Qu’est-ce qui vous intéresse vraiment, le comment rester zen ou le comment découvrir l’être zen en vous ?

Le sujet de cet article, 3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien est proposé par Olivier Roland du blog. Un ebook sera, à la suite, proposé où vous pourrez vous informer sur diverses habitudes pour se déstresser.

Pour l’heure, j’aimerais diviser ce sujet en deux thèmes principaux :

1/ les habitudes que j’utilise en gestion de stress et qui me permettent, quand j’en ai besoin de temporiser mon rapport intérieur/extérieur.

2/ quel est véritablement l’objectif du zen et que deviennent alors ces habitudes ?

merci sxc.hu

Il est coutumier dans notre vie humaine de dénaturer l’essence des choses pour une utilisation considérée comme plus pratique et aisé. Rester Zen voudrait dire, en gros, ne pas se laisser démonter ou rester tranquille afin de préserver son mode de fonctionnement. C’est alors une gestion de stress. Le zen est bien plus que cela.

Il est malgré tout, certes bien utile d’avoir dans son cartable quelques trucs et ficelles pour déjouer la montée d’adrénaline qui nous ferait péter les plombs et perdre la vigilante présence. Il est aussi merveilleux et fascinant de pouvoir pénétrer l’alchimie du stress et de voir tomber le château de carte.

Je vous livre ci-après des habitudes pour ces deux aspects.

Mes 3 habitudes pour être zen au quotidien.

 

Les actes qui se sont installés dans mon hygiène de vie ont été les 3 suivants :

1/ Etre avec le corps dans une situation donnée. Cet exercice consiste à faire ce que l’on fait dans la conscience du mouvement, des sens et des émotions que nous pouvons rencontrer en l’effectuant.

Il en résulte une forme de dissociation bienfaitrice où l’on peut apprécier les divers détails de la vie qui nous traverse et nous anime. Cette pratique a aussi l’avantage de nous aider à rester dans la contemplation et l’appréciation décalée du jugement et rejet si prompt quand nous sommes sous les feux du stress.

Cet exercice peut se faire lors de n’importe quelle action. Elle est utilisée dans plusieurs lieux de travail où par exemple, les “mal faits” du portage peuvent entraîner des accidents corporels. Etre dans ces tâches, présent et à l’écoute du corps dans le détail de ses mouvements, permet de mieux adapter celui-ci, en fonction de l’effort à fournir et de la disposition du corps au moment de la tâche. Il faut comprendre par là que notre corps n’est pas toujours prêt de la même façon à effectuer telle ou telle action. L’écoute, alors de celui-ci peut être tout à fait bénéfique.

2/ La deuxième pratique, largement répandue, preuve de son efficacité, est celle de trois respirations abdominales : la respiration calmante. Je décris :

– d’abord expirer le plus possible (c’est l’expire qui commande l’inspire, ainsi vider ses poumons permet l’inhalation de plus d’air, puisqu’un verre se remplira plus largement s’il est vide. De plus, l’air non expiré, qui reste et stagne dans nos poumons n’est pas vraiment de bon aloi pour notre santé.)

– puis inspirer tranquillement par le nez en gonflant le ventre (le ventre n’a pas la capacité, bien sûr, d’emmagasiner de l’oxygène. Mais le fait de le gonfler sollicite le diaphragme, muscle prépondérant pour notre respiration)

– ensuite arrive l’expiration, qui doit être plus longue que l’expiration d’au moins deux temps. Elle peut s’effectuer soit par le nez, soit par la bouche. Par cette dernière, il convient de ne pas souffler et projeter l’air, mais de le laisser doucement sortir, la bouche ouverte, sans bruit et sans utiliser les muscles des lèvres.

Trois respirations complètes doivent se suivre, le rythme idéal, 4 temps d’inspiration pour 8 d’expiration. Cette respiration a un effet calmant sur notre système parasympathique et donc, notre système nerveux comme nos émotions.

