Qu’est-ce que la souffrance  selon Thierry Vissac ?

Voici une vidéo de Thierry Vissac.

« La souffrance fondamentale ne vient que de la coupure d’avec ce qui est. »

 

Lâcher prise sur le contrôle pour comprendre ce qu’est la souffrance.

Ci-dessous le texte de Thierry Vissac

 Si je me coupe de ce qui est, ce qui me traverse, de ce qui vit à l’intérieur de moi ou si je me coupe de ce qui me vient de l’extérieur, de ce qui se présente à moi, que ce soit une personne ou une situation inattendue……

…. Si j’accueille, si je me laisse traverser par ce qui vient de l’extérieur ou ce qui vient du dedans, si je redeviens un passage, le passage que je suis dans cette incarnation à ce moment là il n’y a pas de souffrance…. C’est vécu comme une souffrance seulement dans le conflit. Thierry Vissac

Schémas (clicker sur le mot)

A ce partage, j’aimerai amener l’éclairage par le mouvement de vie exposé dans le schéma ci-dessus, plusieurs phénomènes y apparaissent qui montrent comment nous nous coupons du flux universelle. 

1/ Le phénomène de l’identification – si je dis consciemment et inconsciemment : “je suis mon incarnation (carré), et exclusivement ce carré : je nie ce mouvement de vie »

2/ Le phénomène de l’arrêt du temps : « ce qui va et vient ne doit exister »,

3/ Le phénomène de la cristallisation des émotions : « ce que je repère doit rester »

4/ Le phénomène de coupure de son origine qui apporte la peur face à celle-ci : «  l’origine devient l’ennemi car elle met en cause notre identification à notre incarnation. Ainsi naît la peur de l’inconnu, du vide, du silence…. »

5/ Dit autrement, le phénomène de la peur de l’inconnu qui raisonne sans que nous le sachions avec « l’un connu »,

6/ Le phénomène de la réactivité et des blessures sur l’amour propre (Est-ce que l’amour sal existe ?)

7/ Un principe immuable à toute incarnation, pour qu’un élément meurt il doit avoir vécu,

8/ Le phénomène social, où notre société se construit sur le triangle « victime – bourreau – sauveur » (article à paraître)

9/ Et bien d’autres encore…… Lesquels voyez-vous ? Commentaires ci-après ?

 Dans l’ensemble de ce schéma, s’expriment le laisser passer ou le laisser vivre en soi ce qui vient, se trouve et meurt en soi. Pour moi c’est comme accepter de devenir la flûte enchantée qui laisse s’orchestrer la vie dans sa propre essence.

Ceci posé, il est alors plus clair de comprendre cet autre phénomène :

10/ Nous identifier à notre incarnation nous pousse à refuser le changement, comme la naissance ou la mort d’une information, éléments avec lesquels notre conscience est en conflit. Nous arrivons alors à un moment où nous ne comprenons plus rien et où se jour à l’intérieur de nous le « flûte alors ». Ici commence la dynamique des conflits.

A ce moment précis, tout se joue dans notre acceptation honnête de l’information. Le soi, l’immensité, le silence… le vide, se trouvent à partirde l’honnêteté de cette acceptation.

Le site de Thierry Vissac     http://www.istenqs.org

Au moment où j’écris ces mots, je ne l’ai jamais rencontré.

 

 

 Et maintenant le phénomène de vos commentaires ! 

 


4 commentaires pour Qu’est-ce que la souffrance  selon Thierry Vissac ?

  1. Sinje 09/05/2012 à 8:39 #

    Bonjour Didier !
    J’ai pu tester une méditation ancestrale tibétaine, qui, si j’ai bien compris, va dans ce sens. Il s’agit de faire de la place à la souffrance, de la dilater, de l’accepter donc…Toutes ces choses sont tellement simples et pourtant difficiles…et extraordinaires !
    @bientôt
    Sinje

    • Didier 10/05/2012 à 7:20 #

      Bonjour Sinje – j’ai appris que tes problèmes d’internet sont résolus, super. Pour te répondre, la pratique que je propose laisse complètement faire mais dirige son regard là où se joue les noeuds de l’égo. La souffrance n’est rien moins que le signal de notre séparation de notre être, à partir du moment où tu constates dans le présent cette coupure, tu communie alors avec ton être : cette rencontre s’appelle – « comme union », grâce, méditation, prière. Si tu dilates la souffrance, bien sûr il y a un effet, mais, pour moi, c’est une manipulation et non une compréhension du comment nous nous maintenons la dualité, la souffrance n’existe pas en elle-même, c’est un effet. Bien à toi et merci pour ton partage – je souhaite vraiment que ce genre de partage se multiplie. A plus.

  2. Nancy Bulinckx 27/04/2012 à 6:11 #

    Une manière « très simple » de l’apprivoiser consiste à l’opposer à son contraire : le contrôle.
    Lâcher prise implique parfois de faire le deuil d’une croyance.
    Oui bon c’est bien beau tout ça mais sur le terrain, en pleine action de la vie faut s’accrocher hein…..pour y arriver … à moins que non faut lâcher….!!! 🙂
    Merci Didier pour ce partage riche qui profitera à ma descendance….
    Nancy

    • Didier 27/04/2012 à 6:55 #

      Bonjour Nancy, j’espère bien que l’ascendance en profitera aussi. C’est drôle en même temps ton commentaire, j’étais ce matin dans cette disposition, laisser la réaction se faire si je ne peux pas faire autrement, mais ensuite, ou pendant….peu importe, regarder ce qui m’a fait réagir et l’explorer. Je crois que c’est une façon d’aller vers « l’agir ». Bisettes. Didier

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