L’article caché (8.5.

La méditation ne consiste pas à suivre un système. Krishnamurti.

Texte sur site krishnamurtit cliquez ici.

Avons-nous reçu un mode d’emploi pour respirer ?

Pour digérer ?

Pour émettre des sons ?

Pour penser ?

Pour réfléchir ?

Pour avoir des émotions ?

Pour faire battre notre cœur ?

Pour faire circuler notre énergie ?

Pour vivre et être en vie ?

 

Avons-nous besoin d’un mode d’emploi pour vivre ?

 

Alors pourquoi cherchons-nous tant à posséder, solutionner, avoir ?

 

Pourquoi croyons-nous que c’est en ayant que nous devenons… quelqu’un ?

 

La méditation est avant tout un état : l’état sans état. Qu’est-ce qui fait que de nombreux chercheurs spirituels, après avoir rencontré une quiétude intérieure par l’exercice de la méditation, retournent à leur état émotionnel connu, quand ils se retrouvent dans la vie ?

Parce que nous retournons à nos schémas d’identification. C’est en les abandonnant et en s’intéressant à « plus large », que nous pouvons découvrir l’état méditatif.

 

Pourquoi la méditation ne consisterait pas à suivre un système ?

Parce que l’état de méditation consiste à réaliser, se rendre compte que nous sommes fondus dans une unité. En d’autres termes, que nous n’existons pas, et à vivre l’immensité de cette unité.

La méditation est au-delà et en-deçà de tout système puisqu’elle s’inscrit dans la compréhension que nous sommes bien plus que nous croyons être et bien moins que ce que nous souhaitons être.

Pourquoi une pratique méditative peut favoriser mais non amener immanquablement à discerner ce qui est de ce qui n’est pas ?

L’action de méditer pour acquérir un bien être n’est pas la même démarche que celle où, soit l’introspection méditative consiste à regarder sa confusion ou illusion intérieure pour la traverser et s’ouvrir à l’immensité intrinsèque, soit à réaliser simplement qu’elle ne nous a jamais quittés. Retenez que la confusion intérieure peut autant se placer sur du négatif que du positif. Dans l’une le mental agit et crée l’impression du positif ou du négatif, dans l’autre il ne fait que constater. Pour atteindre la non dualité, ni le moins ni le plus ne doivent être la finalité. Là est, je crois toute la différence.

Vivre, soit dans le bien être, soit dans une recherche de dépassement de mal être, n’a rien à voir avec le fait de se laisser fondre dans le néant sublime à qui on offre dans l’amour et sans force la moindre image de soi et toute idée, si petite soit-elle. Cet état-sans-état va au-delà du bien et du mal, au-delà de toute considération. Il va dans la profonde conscience immuable et insondable. Nous passons tous, à notre façon, par la peur de s’y perdre. C’est ce que veulent dire certaines personnes, quand elles disent que l’homme a plus peur de la lumière que de la pénombre. Il y a beaucoup à introspecter dans ce dire.

 Règles du jeu les mots vous sourient en un clique

Propositions aux blogueurs / blogueuses en un clique

Trackbacks/Pingbacks

  1. Quatre scénettes sur la pensée et l’émotion dans l’agir et le réagir (7.5) | Le voyage du lâcher prise - 18/03/2013

    […] que votre existence a répondu à votre mère, quant à votre naissance, en vous regardant et en vous tenant […]

Laisser un commentaire