Rendons les lauriers à César.

Cest ce que clame avec force uné écrivaine, Brigitte Guilbau que j’ai l’honneur d’acceuilir sur mon blog, dans le cadre le d’événement des t’aimes-sourires.

 

Je l’en remercie.

 

sculpture-white-legs-green cepolina.com

 

Saviez-vous que notre bouche et notre anus proviennent du même anneau de notre période embryonnaire. Horreur ! Ils se touchaient donc ! Quelle en est la haute raison philosophiquement Divine ?

 

Jai choisi de défendre cet article pour une raison très précise : j’en ai particulièrement assez qu’on se moque de moi ! Oui, vous l’avez compris, c’est votre anus qui vous parle !

Massa Makan Diabaté disait l’autre jour que « l’anus ne sait pas ce qui se passe en haut », et bien c’est absolument faux ! Oui, Mesdames et Messieurs, s’il y a bien un organe qui sait tout, c’est bien moi. Quoi que vous ingurgitiez, je le vois passer et vous ne vous rendez pas toujours compte à quelles difficultés parfois, vous m’obligez. Je sais tout de vous ! Ce que vous mangez, où vous vous déplacez, quels sont vos sièges préférés, le cuir de votre voiture, quels types de vacances vous prenez, mer et sable ou montagne et neige, le nombre de douches ou de bains que vous vous offrez, quels sous-vêtements sont vos fantasmes et j’ai même un œil sur vos amours…

Vous me peinez quand je vous entends vous gausser de moi. Il m’arrive parfois même d’avoir envie de faire la grève pour vous donner des crampes qui vous obligeraient à me respecter. Mais je pense à vous, à votre santé et je continue mon labeur. Cependant, point n’en faut trop car je peux aussi vous faire courir…

Votre bouche est donc mon meilleur allié. Nous ne sommes pas antagonistes ou ennemis mais parfaitement complémentaires comme le Yin et le Yang. Ce n’est pas nous qui faisons une différence mais bien vous ! Ne soyez pas racistes envers votre anus, ne faites pas de la ségrégation en considérant que la bouche, le cœur, les poumons ou le cerveau valent plus que l’estomac ou les intestins ! Nous avons tous besoin des autres pour vivre en harmonie ! Que vaut un patron sans ses ouvriers ? Que peuvent les étudiants sans enseignant ? Qu’est-ce qu’un portefeuille vide et où se rangeraient les billets s’ils ne l’avaient pas ? A quoi sert un autobus sans passagers et que feraient ces mêmes passagers s’ils devaient courir pour aller au boulot ? Bref, vous l’aurez compris, nous avons tous besoin les uns des autres. Et pas la peine de jouer les outragés ou de me taxer de comparaisons douteuses, je ne fais que vous expliquer en donnant des exemples.

Vous reportez sur moi et avec la même arrogance vos erreurs de séparatisme, de discrimination, de ségrégation ségrégationniste qu’avec la couleur de peau, les croyances ou les origines ethniques ou sociales des hommes. Vous reportez vos attitudes d’hostilité systématique et d’idéologie basée sur une supériorité supposée de certains organes, toujours prônée par ceux qui estiment appartenir aux souches estimées « supérieures ». C’est ainsi que le cœur bat en pensant être le seul, l’estomac se contracte en s’admirant, le cerveau se pense unique et chacun psalmodie ses évidences en regardant de haut l’usine intestine. Tellement imbus, vous vous êtes inventés une âme pour bien prouver vos attachements avec l’Eternel. Personne ne l’a jamais vue mais vous jurez qu’elle existe et vous la situez même près du cœur qui détient la primauté de l’amour et la fidélité. Dans la foulée, pour bien montrer votre besoin de dédain, vous traitez ceux que vous méprisez de « trou du cul », d’ « anus mundi », voire même d’ « enculé »…il vous arrive même de rire quand je suis violé…

De quel droit ! Parfois, je me dis que plus vous êtes éloignés de moi, plus vous êtes immondes.

Qui êtes-vous pour vous moquer ainsi de moi quand, si je vous lâche, vous mourrez inexorablement, cœur, poumons, estomac, cerveau ou pas !

Moi aussi je souffre, moi aussi j’ai besoin que vous fassiez des tests pour savoir si je n’ai pas de métastases, moi aussi je mérite le respect, je fais partie de votre « tout », de votre univers. D’ailleurs, je suis en forme d’étoile.

Faut-il que je sois bon pour continuer à vous supporter…

Je ne suis rien de moins qu’essentiel, comme tout ce qui constitue votre corps et si je suis à la sortie, c’est pour mieux vous laisser jouir de tout le reste et en profiter avec vous. Ce n’est pas pour rien qu’à l’aube de votre création, l’entrée et la sortie se confondaient en un seul et même anneau, celui de la vie !

Oui, nous ne faisions qu’un. A cette époque, la bêtise humaine, qui a toujours besoin d’établir des échelles de valeur imbéciles, ne perçait pas la poche amniotique où nous étions en sécurité.

La bouche et moi étions frère et sœur, faux jumeaux, nés pourtant bizarrement d’un même œuf.

Nous avons grandi ensemble.

Cest pour ça que tout ce qui est entre elle et moi, c’est de l’amour.

Bien sûr, elle sait sourire et faire mille grimaces pour ensorceler. Aujourd’hui, elle a plus de succès que moi et sait y faire. Elle est celle de nous deux qui a réussi, qui se retrouve en photo, elle est people.

Mais elle peut aussi mentir et manipuler. Elle peut faire tant de mal. Je ne suis pas jaloux car je la surveille et ne manque pas de lui rappeler, quelques fois, à quel point elle peut être faux-cul.

 

Brigitte Guilbau.

3 commentaires pour Rendons les lauriers à César.

  1. Brigitte Guilbau 27/05/2013 à 7:12 #

    Merci Sandra 🙂 BOnne journée

  2. sandra 25/05/2013 à 5:13 #

    J’adore!!

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  1. Trois articles pour un peu de détente ce week-end :) « Virtuose-Marketing - 25/05/2013

    […] Cliquez et écoutez votre anus (sur le le blog Le Voyage du lâcher prise…) […]

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