Notre corps respire la nature.

Comme vous le savez peut-être, sur ce blog, j’aime à partir d’une citation exprimer mon ressenti.

Voici deux nouvelles citations d’une personne qui m’inspire beaucoup : Krishnamurti. (en cliquant sur la citation vous pourrez lire son développement directement sur le site « krishnamurti-France que je remercie.)

Ricoh Company Ltd.« Si nous pouvions établir une relation profonde et durable avec la nature, nous ne tuerions jamais »

Krishnamurti

 

Notre corps respire la nature.

 

Je crois que l’expression “poussière tu n’es que poussière et tu retomberas en poussière” s’applique à notre façon de nous identifier à notre corps. D’une manière moins sarcastique, nous pourrions la faire évoluer en “terre, tu es terre, et tu retourneras à la terre”.

N’est-ce pas ce qui arrive à notre corps ?

Ne serait-il pas issu de la nature même de la terre ?

Ce qui est délicat avec notre corps, c’est qu’il est atteignable. Par quoi me direz-vous ?

Par la faim, le froid, la chaleur, les bêtes sauvages qui voudraient leur repas, etc.

Dès lors, à notre esprit, notre corps devient l’impuissance personnifiée, et nous devons malgré tout vivre avec lui et à travers lui. Les Africains disent des blancs qu’ils sentent le cadavre. Dans la société moderne, l’animal doit être mis aux oubliettes. Ainsi, nous nous rasons les jambes et le dessous des bras, nous mettons du désodorisant, nous construisons des villes immenses où l’asphalte recouvre l’herbe verte.

Qu’avons-nous fait mes amis ?

L’animal, la bête nous fait peur, et l’animal qui nous fait le plus peur c’est, je crois, notre propre nature. Nous nous sommes mis à vouloir le contrôler, le dépasser, devenir quelqu’un d’autre, Dieu sur terre peut-être.

« Le seul animal à craindre est l’homme. »

Krishnamurti

Manifestement, nous nous éloignons de la nature

Pourtant Eckhart Tolle a vécu deux ans dans des parcs.

Pourtant un sage vivait dans une cabane en pleine nature sauvage.

Pourtant, des personnes témoignent par leur vie, la possibilité de se nourrir autrement que par de la nourriture solide.

Pourtant des peuplades nous montrent une possibilité de vivre en accord avec la nature.

Pourtant, pourtant, pourtant …

Le livre de Marlo Morgan s’intitule « message des hommes vrais au monde mutant ». L’expression « monde mutant attire mon attention.

Ce livre montre bien le contraste entre le fait que quelques poignées d’hommes arrivent à vivre en communication avec la nature et d’autres s’en éloignent et la détruisent violemment (déforestation et extermination d’animaux) ou lentement (pesticides, pollutions, nos ordures…).

Serions-nous des mutants ?

Dites-moi, nous cherchons à muter quoi ou qui ?

Pourquoi la nature, à la fois, nous ravit, nous fascine et nous fait peur ? N’y aurait-il pas quelque chose que l’humanité n’aie pas compris ou réalisé et du coup, ne sommes-nous pas pris dans une obligation de réalisation, de dépassement d’une condition ou de la vision d’une condition.

Je crois que la plupart d’entre nous sont malades et que cette maladie est un passage obligé par notre propre cheminement de conscience.

Nous passons tous par l’errance due à l’oubli du « qui nous sommes vraiment ». Dès lors, nous devons le retrouver, et pour mieux nous aider à voir, la nature intelligente de la vie nous pousse à projeter nos peurs, nos impuissances et nos lectures du monde et de nous-mêmes dans la dimension extérieure.

Dans cette errance, ce que nous fuyons, c’est nous-même.

Je pourrais, relater ici où je vois la cassure de la conscience humaine. J’aimerais mieux, maintenant vous laisser aux questions que je viens de soulever. Je vous invite, non pas à un examen de conscience où vous exerceriez contre vous un jugement moral sans voir la force que votre égo en tirerait, mais plutôt à une observation ouverte où la conscience nue écarterait tout jugement de valeur sans cesser de voir ce qui est comme c’est. En quelque sorte, arrêter de réfléchir à ce qui est regardé, et se contenter de le regarder.

 

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Un commentaire pour Notre corps respire la nature.

  1. Nicole 25/02/2014 à 7:28 #

    Bonjour Didier,
    les artistes s’interroger à ce propos et mettais un crâne dans certaines natures .mortes

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