La vie un jour m’a invité dans un corps.

Nous sommes toujours des hôtes sur cette terre…

Krishnamurti

Fleur-desert

 

Voici ci-dessous le développé de cette citation et ici sur le site « krishnamurti-France ».

… Avec l’austérité que cela implique. L’austérité est plus profonde que le renoncement des possessions. Ce mot d’austérité a été spolié par les moines, les ermites, les sannyasins. Il n’avait pas de sens là-haut, dans la solitude des choses, des multitudes de pierres, de petits animaux, de fourmis. Et dans le lointain, au-delà des collines, la grande mer brillait, étincelait. Nous avons scindé la terre comme si elle nous appartenait – votre pays, le mien, votre drapeau, son drapeau, la religion d’ici et celle de l’autre, là-bas. Le monde, la terre sont divisés, en morceaux. Nous nous battons et nous disputons pour la possession, et les politiciens exultent de pouvoir maintenir cette division, sans jamais considérer le monde comme un tout. Ils n’ont pas l’esprit global. Jamais ils ne ressentent ni ne perçoivent l’immense potentiel de n’avoir pas de nationalité ni de division. Ils ne s’aperçoivent jamais de la laideur de leur pouvoir, de leur position, de leur sentiment de supériorité. Ils sont comme vous et moi, mais ils occupent le siège du pouvoir avec toute la mesquinerie de leurs désirs et de leurs ambitions. Ainsi, ils assurent la survivance d’un comportement « tribal » que l’homme a toujours eu à l’égard de l’existence. Ils n’ont pas l’esprit libre de tout idéal ou idéologie, l’esprit qui dépasse les divisions entre les races, les cultures, et les religions que l’homme a inventées.

Les gouvernements seront nécessaires tant que l’homme ne sera pas sa propre lumière, tant qu’il ne mettra pas de l’ordre et de l’affection dans sa vie quotidienne, et qu’il ne portera pas un soin attentif à son travail, à ses observations, à son apprentissage. Il préfère être dirigé dans ses actes, comme il l’a été depuis toujours, par les anciens, les prêtres, les gourous. Et il accepte les ordres de ceux-ci, leurs curieuses pratiques destructrices, comme s’ils étaient des dieux incarnés, comme s’ils connaissaient toutes les conséquences de cette vie si extraordinairement complexe.

 

Ne trouvez-vous pas une noblesse dans cette citation :

«  Nous sommes toujours des hôtes sur cette terre » ?

 

Dans la première partie de son développé, Krishnamurti incrimine les dirigeants. Mais qui donne le pouvoir aux dirigeants ?

 

Vous et moi ! C’est bien ce qu’il souligne dans la deuxième partie.

 

Si je me tourne vers mon existence je me considère comme citoyen du monde et plus encore : citoyen de l’univers. Pourtant je peux crier « allez les bleus » quand le ballon rond roule sur les pelouses, avant de me considérer coq bleu/blanc/rouge moi qui suit coc, certes, mais chez les Chinois,

 

Maintenant cela n’enlève en rien ma responsabilité sur ce que je nommerais « attentat à la vie ». Comme tout le monde, un moment donné dans mon existence, j’ai mal compris la vie, la société, moi-même, mes semblables et notre voyage.

Comme beaucoup j’ai voulu saisir et posséder cette vie qui ne peut être mienne tellement mes bras sont trop petits. Comme quelques-uns j’ai haï la vie et les humains par trop de souffrance perçue.

Pourtant la vie m’englobe tout entier et me porte complètement. Elle l’a toujours fait même si j’ai cru le contraire.

Respecter la vie, ce n’est pas seulement, respecter la nature, ne pas jeter des détritus, faire en sorte de moins polluer, c’est aussi accueillir avec attention, voir émerveillement la vie en soi. Cette vie qui anime tous les éléments.

Ni ma mère ni mon père et ni mes professeurs ne m’ont appris cela.

Ils m’ont appris le contraire ? Comment auraient-ils pu le faire, ils ne savaient pas.

Paix à eux et à vous tous comme à moi-même.

Mais ne devrions-nous pas apprendre à respecter cette vie qui nous respire ?

Nous sommes les hôtes sur cette terre comme notre égo est l’hôte dans le vivant de notre corps et esprit.

 

 

Aucun commenatire.

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