Succès ? Echec ? Qui peut le dire ?

 

merci sxc.hu

Cet article participe à la croisée des blogs. Cette croisée sans croisade propose chaque mois à plusieurs blogueurs d’épancher l’encre de leur plus belle plume, couchée sur un sujet d’article donné. Elle est organisée sur le site www.developpementpersonnel.org et ce mois-ci par  Jean-Marc Terrel du blog Coaching des Entrepreneurs & Formation au Coaching – Merci à eux

Sujet de mai : “Qu’est-ce que le succès pour vous”.

 

A la lecture du thème, ma première réaction a été de rejeter la question en pensant qu’elle ne s’apparentait pas à mon thème : le lâcher prise.

Après réflexion, il m’est apparu intéressant de témoigner du “comme je vois la voie du succès” à l’appui de ce que je connais peut être le mieux : mon expérience de vie.

Suivant le dictionnaire, le succès, tournerait autour des expressions suivantes : aboutissement à un résultat heureux,

réussite,

être reconnu par ses semblables.

Ces définitions s’opposent aux mots échec et rejet, ils font appel aussi aux considérations c’est bon/c’est mauvais ou c’est bien / c’est mal. 

J’ai souvent entendu le leitmotiv : “ Réussir ou rater sa vie”. Cet article suit la réflexion : “en rapport à telle ou telle chose, qu’est-ce qui serait réellement bon qu’est-ce qui serait réellement mauvais ? La question qui suit : “est-ce que l’un va sans l’autre ?”

Je vais tenter de préciser ma pensée en montrant que même si une vie peut sembler très chargée, elle peut aussi être complètement riche et captivante. 

Qu’aurions-nous à lâcher ? 

 

Chaque histoire commence avec l’histoire parentale, en biologie totale, nous appelons cela “projet sens”.

Ce projet sens motorise d’une façon incroyable toute vie humaine, il donne à nos inconscients les informations de références nécessaires à notre survie, autant pour nous aider à réagir suivant des situations où ce référentiel sera activé et autant pour nous donner l’idée d’une identité, c’est-à-dire une image de soi.

Des liens très parlants peuvent être établis entre ce que nous pouvons traverser comme situations qu’elles soient bonnes ou mauvaises et entre les situations parentales où ils subissent des émotions fortes, déstabilisantes voir déstructurantes pour lesquelles ils ne trouvèrent aucune solution et qui s’imposèrent à leur réalité. Alors, l’enfant, en gestation, va voir sa biologie se charger de ces vécus afin d’y apporter une réponse dynamique au cœur de sa vie même. Ainsi nos situations de vie voient le jour. Des personnes comme Bouchart d’Orval, Tolle, Adyashanti et bien d’autres parlent de conditionnement. Ce conditionnement trouve ses fondations dans ce projet sens où notre cerveau, suivant notre attachement à celui-ci, va suivre comme une horloge Suisse les termes de ses pulsions, ou de ses élans. N’oubliez pas que ce qui est propre à tout élan, c’est la difficulté d’être stoppé. Je consacrerai un grand article prochainement sur ce sujet, mais pour une meilleure compréhension de ce que je vais avancer ci-après sur mon propre projet sens, il était opportun de vous le définir en premier. 

Ensuite avant d’en faire, mon exposé, j’aimerais souligner deux points que je vous invite à prendre en compte :

– la fatalité n’est pas de ce monde, mais la liberté n’est pas dans notre dimension biologie, car les pulsions qui l’animent sont, comme dirait Athias, colossale, et ce n’est pas pour rien,

– ni nos parents ne sont coupables de ce que nous nous chargeons de leur histoire, ni nous-mêmes, de ce que nos enfants prennent chez nous.

En biologie il n’y a ni coupable, ni victime ni sauveur. Il y a juste des vies faites d’une multitudes d’informations en grande partie non conscientisées, qui rencontrent et répondent à d’autres vies. A partir de notre réactivité à notre monde intérieur se construit le reflet de notre monde extérieur.