3/ La troisième habitude, que je nomme habitude, car elle doit réellement être installée pour être efficace, est l’acte de tapoter trois à quatre fois les points Tsing d’acupuncture. Ces points Tsing se trouvent à l’extrémité de chaque doigt (si vous dirigez le dos de votre main gauche en direction de votre visage, les points se trouvent à l’angle des ongles de chaque doigt de leur côté droit). C’est un exercice qui nous vient de S. Wells et D. Lake, psychologue et médecin, qui ont élaboré la technique de provocation énergétique, fille de l’E.F.T. Ils avancent, avec humour, que pratiquer pendant une heure par jour ces tapotements (pas forcément, une heure continue), permet de ne plus se reconnaître au bout d’un mois. Cette répétition journalière calme le système nerveux, et donc abaissent la charge de stress. Dans mon expérience, je trouve que l’effet est proche, physiologiquement parlant, d’une répétition d’un mantra.

Dans la vidéo ci-dessous vous pourrez mieux repérer où ces points Tsing se situent.

Bien que ces pratiques aient pour moi une grande utilité et une belle valeur, la pratique Zen est bien autre chose.

Qu’est-ce que le Zen ?

C’est le sage Shâkyamuni qui donna naissance au Zen. Cette pratique réclame une authenticité à toute épreuve. L’objectif n’est pas tant une recherche de bien-être, mais celle d’une vie dans la joie et la conscience. Sa discipline recherche le silence intérieur afin d’apprécier le monde et soi-même, tels qu’ils sont et non tels que nous voudrions qu’ils soient. Il demande donc d’affronter et de dépasser ses conditionnements intérieurs afin de rencontrer sa nature originelle et profonde. Pour le faire, il convient de vivre totalement ce qui est vécu sans éviter et réagir à ce qui est, en soi, activé.

Mes 3 habitudes pour peut-être retrouver l’être en paix, dans l’amour de la vie qui s’exprime en tout.

Qu’est-ce que la réalité ?

1/ Si vous voulez rencontrer l’être non duel en vous, ne pratiquez pas alors des exercices qui risquent de vous maintenir dans une dualité. Vivez et constatez ce qui se passe en vous et explorez-le et lâchez toutes les idées que vous pouvez avoir et chérir sur vous-même.

Nous construisons notre réalité extérieure à partir de nos vécus passés inconscients. Ceux-ci se forment à partir des sensations, émotions, croyances, pensées, injonctions, enregistrées par notre biologie autant à partir des expériences de nos parents, de notre vie intra-utérine que de celles de notre vie incarnée. Les premières sont programmantes, les deuxièmes déclenchantes.

Cette première habitude conduit donc à la suivante.

Laissez passer les émotions et les pensées qui se vivent en vous dans l’instant.

2/ Ce qui veut dire : n’évitez jamais vos émotions, vos réactions, vos humeurs, vos états d’âme, mais ni vous ne les refoulerez, ni vous ne les projetterez. Pourquoi ? Par ce que pour les laisser passer, il convient de ne pas les retenir…jusque dans son inconscient, ni de les projeter sur autrui.

Ce qui veut dire, si je suis en colère contre quelqu’un ou quelque chose lors de telles ou telles situations ou si je suis dans un quelconque état de désagréments, il y a deux habitudes possibles qui font appel à la connaissance décrite ci-dessus.

Dans l’instant regarder où je suis touché, explorer cet espace en moi de réaction, trouver chaque point qui me fait réagir, et à l’image du zen rester devant “ce mur” sans réagir d’aucune façon, c’est-à-dire sans faire quoi que ce soit pour que le dit point parte ou change. En restant dans cette immobilité, concentré sur le “point-mur” celui-ci évoluera de toute façon.

Si je ne peux dans l’instant que réagir, non pas à ce qu’il se passe à l’extérieur (la situation), mais à ce qu’elle active en moi, revenir plus tard sur ce qui a été touché.

