L’article caché, les mots vous sourient (3)

L’événement en un clique

Nous luttons perpétuellement afin de ne pas nous trouver face à face avec ce qui « est ».

Krishnamurti.

 

Plusieurs clés que je considère importantes pour mener sereinement sa vie sur terre. (Exposées dans le huitième article partie 1 et 2.)

1. Entendre son inconscient.

  1. Discerner dans le moment présent, en soi, le conscient comme le non conscient.
  2. Faire la différence entre qui vous êtes et qui vous n’êtes pas.
  3. Utiliser son système D.
  4. Assumer son ressenti : c’est-à-dire son vécu intérieur.

 

Le site Francophone de l’Association Culturelle Krishnamurti a aimablement accepté de me laisser utiliser les citations de cet humain remarquable. Ils m’ont demandé de préciser que j’agissais à des fins lucratives, ce qui est vrai puisque je propose des séances et des formations entre autre sur ce blog. Eux ne le font pas.

Ceci dit, je reviens sur mon exposé pour commenter cette citation que je trouve si vraie. Je ne m’arrêterai pas seulement à elle seule mais aussi au développement de Krishnamurti que vous pouvez lire via ce lien.

 

La recherche du résultat plutôt  que celle de l’être.

Nous bâtissons notre existence sur l’effort et la volonté, le désir de… Il nous paraît essentiel qu’il y ait un résultat. Pour ce résultat nous désirons, changer, évoluer, nous parfaire, devenir. En voulant devenir, nous nous impliquons dans une non existence, c’est-à-dire une existence en devenir.

Maintenant, je vous invite à méditer la réflexion ci-dessous : 

Un enfant va grandir, certes, mais n’existe-t-il pas déjà ?

Existe-t-il en devenir ?

N’a-t-il rien qui ne le fasse déjà exister ?

Est-ce que c’est lui qui va grandir ou est-ce que ce sont ses capacités, ses connaissances, ses aptitudes, son corps…

Vous me direz mais c’est lui, ses capacités, ses connaissances, ses aptitudes.

Je vous répondrai : ne dit-on pas “avoir ” des connaissances, des aptitudes ou des capacités, et non “être” des… ? Toutes ces tournures appartiennent-elles à l’avoir ou à l’être ?

Qu’est-ce qui est et qu’est-ce qui n’est pas ?

Krishnamurti avance que nous luttons perpétuellement afin de ne pas nous trouver face à face avec ce qui est. Mais qui ou qu’est-ce qui est ? La réponse est quasi inaudible quand nous restons dans la seule écoute de ce que nous aurions ou pourrions faire. Quand on vit ce qui doit être fait, ce fait, est impliqué dans toute vie humaine. Après, bien sûr, il y a l’art et la manière, l’œuvre de chaque vie, la conscience de chaque individu. Dans ce “Je” “Jeu” la vie nous pousse à la créativité et tout absolument tout ce que nous faisons ou ne faisons pas, y participe.

Quand la peur remplace la joie.

A partir du moment où nous cherchons à devenir, que faisons-nous de nous, là maintenant ? La peur n’est-elle pas créée à partir du moment où nous ne faisons que nous projeter dans un avenir lointain ? La raison de notre course à l’existence ne prendrait-elle pas sa source dans le fait que nous n’avons pas l’impression d’exister dans le simple ici et maintenant. Si nous devons devenir, c’est que nous n’existons pas dans ce présent ou que nous avons peur de nous observez ou d’y être. Ainsi nous serions prêts à nous tuer à l’effort afin, comme le dit Krishnamurti, de changer ce qui est en ce qui n’est pas. Cocasse non ?

Sixième clé : goûter la vie qui nous anime dans le présent.

Comment pouvons-nous être satisfaits de nous-même dans ce que nous sommes et ce que nous faisons si le fruit est à récolter ? C’est au contraire quand il nous est clair que le fruit c’est nous, que la vie c’est nous, que nous la laissons nous porter, que la joie se fait toute entière à notre esprit. 

Quand se démerder est un acte de foi.

Je ne sais plus si j’ai chopé la phrase ci-dessous sur le net ou si je l’ai écrite moi-même ! Aïe ! Je m’en excuse. Elle est tellement porteuse de sens, que je la pose délicatement et avec respect, ci-dessous :

“ Un être humain fait partie d’un tout que nous appelons « l’Univers » ; il demeure limité dans l’espace et le temps.

Il fait l’expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparé du reste – une sorte d’illusion d’optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une prison,  nous restreignant à nos désirs personnels et à une affection, réservée à nos proches.

Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu’il embrasse tous les êtres vivants, et la nature entière, dans sa splendeur…”

Krishnamurti nous parle de “ce qui est”. J’aimerais dégager deux choses dans notre ‘’ce qui est”. Il convient de distinguer :

ce que nous croyons être et qui compose notre conditionnement, c’est-à-dire notre mécanisme de survie, notre égo ou notre égo, ce sont des visions de la même chose,

de ce que nous sommes réellement, c’est-à-dire une expression individuelle non divisée de l’expérience de vie toute entière, c’est-à-dire l’immensité, l’immanent, Dieu, la Liberté, la Paix… Je vous laisse continuer suivant vos sensibilités.

 

Septième clé : si tu veux expérimenter qui tu es : installe toi dans le “Je” et laisse tomber tout le reste.

Observe les concepts sur lesquels tu t’identifies.

Nous pourrions parler des semaines, des mois et des semaines sur ce sujet. D’ailleurs des sages en parlent depuis la nuit des temps. Alors, qu’est-ce qui manquerait ?

Peut-être l’expérience consciente de chacun, de qui il est vraiment. Cette expérience ne peut pas être vécue grâce à des exercices, un guru, mise à part son “guru intérieur”, car c’est une prise de conscience. Ensuite toute expérience peut favoriser la prise de conscience pour sortir de nos illusions, nos confusions (qui fait référence à la fameuse expression méridionale “fusions-con”).

Huitième clé : mes amis : vivez, observez, goûtez…autant ce qui est à l’extérieur de vous que ce qui est à l’intérieur.

 

 

4 commentaires pour L’article caché, les mots vous sourient (3)

  1. Sinje 14/01/2013 à 10:53 #

    Bonjour Didier,
    Je te remercie de m’avoir fait découvrir Krishnamurti via ton blog,
    vidéo et citations, et voilà qu’un ami me parle de ses enfants dans une école basé sur son éducation…
    Ce sont les échanges qui me permettent de capter quelques étincelles, qui je suis, qui est là ?…
    C’est sous-jacent , mais c’est bien là, je le sais…
    A bientôt
    Sinje

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