Oui, c’est complexe à comprendre et à exposer, c’est bien par cette complexité que la vie a tant de richesses, d’intelligence et de mystère. Pour parer à cela, nous nous prenons pour les maîtres de notre monde voir les maîtres du monde, sans voir que c’est la vie qui s’exprime à travers nos vies et non le contraire.

A partir de mon propre projet sens. 

Négatif de mon film : période précédent ma naissance

Positif de mon film : période après la naissance

Dans le négatif de mon film (projet), je veux parler du pendant parental, j’aimerai commencer par l’amour un peu spécial de ceux-ci.

Mon père avait une différence de vingt années avec sa nièce, ma mère, fille de la sœur de sa femme, avec qui il avait eu 4 enfants dont deux jumeaux morts en couche.

Ma mère effectivement avait aimé mon père dès ses douze ans.

Pour étouffer leur amour, après un flirt poussé avant la guerre, ils s’étaient séparés pendant l’occupation, ils n’avaient pu faire autrement que de se retrouver après. Cette histoire allait brouiller les deux sœurs, mes parents allaient en retenir une énorme culpabilité qui allait conduire :  mon père à mener une double vie, tantôt chez ma grande tante et tantôt chez ma mère, et ma mère à accepter cette situation bien qu’elle avait de lui, trois enfants.

En bref dans le positif de mon film (sens), mes histoires d’amour multiples parfois double allaient se passer en grande partie dans des guerres émotionnelles.  Est-ce le fait du hasard ?

Dans le négatif de mon film (projet), il est étonnant de constater que le propre père de ma mère avait aussi rencontré sa femme, la mère de ma mère, pendant la guerre de 14/18. Mon grand père, Désiré, était déjà marié et avait trente ans de plus qu’Aline, ma grand-mère. Ils allaient avoir de leur union plusieurs enfants. Ils ne se marieraient que pendant la guerre de 1940. Ma grand-mère, à la mort de mon grand père connaîtra, dit-elle, une libération tellement cet homme était dur.

Dans le positif de mon film (sens), moralité : il faut expurger la guerre du couple tout en cherchant à ce qu’elle n’atteigne pas la famille, même si cela doit freiner l’acquisition d’une famille (je n’ai fondé ma famille qu’à 48 ans et ce difficilement). Je ne rentrerai pas dans les détails, mais …. parlez moi du hasard !!!! De plus, mes deux enfants viennent de deux lits différents, ma compagne a deux enfants de deux lits et le père de sa première a trois enfants de trois. Qui dit mieux !

 Oui, là, je suis écroulé de rire. Parlez-moi du hasard, je vous dis !!! Rassurez-vous, ce n’est pas tout, cela ne serait, bien sûr plus rigolo. 

 

 

Dans le positif de mon film (sens),ma biologie a réussi avec fierté, a me marier à une femme de moins de neuf ans, et à avoir aujourd’hui une compagne de moins de douze. Vous conviendrez que cela solutionne les trente et vingt ans de mon père et de mon grand-père, je ne reste pas moins responsable de ce choix.

Dans le négatif de mon film (projet), à ma conception, mon père et ma mère ont donc déjà deux enfants. Cinq ans et demi après le deuxième, d’un accord commun, ils me conçoivent. Pourtant leur situation pèse de plus en plus, la femme de mon père envoie une haine grandissante, elle nous maudit, mon père supporte de moins en moins d’être séparé de ma mère. Ils sont en fait déchirés.

A trois mois dans le ventre de ma mère, je vivais pépère avec, il semblerait un jumeau et une jumelle, à la suite d’une réconciliation de couple menant à une action sexuelle endiablée, ma mère dégagea mes deux jumeaux par une hémorragie interne, mes deux camarades de nids se trouvèrent éjectés. Moi, je teins bon.

