Petit têtard deviendra grand.

ou “rien peut nous rendre heureux et laisse aller la chanson”

Comment cela, « rien peut nous rendre heureux ! »

Oui, il semble qu’une faute de grammaire se soit glissée dans ma phrase.

Quoi – qu’est-ce que je veux dire ?

« Rien ne peut nous rendre heureux – ou un rien peut nous rendre heureux ? »

                                                    Là est toute la question !

C’est le progrès en question, justement.

Avant “d’articler”, j’articule la présentation !

Ainsi le site www.developpementpersonnel.org dans sa croisée des blogs, invite plusieurs artisans de la plume à partager leur vision sur un thème donné, via un blogueur et son site. Ce mois-ci, www.acide-ici.fr dont je vous invite à goûter l’encre bien “humoré”, s’est, comme il dit, fendu – oh le pauvre, qui serait pour – du sujet suivant :

“Pour être heureux ! Doit-on progresser ?

Au quel cas je répondrai du tac au tac

“Si t’es con, oui !”.

Rassurez-vous, c’est pour rire et je peux mieux faire, mais quand même.

Si je dois progresser pour atteindre le bonheur … c’est que je démarre des pâquerettes, non ?

Assurément, s’il faut progresser pour atteindre le bonheur, deux choix s’imposent :

→ soit nous l’avons perdu

→ soit nous ne l’avons jamais eu.

Bon, nous y retournons. Où cela ? Me questionnerez-vous.

Au bonheur ?   Non, aux pâquerettes.

 

Réfléchissez, si nous démarrons à celles-ci, pour retourner à celles-là, et qu’en plus nous devons, en chemin, progresser pour l’avoir ? J’vous dis pas le trajet.

Pourquoi le chercher alors ? Ah oui, pour l’offrir aux pâquerettes : je t’aime, un peu, beaucoup…passionnément…

Ferrer dit Nino aurait pu chanter à la place : “Z’avé pas vu l’bonheur ? Oh la la la la la !”

A force de le chercher partout c’est peut être normal que cela se passe la plupart du temps sur la place de la Fesse direction monnaie. C’est la ballade pour un con et cela vaut au moins un requiem, non .

Mais soyons, sérieux, ne plaisantons pas avec l’humour a dit “Devos”, continuons avec le bonheur.

Sinon vous allez penser que celui-ci est simple et évident. Qu’il est réellement là, qu’il suffit de l’accueillir et de le cueillir à pleine main et le coeur ouvert.

Non mais franchement… Le bonheur ne se trouve pas dans le sac du Père Noël !

Soyons sérieux, restons dans l’angoisse de ne pas y être, encore. Cela nous permet de nous sentir vivant par le simple fait de nos actions et décisions.

Et des gens racontent que nous sommes le pur amour infini ! Non mais, franchement ?

Si c’est tel est le cas, dit-moi comment allons-nous progresser ?

 

 Comment allons-nous acquérir l’impression d’être quelqu’un ?

Comment les sociétés vont pouvoir évoluer et faire évoluer ?

Qui va commander qui ?

Qui va être victime ? Qui va être bourreau ? Qui va être sauveur ?

C’est la mort, ça, c’est la mort. Croire que nous sommes tout et que nous avons simplement perdu notre conscience n’est qu’une illusion. Un être humain, cela s’éduque, se tuteurise, se forme, sinon cela pousse n’importe comment : cela se déforme.

Non, non, je ne rie pas. Comprenez l’histoire.

Tout, absolument tout, a commencé le jour où nous nous sommes retrouver dans le noir. Tous là, dans le noir le plus profond.

Déjà, tu tombes du ciel, directe dedans, le choc t’endort. Et au réveil, pfft ! Tu as tout oublié, tout !

Plus rien ! Mais quelle angoisse… ! Même si le rien se trouve dans l’tout.

Tu as un corps, une histoire, une tête, une voix, deux jambes, deux bras…

Putain, tu ne sais même pas t’en servir. En plus tu es dans le noir, alors “noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir” comme qui dirait “Hé, CouCou”.

Et tu es là, perdu, qu’est-ce que tu fais ? Tu chantes « quand tu es dans le désert ? »

Mais non, tu tâtonnes, tu bouges, tu cherches, tu découvres. Et là, quoi ! Tu sens, une masse… et oui ! Alors, tu tâtonnes, tu bouges, tu cherches, tu découvres…Et puis un moment, avec ce qui te sert à tâtonner, tu rencontres un endroit chaud/humide, et brusquement – tchack ! – l’endroit se referme – Aye ! Et là, tu découvres tes doigts, ta bouche et tes dents.

Non ! Tu ne vas quand même pas te manger tout cru ? On est foutu on mange trop !

