Pourquoi ai-je encore souhaité, cette année, la bonne année ?

 

Merci SXC.hu

Merci SXC.hu

J’ai appris depuis mon plus jeune âge, bien des comportements, des façons d’être, tout cela sans réellement introspecter mes raisons profondes, mes intentions.

J’ai tissé dans ce que j’ai vu faire, des habitudes, des raisons d’agir dans des lieux communs. J’ai appris à garder au fond de moi les informations qui me dérangeaient.

Que sont ces informations ?

Des sensations dérangeantes où s’inscrivaient des peurs, des visions de danger.

Des émotions qui me servent à me protéger.

Des croyances qui me servent à construire le bastion de mon existence.

Des idées qui me servent à croire que je suis en vie.

Une vibration dans laquelle je me reconnais et me connecte.

 

« Je » n’ai pas en vie – la vie est le je.

Mais quel est le jeu ?

 

J’ai appris à craindre ces informations et ma biologie a créé un complexe interne incroyable pour répondre tout de go à l’exigence d’être, ou plutôt la compréhension exercée sur l’existence.

 Pourtant l’être n’a pas besoin de notre exigence pour être puisqu’il est tout simplement.

Combien de fois ai-je remarqué la félicité de conscientiser ce qui oeuvrait en moi surtout quand mon conditionnement me poussait à l’ignorer, le cacher et l’enfouir.

Ce ring où se bat le moi contre le soi. Ce moi qui n’attend que le jour enfin où il collera à son idée.

Cette grande bataille au devenir, l’identifiez-vous ?

C’est ce que je vous souhaite aujourd’hui : oser aborder les méandres de votre inconscient, de vos schémas de dynamique de survie avec leurs tenants et leurs aboutissants. Osez vous laisser les porter à la lumière de votre seule conscience dans un partage, une transparence, avec l’autre. Osez observer et constater sans l’objectif de changer quoi que ce soit, juste aller jusqu’à la compréhension que vous n’êtes pas ce que vous pensez être. Tel est ce sentier tellement enrichissant quand le cap du mensonge ou de la recherche du moi est passé.

 

merci sxc.hu

merci sxc.hu

Je finirai ce vœu par une citation de Krishnamurti – merci à lui.

(En cliquant sur la citation, vous irez sur son commentaire qui n’est pas un « comment taire »)

« Au cours du processus de compréhension de vous-même, non dans l’isolement, mais en situation de relation, vous constaterez une transformation profonde et durable qui marque la fin de l’utilisation de l’autre pour votre propre gratification psychologique. »

2 commentaires pour Pourquoi ai-je encore souhaité, cette année, la bonne année ?

  1. hannah@technique Tipi 07/01/2014 à 5:03 #

    AH… oser regarder sans changer quoi que ce soit,
    c’est pas facile comme exercice!
    Je m’y atèle pourtant. Finalement 2014 ne devrait
    pas être une année fatigante s’il n’y a plus rien à
    changer!

    • Didier 07/01/2014 à 9:16 #

      Bonsoir Hannah
      « Oser regarder sans changer quoi que ce soit… »
      Peut-être est-ce cela ce qui nommé « discipline ». Ce que je trouve fascinant dans cet exercice c’est d’observer le « je » qui pousse à vouloir – et ce que j’aime, presque par dessus tout, c’est de lui dire : « NON ». Là, peut se passer un contre jugement :-*
      Bonne nuit chère Thailandaise

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