Mes premiers pas dans la conscience de la vie joyeuse.

Merci à sxc.hu

Merci à sxc.hu

L’état de joie.

Il y a environ un an et demi, je vivais une expérience décisive. Je pris conscience de la vie qui me traverse, de cette force, ce mouvement infini, ce silence, cette douceur, cette bienveillance qui fait scintiller la flamme à la fois fragile et puissante de la joie que la vie contient en elle-même. C’est un espace multi dimensionnel qui n’en finit pas de finir et de recommencer, de lui naissent tous mouvements, toutes formes. 

La méditation est l’exercice de se laisser porter, une façon de vivre et agir à partir de cet état sans états. C’est un vide en mouvement perpétuel d’où se dessinent et prennent forme les autres états : émotionnels, mentaux, animal, végétal, minéral, humain…

Au moment même où je percevais cette fascinante profondeur, l’intime conviction d’être indestructible me frappa. C’était sans appel. Comprenez-moi bien, je ne dis pas que mon corps est indestructible puisqu’il disparaîtra, je n’avance pas non plus que ce que je crois être, le moi de référence, est indestructible, puisqu’il n’existe que dans ma tête et son représenté incarné (l’image corps). Non, je parle de cette vie qui anime tout et qui s’étend au-delà de toutes formes et va jusqu’au plus profond du silence et du vide.

Réaliser cela, même dans l’espace d’une seconde, délivre la conscience de la joie de vie qui nous anime.

Qu’est-ce que la joie de vie ?

La joie de vie n’est pas seulement le plaisir et l’enthousiasme que nous connaissons à l’exercice conscient de notre vie, mais plutôt l’immense ballet que la vie laisse émaner de chacune de ses formes entre le vide et le plein, le plus et le moins. C’est le plaisir constant de danser avec tout ce qui se présente entre la vie et la mort et la mort et la vie.

hippoL’état de joie n’évite rien, il prend tout.

L’état de joien’évite ni la tristesse, ni la peur ni la colère, il contient et porte ces trois émotions. Nous nous éloignons de ce que je nomme ici l’état de joie à partir du moment où nous désirons bloquer, maitriser ou contenir ces trois émotions avec la kyrielle d’expériences qui s’y rattachent. Notre bataille à ce qui est, au moment où ce qui est se passe, peu importe quoi, enlève ou estompe la conscience à cet état. Plus nous restons dans la cogitation et plus nous nous éloignons de cette joie. Alors son intensité vit dans la force de la préoccupation ou de la recherche du bonheur.

L’état de joie est personnel, la joie impersonnelle.

Rien ni personne ne peut donner la joie à un autre. Aucun élément extérieur, aucune substance ne peuvent procurer la joie. La joie ne se donne pas, elle ne s’acquiert pas, elle est en toute chose et se découvre comme on découvre une table, en enlevant la nappe qui la nappe.

 La joie est plus « l’état naturel de la vie » que l’effet du contentement.

Croire que telle ou telle chose va donner la joie, c’est la confondre avec le plaisir et le contentement. Plaisirs et contentements passent, meurent et renaissent. La joie elle, demeure en notre propre demeure. Notre corps est plus un joyeux véhicule d’expériences, notre demeure, elle, est l’immensité, le vide, la page blanche où tout s’écrit et s’efface, là où nous vivons et mourons.

Le mouvement de vie.

La viequ’elle soit en nous ou hors de nous est en mouvement perpétuel. C’est le mouvement de l’infini sans cesse renouvelé qui se finit pour recommencer. Ce mouvement sans fin, passe de la vie à la mort, de la lumière à l’ombre, de la joie au désespoir, de la foi aux doutes, du petit au grand. Tous ces mots dépendent de notre jugement sur l’infiniment petit ou l’infiniment grand.

Du petit au grand et du grand au petit.

C’est le mouvement de vie et de mort que notre conscience doit pénétrer et démystifier.

Comprendre ce mouvement est pure joie, qui amène une simplicité profonde : la connaissance de ce qui est réellement indestructible et de ce qui passe.

anémones mer

De l’état de permanence à l’état d’impermanence.

 Dans son article « retrouver la joie de vivre », notre ami Brice qui propose l’événement « joie de vivre », nous parle de la loi d’impermanence. 

Dans ma compréhension, l’impermanence n’est pas une loi, plutôt un état sans états. Brice a raison de souligner, je cite :

« La loi de l’impermanence t’aide à avoir confiance, c’est un premier pas pour ne plus générer l’anxiété ou l’angoisse de ne pas être joyeux. » 

Pourquoi la conscience de l’impermanence aiderait-elle à la confiance ?

Si j’avance que l’impermanence est ce que nous sommes vraiment, j’implique le fait que nous nous identifions à ce que nous ne sommes pas.