Alors tu tâtonnes tu bouges, tu cherches, tu découvres plus loin, tu as délimité ton corps – tu crois te connaître. Bien, bravo, le bonheur commence, tu t’es trouvé. Tu es vachement content, ou hommement content, comme tu veux. Il te vient le “je suis moi”.

Et là, la peur revient encore, dans c’noir, seul ! … “Noir c’est noir… Hé CouCou”

Une autre voix supplée : “Attends, je sais des histoires…des histoires de gens qui s’aiment

Alors, tu cherches, tu bouges, tu tâtonnes, tu découvres et tu tombes sur une nouvelle masse. Tu fermes un peu le poing… on ne sait jamais. Et sans l’avoir commandé, brusquement, tu demandes :

“T’es qui, moi”.

“Heu ! moi c’est moi” que tu t’entends répondre.

“Quoi c’est moi ?” Ben oui, le toi, il ne connaît pas, lui !

“Non, c’est moi” – “Mais, j’t’dis, qu’c’est moi, donc, cela ne peux être toi ?… Mais je te dis que c’est moi…

Et vous vous foutez sur la gueule. C’est con ? Ben oui c’est con ! mais humain.

Alors qu’avant, chacun était tranquille dans son coin à se bouffer les doigts !

Oui mais voilà, il y a les autres, et l’enfer, hé – hé ! (le prononcé bien piquant, s’il vous plaît), l’enfer c’est… (tu l’as dit – tu l’as dit !)

∩   Mais revenons à nous les hommes.

C’est qui ? Commence le “niacniac” quand tout à coup Mama crie :

Mais qui a éteint la lumière dans ce putain de compartiment ?

Intéressant ! Voilà le problème, le seul, l’unique. Nous avons perdu la lumière. Mais qui l’a éteinte ?

Qui est le coupable ? Qui a volé l’orange ? Je veux des coupables !

De deux personnes dans c’noir, nous nous retrouvons avec tout un peuple. Et oui ; la reproduction est rapide quand on doit découvrir le naturel. Alors justement naturellement un marchand sur l’eau s’est senti piqué pour haranguer sa ritournelle de propositions commerciales « Osez ! Osez ! Joséphine ! Paires de demi Dieu ! Chevaux du plaisir ! La nuit vous sourit : osez, osez Joséphine ! ». Alors, tout le monde tâtonne, bouge, cherche, et découvre…. Non pas le, mais les coupables… Et plus personne comprend quelque chose

Quelqu’un cri : “Vous avez éteint le grand lustre cosmique ! Honte à vous ! Vous méritez la mort !”

“A mort crie, les autres, à mort”.

Cherche, “tout-tout” cherche le bonheur.

“Nous voulons la lumière, donnez-la nous !”

Le ton monte… C’est comment qu’on freine, j’voudrais descendre de là ?

Et tout le monde se r’tape dessus, et moi je m’retrouve avec des lames de rasoirs, plantées dans l’dos. Craches le solo. Un commence à couturer : “Mais où est passé le jardinier, est-ce qu’il dort ?”. Personne ne l’élit. Un autre ne se garde pas d’entonner qu’il est un bébé éléphant égaré. Tu vois qu’entre ce qui fait du bien du mal, la terre et le ciel, les hauts les bas, il y a la vie quoi ! Le bordel ! Alors follow the line !. Du coup, quelqu’un pleure à chaude larme, en répétant sans cesse “dans les yeux de ma mère – dans les yeux de ma mère”. Un autre prend du recul et tout en rigolant, lance à tous : “l’homme est comme un poulet qui court dans le noir, avec une prise à la main, et qui cherche à se brancher quelque part”. Pour sûr, il s’en prend une.

Le ton monte de plus belle car ici, même les mémés aiment la castagne. On entend dans un coin : « j’ai mis des cactus ! J’ai mis des cactus ! » et en écho : « Ouais, dans ton slip, peut-être ? ». Du coup, un ne se sent plus et désire marquer son territoire, alors il pisse sur sa télé, tellement c’était chouette, et se met à “hananner” “Ah ! Ca ira, ça ira, ça ira, les aristocrates à la lanterne” oui, mais une lanterne n’est pas une vrai lumière et de plus, toute l’électricité lui est remontée dans la quéquette. De là, il y a eu un court circuit, pendant qu’un autre présentait à un autre les singes de son quartier, en déclarant : “Et c’est depuis lors qu’ils sont « syphilissés »”. Du court circuit, dans ce long circuit, le feu s’est mis à danser, allumant toute la maisonnée. Un s’est transcendé, en devenant incandescent, il a doublé, en plus de volume, en gueulant : “ Hallelluyah ”. Dans l’assistance un “Bhououou”, n’a pas pu être retenu ! Comme, l’illuminé était Russe, il a répondu “Da”. Un autre s’est alors effondré à genoux, reconnaissant son Bouddha. Il s’est mis à prier : “Mon ange je t’ai haï, si loin de moi, si loin de moi !”.Quelqu’un lui a répondu qu’il n’avait pas l’air d’avoir l’air et a demandé ; «  Y a t’il quelqu’un pour m’plaire ?. Un autre l’a suivi et s’est écrié : “Le vingt et unième siècle sera solidaire ou ne sera pas !”.Et trois ont déclaré : “Y a d’la joie, bonjour bonjour les hirondelles”. Et ne me dites pas que cela vole bas sinon je vous calcine.Ok, ok, vous n’êtes pas là pour vous faire engueuler.