Dans le positif de mon film (sens), la chance m’a ainsi souri mais le souvenir de la mort allait rester en moi. J’eus une compréhension de cela, quelques années plus tard, pendant une formation avec Athias, lors d’une expérience qui peut sembler bien saugrenue où des images sans queue ni tête ont afflué dans mon cerveau. Ces images se passaient pendant la guerre de 1940, étant né en 57 la poudre à canon n’était pas dans mon référentiel connu, et pourtant…. des images en patchworks bousculaient mon esprit :

– un homme était violé par un autre

– ce même homme était jeté d’une voiture au détours d’un virage, en pleine rue,

– des juifs partaient en camps de concentration,

– une femme était enceinte,

– un allemand criait sur cet homme,

– une femme avortait…

 

Quelques jours plus tard, je demandais à ma mère si elle avait connu de son fait la perte d’un enfant.

Elle commença par me rétorquer le contraire.

J’insistais en lui demandant : “qu’est-ce qui s’est passé avec M.B. pendant la guerre ?”

Dans un énorme étonnement elle répondit : “Comment sais-tu cela ?”

Qui me fit lui dire un “je ne sais pas, je le sens, alors dis-moi !”

Ce qu’elle fit donc : “Tu sais que M. était juif, médecin. Avoir un enfant d’un juif pendant la guerre de 40……M. m’a avorté en me projetant de l’eau de Seltz dans le vagin, le foetus a explosé, j’ai cru que j’allais mourir… ”

J’ai compris bien sûr. D’autant diront que ce n’était pas ma vie, mais celle de ma mère, peut être, mais elle s’exprimait en la mienne, alors ?

J’avais passé la plupart de mon enfance avec le ventre en tord boyau…. Une agressivité prononcée doublée d’un goût de la mort allait rythmer mon caractère.

En antithèse j’avais connu pendant la formation où la remontée des images d’occupation s’était produite, l’incapacité, pendant un exercice de dire à tue tête à tout le monde, ce que mon cœur avait envie de crier : “je vous aime” (pour plus de compréhension, l’exercice consistait à se laisser exprimer ce qui nous venait en prenant en compte que c’était nos cinq dernières minutes de vie). Ce ”je vous aime” ne m’a jamais quitté cher lecteur/lectrice. Il m’était facile de le susurrer à une femme, beaucoup plus de l’exprimer à la gent humaine. Ainsi, la haine a été pendant longtemps dans ma vie, un moteur.

Pourtant la haine n’est rien d’autre que l’amour habité de la peur.

Quand je racontais à ma mère mes images éparses “guestapotienne”, elle me conta qu’il était fort possible que M. avait dénoncé une partie de sa famille, sa mère et sa sœur étant mortes dans un camp.

 

Comment ma biologie pouvait s’être chargé de cela ?

Dans le négatif de mon film (projet), l’inconscient de ma mère avait activé au danger de me perdre, son expérience passée de la perte d’un enfant dans les conditions exprimées ci-dessus. Ma biologie a chargé son référentiel de survie. J’avais en ma possession tous les moyens de me défendre contre les méchants, informations importantes dans l’obligation qu’a chaque incarné de devoir survivre.

A méditer : Comment pourrions-nous survivre si nous n’avions pas des informations dans notre inconscient de quelconques dangers ? Et oui, ces informations sont subjectives, mais pour nous elles deviennent réalité et nous nous y accrochons comme si elles nous étaient vitales – normal elles forment les sens de nos vies.

Dans le positif de mon film (sens), Frédérique comme Sabine, deux ex-compagnes enceintes d’un autre homme ont avorté alors qu’elles étaient encore avec moi et qu’après l’opération nous étions unis par les non liens du mariage comme mes parents.

Faites les rapports ! N’est-ce pas une belle solution que j’apportais à mes parents de faire en sorte que la souffrance des enfants nés n’atteigne pas leur couple ?

Reprenons. Dans le négatif de mon film (projet), le jour qui aurait dû me faire voir le jour, le 24 décembre 1957, fut reporté puisque ma mère, fleuriste de son métier avait trop de travail ce jour là, il y avait du monde ce jour là à la boutique. Elle n’ira donc à la clinique, que le lendemain où exténuée, elle tomberait dans les pommes pendant ma venue, obligeant les médecins à venir me chercher avec des fers ce qui allait blesser la partie droite de mon crâne.