Ces dit points-murs, peuvent être une sensation désagréable, une émotion refoulée, une expérience stressante passée…

L’état d’éveil est un état sans état, ainsi quand vous laissez passer des états émotionnels, vous pourrez peut-être observer l’oeuvre de la vie en vous et expérimenter cet état sans état.

Vivre l’instant.

Toutes les situations peuvent être une occasion de réaliser ce qui se vit en nous et le conscientiser. Toutes les fois où nous tournons dans notre tête, nous ratons l’occasion de nous apercevoir de ce qu’il s’y passe réellement.

Si nous sommes accaparés par nos pensées nous pouvons introspecter notre vécu intérieur jusqu’aux points de nos évitements. Ces points que nous projetons à l’extérieur. Notre cerveau doit les manifester et les transposer quand nous refusons leur activation. Dans le « pressenti » de cette activation et par le fait de notre refus inconscient à leur vie, nous ordonnons à notre cerveau de ne pas les convier à notre conscience. Ainsi, et puisqu’ils sont en nous, notre cerveau doit les faire exister, sans qu’ils existent à notre conscience, cela s’appelle la transposition. Quand c’est exprimé à l’extérieur, il nous semble faussement, ne plus être dérangé à l’intérieur.

Cette habitude n’est pas facile, elle vient avec l’habitude et l’apprentissage. Elle a l’avantage d’alléger nos comportements. Dans ce lâcher prise, apprécier sa vie intérieure comme l’expression diversifiée dans notre espace extérieur, devient alors une joie simple et merveilleuse.

Comment lâcher prise.

3/ Installez-vous dans le je et laissez tomber le reste. Remettez en question, vos pensées, vos émotions, vos croyances, vos sensations, ne prenez pas vos manifestés au pied de la lettre.

Pour lâcher prise il faut d’abord s’apercevoir de ce que l’on tient. S’en rendre compte peut être difficile. Il est alors salutaire de se donner la chance d’apprendre à regarder en soi. Pour pouvoir ce faire, un professionnel de l’introspection peut vous y aider.

Pour regarder quoi que ce soit et encore plus les informations dérangeantes actives dans notre non conscient, il est judicieux d’accepter l’existence “de ce point” avant de vouloir le dépasser. Avant de le trouver il est coutume de devoir parcourir tout un chemin, un sentier intérieur.

Au détour de ce sentier nous nous apercevrons de l’existence de notre espace zen, cet espace qui ne nous a jamais quittés mais que notre conscience évite.

Sachez malgré tout, que ce n’est ni la pratique zazen ou de la méditation, ni une visite répétée chez un thérapeute ou un praticien d’un accompagnement spirituel, ni même un guru ou un être éclairé qui va, à coup sûr vous emmener à réaliser l’être uni. C’est votre prise de conscience et elle seule qui le fera, celle-ci ne vient pas toute seule et n’est pas le fruit de la volonté.

La meilleure façon d’oublier c’est de se souvenir dans le ressenti même.

Message du Docteur Ihaleakala Hew Len

Le secret c’est de rester vide, libre de toute mémoire,

« Je viens du vide vers la lumière…Le rien est l’oasis d’où coule la manne divine. Atteindre l’oasis dans le désert de mon esprit. »

Mise à part que je crois que la lumière et le vide sont fait de la même substance, je trouve ce message très porteur. Le docteur Hew Len a diffusé dans le monde la pratique d’Ho’oponopono, celle-ci peut se joindre en une quatrième habitude, je vous la décrirai dans un prochain article. J’ai remarqué que souvent sa qualité de non dualité était mal comprise.

Cet article participe à l’événement organisé par Olivier Roland du blog Habitudes Zen.Si mon article vous a plu merci de contribuer a sa diffusion en allant sur le lien suivant.Cliquez ici pour voter pour cet article.

 

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7 commentaires pour Qu’est-ce qui vous intéresse vraiment, le comment rester zen ou le comment découvrir l’être zen en vous ?