Si comprendre la structure vous intéresse, je vous invite à lire mes articles dans les catégories « psychologie quantique » et « psychobiologie ». La structure est complexe pour notre intellectualisation des choses, ainsi lire n’est pas suffisant, il nous faut pénétrer notre conditionnement et notre structure psychobiologique en comprenant qu’elle n’est qu’une structure. Là se tient la différence entre le soi et le moi. La joie du soi a un goût bien différend des joies du moi.

hibouxLa fixation sur un état d’âme empêche de goûter l’état sans état.

Cette fixation est plus inconsciente que consciente, toute la psychologie moderne en parle et le prouve. Nos actions comme nos comportements dans des situations données sont influencés par ce que nous gardons de notre passé, passé à partir duquel nous construisons notre structure.

C’est une des raisons pour lesquelles, dans mon activité de porteur de conscience, je vous incite à contacter et laisser passer en vous, ce qui se passe : vos états d’âme. Le laissez-passer implique le laisser se passer en soi, à travers toutes les informations intérieures qui peuvent être soulevées dans notre alchimie biologique. 

Pour moi, il est plus qu’intéressant d’apprendre ce « laisser vivre ». C’est vital.

La joie n’existe à notre conscience qu’aujourd’hui.

Hier est passé, demain n’est pas encore arrivé.

La joie se goûte dans l’instant par notre façon de ne pas juger ce que nous vivons au sein de notre véhicule de vie (le corps) comme sensations, émotions et croyances. Ici, ne pas juger indique le fait de laisser exister ce qui existe, de laisser le nœud se dénouer. Ce dénouement se passe dans le laisser se passer à l’intérieure de soi.

Le piège du conditionnement.

Ce piège prend racine dans la trame même de la construction de notre égo.

Comme en témoigne Krishnamurti dans cette citation :

« Ce n’est que lorsque l’esprit, qui a pris abri derrière les murs de l’autoprotection, se libère de ses propres créations qu’il peut y avoir cette exquise réalité »

C’est en se rendant compte dans le moment à quoi nous nous identifions que nous retrouvons, en dépassant cette identification, l’état de joie qui anime toute vie. Tout simplement parce qu’il n’est plus caché par une bataille comme celle du faux noyau/faux soi ou quitter son identification à son projet sens.

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L’hymne de l’amour.

Dans ce chemin millénaire où la conscience individuelle chemine, la danse de la vie miroite, virevolte, s’exprime du drame au dénouement, des pleurs aux rires, du contentement à la frustration. Nous pouvons bloquer cette danse, la vie trouve toujours à passer. Comme par des vases communicants, elle façonne notre alchimie intérieure. Nous sommes comme mille flûtes à travers lesquelles l’existence joue, s’amuse, s’exprime et scintille de mille feux.

Peu importe ce que nous choisissions, la vie nous insuffle.

Ce souffle nous pouvons le vivre et le laisser vivre avec ou sans conscience.

La conscience est peut-être le seul choix réel que nous avons et c’est dans la reconnaissance de l’éclat du vivant au-delà de ce que nous étiquetons sur vie et mort que nous pouvons rencontrer l’immortalité, l’unité du vivant.

Mes premiers pas m’ont amené à cette découverte.

Quels seront mes prochains pas ?

Ils sont déterminés par ce que je lâche et repère dans l’instant. Plus j’épurerais mes jugements en pénétrant ce qui peut être, en moi défensif et plus je serais touché par le mouvement de vie qui s’infiltre en chacun et attend la conscience de celui qui se comporte en ignorant et plus la vie me comblera de sa joie.

 Pour vous donner une idée d’un comment faire.

Cet article a été écrit sous l’invitation de Brice du blog sourire au stress. Sur le site du développement personnel, vous pourrez découvrir d’autres articles sur le sujet « retrouver la joie de vivre ».

5 commentaires pour Mes premiers pas dans la conscience de la vie joyeuse.

  1. Brice 18/01/2014 à 6:34 #

    Géniale ton explication.

    Elle m’a permis de me reconnecter avec des sensations que j’éprouve lors de certaines méditations.

    Tu as du faire un bon de chemin pour en arriver là, ça se ressent.

    Merci pour cette contribution.

    Brice

    • Didier 19/01/2014 à 12:37 #

      Bonjour Brice. Merci et content d’entendre que tu as pu trouver des marques dans mon article. Je te souhaite d’aller jusqu’à la conscience du « qui tu es » réellement. Amour et joie éternel.

  2. Michel 16/01/2014 à 12:07 #

    Bonjour Didier.
    Plus je fréquente votre site et plus j’apprécie votre recherche basée sur la prise en compte du mental, de l’être et de la conscience. Bravo. Il y a de l’engagement et du courage là, ainsi qu’un immense travail ….
    Comme j’aimerais fous faire partager l’effort de simplification, dont il est question ici, avec les « outils » présentés sur le site consacré aux énoncés du changement !!!!
    Très cordialement,
    Michel

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  1. La joie que la vie contient | Etre Aujourd'hui - 19/09/2014

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