit. C’est ce que je nommais le regard dans le regard. Peu de gens osent cette remise en question de leur croyance. Croire résulte à avoir une idée sur quelque chose, osons aller jusqu’à l’évidence.

Le doute, alors ne sera plus nécessaire.

Dans mon métier où j’œuvre modestement pour une “terre happy”, je m’aperçois combien notre vision reste cristallisée sur des considérations inconscientes.

Le mécanisme de survie dans lequel nous vivons, plonge beaucoup d’entre nous, dans une forme de transe. C’est à chacun de s’en rendre compte. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez participer à l’événement que j’organise sur mon blog, il parle de ce mécanisme à travers 7 articles et propose un jeu pour le “Je” : “les mots vous sourient”.

Pour vous informer, cliquez ici.

Il propose aussi des sujets d’articles aux blogueurs et écrivains, pour vous informer cliquez ici.

Je vais finir par un petit cadeau.

Si vous avez un petit jardin et que la permaculture vous a séduit, voici une vidéo intéressante:

Bien à vous et merci de votre lecture, vos commentaires sont bien venus.

Au revoir mes amis.

 

 

Om sweet home

 

8 commentaires pour La permaculture un autre point de vue sur l’agriculture.

  1. Emmanuelle 17/02/2013 à 8:18 #

    bonjour,
    Bravo pour ce magnifique témoignage vivant de ce qui est réalisable sur notre planète et pour le bonheur de tout ses habitants pierres-plantes-animaux et humains.
    si tu veux bien, je mettrais un lien de mon site vers le tien, où je parle de nature-santé-épanouissement.
    encore merci
    Emmanuelle
    J’ai eu tes coordonnées par Valérie :http://universunmondeencouleur.com/

    • Didier 17/02/2013 à 11:11 #

      Bonsoir Emmanuelle,

      Déjà merci pour ton passage sur le voyage du lâcher prise. Je suis bien d’accord avec toi, la permaculture ouvre en champs très vaste sur la relation entre les vies différentes sur terre. Nous pouvons effectivement faire un échange de lien si tu veux. As-tu entendu parler de l’événement que je propose à l’heure actuel. Il apportera encore plus qu’un échange de lien.
      Bie à toi et au plaisir.
      Didier

  2. Valérie 30/01/2013 à 3:42 #

    Bonjour Didier,

    Je suis depuis quelques années intéressée par ce mode de culture, j’ai un jardin en pente pas facile d’accès, donc plus ou moins en friche et en créant des terrasses, il serait parfait pour la permaculture, même s’il n’est pas énormément ensoleillé, il est quand même exposé Sud Est et Sud. Je vais me renseigner pour trouver l’adresse des gens qui vendent leurs graines et qui donnent des conseils dant ton premier reportage, car je pense qu’il ne faut pas faire n’importe quoi pour que cela fonctionne.

    Tu as raison de faire la comparaison entre ces deux natures, laissons notre nature s’exprimer complètement, elle sait ce dont nous avons besoin, nous sommes de  » belles plantes. » nous aussi, qu’il faut cultiver.
    Je défends donc parfaitement ton point de vue et je pense que je ferai un jour un article sur ce sujet également dans mon blog, cela va dans le sens de ce que je veux transmettre, même si j’ai pris l’image des marais salants pour l’expliquer, la permaculture offre le même message, soit la diversité des espèces pour un monde en couleur, sain et plein de vie. Je n’hésiterai pas alors à faire un lien avec ton article pour compléter mon sujet.
    Valérie
    Valérie

    • Didier 31/01/2013 à 2:34 #

      Bonjour Valérie,

      Merci beaucoup de ce renvoi, n’hésite pas à m’envoyer le lien de ton article quand tu l’auras publié. Je compte en écrire plusieurs sur le sujet de toute façon dans mes dossiers ‘lâcher prise » car pour moi le lâcher prise demande un non lâcher prise autre part, ainsi je vais publier des articles où je trouve que nous, humain, nous avons tendance à lâcher prise là où nous ne devrions pas. Bonne continuation Valérie

  3. hannah@technique Tipi 27/01/2013 à 9:03 #

    Bonsoir Didier,
    Je me demandais où tu voulais en venir et finalement
    l’analogie est très parlante.
    Nous sommes fiers de nos faux-self comme les agriculteurs
    sont fiers de leurs fruits calibrés et sans défauts.
    C’est plein d’espoir, laisser notre nature être et elle devient
    abondante!

    • Didier 27/01/2013 à 9:14 #

      Salut ma chère Hannah. C’est exactement cela. Plus aussi, le fait que quand on laisse la vie faire l’effort est moindre. C’est ce que témoigne le personnage de Mouscron. Alors, qu’attendons-nous ? Le dégel de notre ignorance. Mais cela fait partie du chemin. Alors ? Peut être à chacun d’exprimer ce qui lui semble bon pour tous. C’est à chacun de réaliser son soi et donc de se rendre compte de son ignorance compensé par une arrogance débonnaire. Est-ce triste ? Non, c’est le chemin de vie de l’humain. Sinon, perso, l’espoir, je n’aime pas, j’aime les actes ou le non acte responsable.

  4. Philippe 22/01/2013 à 10:14 #

    Bonjour Didier,

    Merci pour ce magnifique article. J’aime beaucoup la comparaison entre la culture du sol et la « culture » de soi avec la notion d’utiliser ce qu’on a et de l’accepter plutôt que de survaloriser une partie et combattre une autre.
    Les vidéos sont très parlantes et illustrent bien.
    C’est un beau changement de regard.

    Je crois que je vais me mettre à la permaculture.
    🙂

    • Didier 22/01/2013 à 2:00 #

      Bonjour Philippe, Merci de ton passage. J’ai été lire ton article aussi et j’ai beaucoup aimé. Je le conseille ici. Le changement de regard amène à l’expérience du tout et du rien. moi je signe.

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