C’est terrible, nous allons tous connaître le syndrome d’Eckhart Tolle. Nous allons toucher le fond de la souffrance et nous dire, “cela ne peut être moi qui souffre comme cela ?” Et, vlouf ! La prise de conscience en 9 D. Un coup à t’endormir sur un banc pendant deux ans et à flâner dans des parcs. L’air heureux comme un imbécile. C’est cela le syndrome de Tolle.

Bouddha calme la foule d’une voix profonde et puissante : “Le vide n’est rien d’autre qu’une forme, et la forme n’est rien d’autre que du vide”. Ainsi le rien va au petit, et le petit au tout et je vous dis : « Dieu est en vous ». Bien évidemment quelqu’un questionne : « C ‘est qui Dieu ? » Alors un répond : « C’est le plus grand des voleurs». Du coup un gars se pointe et chantonne : “ Je dis que l’amour, même sans amour, c’est quand même l’amour. Comprend qui peut ou comprend qui veut” !

A ce moment-là Bouddha qui s’est converti Américain, said «  It’s the beginning of a great adventure » (c’est le commencement d’une grande aventure). Et du coup moi qui ne me croyais pas un saint, je lui ai répondu : « Ok ! Tu peux préparer l’café noir »… Et je m’en vais en chantant : « C’est un petit bonheur, que j’avais ramassé…« 

Comprends-tu, mon ami(e) ? Tu es là, en route pour la vie, à chercher le bonheur, tu as pris tout ce qu’il te fallait, tes chaussettes et ton slip voir ton sous-tif. Toujours avoir plus de chaussettes que de slips, important, il faut bien épier, on ne sait jamais. Des fois que nous trouvions que le bonheur est « in et non out ». Remarque, c’est peut-être pour cela que c’est « hot » ou que cela débotte et rebotte. You don’t understand ?

Allez, je laisse le micro à ce cher d’Orval.

Une autre cloche pour le son.


 Envoi

J’ai voulu cet article un peu comme une ballade sur terre, parsemé de chansons, d’histoires, de défis… Nous pouvons nous y arrêter, nous y coller et nous perdre dans les croyances que nous en dégageons. C’est la même chose avec nos émotions ou nos pensées, elles vont et viennent, nous pouvons nous y accrocher, les croire, construire nos vies dessus, nous battre pour nos idées, nos valeurs. C’est notre liberté individuelle. Cela peut continuer indéfiniment ou jusqu’à peut être, vivre dans une conscience beaucoup plus profonde.

La nature n’a pas son pareil pour livrer à notre regard le mystère de sa surface profonde – à nous de réaliser le simple sacré.

Les choses passent, le vrai reste.

Dans notre incarnation nous connaissons l’avoir et l’être.

Il m’est clair que pour l’avoir, il y a une progression vers le bonheur.

Il m’est clair aussi, que pour l’être, le bonheur, la joie sont déjà là. Nous devons juste nous en souvenir dans l’acte même et dans une prise de conscience, cela peut sembler une progression, cela n’en est pourtant pas une, car d’une certaine manière, c’est le contraire (…A M…). Je pense que la découverte ou plutôt la redécouverte est bien plus importante pour le bonheur que la progression. Ainsi nous découvrons la multiplicité du manifesté dans le moment où nous le rencontrons et nous pouvons aussi redécouvrir le coeur de l’instant. Les deux sont sources de bonheur. La troisième source, qui est plus à mon sens, un contentement, est l’acquisition, avec effort, de quelque chose.

Le bonheur est un vaste sujet, c’est pourquoi j’ouvre aujourd’hui sur ce thème. Plusieurs articles vont donc suivre dont : bonheur, plaisir, quel différence ? Et un à partir du livre de Mihaly Csikkszentmihalyi (Petit jeu : 1/ Répète ce nom plusieurs fois par jour. 2/ Fais cet exercice jusqu’à bien prononcé ce nom. 3/ Regarde si ta progression ta apporté le bonheur.