  1. Rémy 16/01/2013 à 7:46 #

    Bonsoir Didier,

    Heureux de découvrir ton blog grâce à la lumineuse idée d’Olivier Roland ! Il nous a tendu la main. Si nous sommes 169 à nous serrer les coudes, nous allons tous monter dans les pages Google sur nos mots clés respectifs, et apporter plus de contenu à nos lecteurs. Pour ma part, j’ai apprécié ton article et je mets un lien vers ton blog sur le mien (http://www.full-wellness.com) dès maintenant, dans la page « sites partenaires » !

    Bien cordialement,
    Rémy LOUIS
    Auteur de « Jeunesse illimitée »

  2. Myrianne 08/12/2012 à 8:58 #

    Bonjour Didier,
    comme tout ce que l’on cherche se présente à nous, (lâcher prise pour passer à autre chose)
    merci pour ton article.
    L’expérimentation des points Tsing s’est tout de suite montrée efficace, (et pourtant je ne me sentais
    pas particulièrement stressée)
    je vais essayer de le renouveler dans la journée…et plus.
    Je suis agréablement surprise de voir dans tous ces sites et blogues, le nombre de personnes en
    recherche et en travail pour ce mieux être avec soi-même et avec les autres, tous ces articles et témoignages
    si interressants.
    Et moi? qu’est-ce que j’ai foutu? trop dans l’intellect, avaler des connaissances sur le sujet, que je ne sais même
    pas bien transmettre, car il y a encore trop de blocages en moi, trop d’émotionnel qui interfère
    (sans doute de l’ego bien planqué), occupée à survivre, à montrer ce que je ne suis pas, bref à tout louper avec beaucoup d’attention et d’interrogations.
    Je me retrouve assez bien dans la présentation perso que tu fais de toi. ( j’enrage souvent dans mes rapports aux autres: tous des cons, ils ne comprennent rien) ça ne m’arrange pas.
    Moi qui voudrais tellement autre chose, je ne sais même pas être bien avec moi même.
    J’ai trop pris l’habitude de planquer mes ressentis, je suis comme dit BK une « constipée onto-psycho-somatique». (quelle merveille ses articles, quels cadeaux, merci du lien)
    Allez debout l’aime-hors, je vais m’y mettre.
    Merci de ton aide.

    • Didier 12/12/2012 à 6:37 #

      Bonjour Myrianne, Je crois que le lâcher prise se passe réellement quand ce qui est vécu tombe de lui-même sans qu’il y ait envie ou besoin de passer à autre chose. En psychologie quantique est avancé qu’avant vouloir quitter quoi que ce soit, il faut vouloir l’avoir. La subtilité réside dans voir ce (voir sa) que nous avons réellement car nous ne pouvons lâcher quelque chose qu’à partir où nous nous rendons compte ce que nous tenons ou ce qui nous tiens. Alors ma question : quand tu traites les autres de con, qu’est-ce qui est touché en toi et auquel tu tiens ? La réponse est biologique et non intellectuelle. Bien à toi Myrianne.

  3. hannah@technique Tipi 07/12/2012 à 10:13 #

    Bonsoir Cher ami,
    J’ai reconnu ces points que l’on retrouve dans l’EFT
    et c’est vrai que c’est plus discret quand il y a du monde,
    faire l’orang outan sous les bras appelle la camisole!
    J’ai lu que ceux qui le pratiquent peuvent sans s’en rendre
    compte débrancher une phobie.
    Why not, pourvu qu’on ait le résultat!

    • Didier 07/12/2012 à 11:06 #

      Oh ! Comme nous descendons du singe, l’orang outan n’est pas loin. Nous pouvons dire aussi qu’on c’est fait envoyer gratter et que nous cherchons à nous faire rire. Résultat ! résultat ! c’est le langage d’une caisse enregistreuse ! Comment vas-tu Hannah, prête pour l’envol. Bises de faon

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