Cet article finira ce thème commencé dans ce « petit têtard deviendra grand » et proposé par acide-ici. Je le remercie encore de m’avoir donné cette occasion de m’amuser et, peut être de l’échanger avec vous. Un article sur le bonheur, inédit celui-ci est distribué gracieusement dans un des livrets du premier recueil que je propose aux abonnés du voyage du lâcher prise.

 

 

En attendant, ce blog a le plaisir de vous offrir une bonne heure et demi de musique. Petit veinard ! Mieux qu’à la radio, personne pour couper.

N’hésitez pas à laisser un commentaire, cela fait vivre l’échange.

Bien à vous sur votre route.

Didier

 Nino Ferrer : Mirza   –  Dom Daleegaw : ballade pour un con  –   Invités surprises : le requiem pour un con.

Gainsbourg : le requiem pour un con –  Johnny Halliday : Noir c’est noir – 

 Jean-Patrick Capdevielle : Quand tu es dans le désert –  Souchon : Papa Mombo – 

Serge Reggiani : Mon petit garçon, mon enfant mon amour –  Mama Béa (autre que le compartiment)

(Pas de Bécot même petit) : l’orange – et Bécaud ? –  Jacques Higelin : je veux des coupables

Alain Basung : Osez Joséphine – Alain Bashung : C’est comment qu’on freine – 

Jacques Higelin : Un œil sur la guitare… –  Charlelie Couture : Le jardinier dort –  Dick Annegarn : Bébé éléphant

Jacques-higelin-follow-the-line   –  Arno : Les yeux de ma mère 

Jacques Higelin : L’homme est comme un poulet… (dans je ne sais plus quelle chanson?)

Nougaro : Toulouse  –  Jacques Dutronc : Cactus    ou  Vanessa Paredise : Cactus – François Béranger : Manifeste

Ah ça ira, ça ira (pour la culture)  ou   Ah ca ira,ça ira (encore un peu de culture)

Jacques Brel : Les singes  ou  Rocé – même chanson Jeff Buckley : Halelluyah  – Alain Bashung : Tant de nuits

Kent : J’aime bien mourir un jour (Pour changer…) –  Trénet : Y a d’la joie – 

Boris Vian : On est pas là pour se faire engueuler – Jacques Dutronc dit Garou : Arsène Lupin

Boby Lapointe : Comprend qui peut – Lou Reed : The beginning of the great adventure 

Eddy Mitchell : Tu peux préparer l’café noir ou  pour pas que tu pleures –  Félix Leclerc : Le petit bonheur

9 commentaires pour Petit têtard deviendra grand.

  1. Philippe@repartirplusfort.com 22/06/2012 à 8:32 #

    Salut Didier,
    …Alors tu continues?
    Tu sais bien que j’ai besoin de structure pour m’en sortir… 🙂
    T’a fais fort encore une fois pour que je m’y perde…
    Bises

    • Didier 22/06/2012 à 2:20 #

      Coucou Philippe, Bon, je vais, pour toi distribuer des petits cailloux blancs à chaque entrée en lecture. Pourtant, il suffisait de suivre la chanson, lol !

  2. hannah@technique Tipi 21/06/2012 à 2:52 #

    Bonjour Didier,
    Tu nous l’a fait à la Resnais, je suppose que tu connais la chanson.
    Mais connais-tu le film « demandez la permission aux enfants »?
    Pascal Légitimus saisit chaque phrase pour partir dans une chanson
    grinçante et c’est à se tordre! Une belle surprise ton article, Didier!

    • Didier 21/06/2012 à 3:39 #

      Coucou Hannah,
      La chanson oui et j’adore – le film, non, mais j’irai voir. Merci et à plus

  3. BK 20/06/2012 à 2:17 #

    Hello Didier,

    Le « fou chantant » et Eckhart Tolle : même combat… mais sans combattre, bien sûr !

    Ya d’la joie !

    Bravo ! Belle ballade !

    Bernard

    • Didier 21/06/2012 à 7:47 #

      Merci pour ta visite et le compliment mon cher BK. Pour la ballade, c’est « la ballade des gens heureux ».

  4. Matt (Acide ici) 20/06/2012 à 8:52 #

    Félicitation pour la manière dont tu as traité mon sujet ! 🙂 J’aime bien être surpris…

    • Didier 20/06/2012 à 12:16 #

      Bonjour Matt, Merci de ton retour et content que tu es reçu l’amusement. Dis-moi : « être surpris » c’est un peu comme le bonheur, cela arrive quand on ne s’y attend pas !

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    […] à tout prix qu’elle s’est sen­tie heureuse. Et peut-être même qu’elle a progressé.Petit têtard devien­dra grand par Didier Thiel­let, du blog Le voy­age du lâcher prise, reçois de ma part de prix du […]

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