Mon père allait être fier de ma présence, il avait projeté de s’établir avec sa deuxième famille dans les temps avenir, à la campagne – savez-vous où je vis aujourd’hui, moi qui vient de Paris ?

Coup du sort, dira t’on, parce que de l’argent était détourné aux usines dont ils avaient la responsabilité, il demandera à ma mère d’attendre cette heureuse échéance et sera assassiné après avoir sorti du conseil d’administration, le fautif.

 

Dans le positif de mon film (sens), comme aperçu de ce que tout ceci peut imprimer dans une biologie.

Bien que je ne vous donne qu’une partie des éléments, je vous laisse le soin de comprendre quelques rapports.

Ma mère avait repoussé son accouchement, car à sa boutique, il y avait du monde, ma biologie a donc installé l’injonction comportemental “quand il y a du monde, tu ne dois pas être là !” Cela s’appelle : l’autisme. Il m’a été, pendant des années impossible à rester au milieu de fêtard s’amusant. De plus, le Noël de ma naissance a été un Noël où les affaires ont été florissantes, j’inscrivais dans l’automatisme de mon comportement : “quand il y a des affaires à faire, je ne dois pas être là”.

L’accouchement se dénomme par le nom “travail”, je fus le roi des petits boulots, ces boulots qui ne rapportent pas beaucoup mais ne demandent pas non plus, un investissement important. Par contre pour décoller de ma profession et pouvoir en vivre, coton !

Mon père, visitant ma mère trois fois par semaine, avait l’habitude de venir lors de mes repas, et ainsi de me donner à manger. A sa mort, je refusais de manger. Ma mère en fut inquiète, puisque je fis ma première dépression à deux ans et demi. Je voulais mourir, mais un verre solitaire allait faire en sorte que l’envie de manger allait me revenir, et la vie me tenir à carré. N’étais-je pas l’enfant que la mort n’avait pas voulu à trois mois dans le ventre de sa mère ? Et n’est-il pas mieux que d’aller “vers le solitaire” plutôt que d’être mal accompagné.

Les deux ans et demi d’intense relation avec mon père, même si je ne portais pas son nom car il ne m’avait pas reconnu, allait impliquer, bien sûr, ma relation avec le mien. A trois mois, précisément, je quittais sa mère, sans savoir qu’elle était enceinte. Deux mois avant l’accouchement, elle allait me l’apprendre. Après une tentative de vie commune après sa naissance, l’obligation émotionnelle de le reconnaître, je quittais à nouveau sa mère. Mon fils avait alors un an. Sa mère allait revenir chez sa mère, quelques 450 kilomètres de mon lieu d’habitation. A la suite, j’allais peu voir mon fils, séparation douloureuse pour moi. Au moment où je réalisais que lui même en souffrait, je décidais de ne plus le revoir. Il avait deux ans et demi. N’étais-je pas l’enfant privé de son père. Pourtant mon fils ne m’en tiendra pas rigueur, quelques années plus tard je le retrouverais. Aujourd’hui, nous sommes très proches.

La scène, Maurice Buckel, et d’autres plus haut dans ma généalogie, vont impliquer d’autres retentissements. J’expérimenterais quatre viols, deux mineurs, un bouleversant pour mon cœur et l’autre, par deux hommes, pour ma sociabilité. Je suis devenu, dans mon travail, un spécialiste du viol, car bien entendu, j’ai des pistes de sortie puisque je me suis dégagé d’une grande partie de leur impact psychologique et énergétique et les conjugue en expériences passées.

Cette même scène allait peut être aussi impliquer huit années chez les Jésuites, où une de ces expériences se passa, la moindre, et où j’expérimentais toute une série d’agressions, de tortures physiques, émotionnelles et intellectuelles. Quand je suis sorti de cette école et plus tard, au moment de faire mon service militaire, j’avançais avoir fait déjà huit ans de service. J’aurai pu dire, de guerre et rajouter la période entre deux ans et demi et huit ans, âge où je rentrais en pensionnat.

L’assassinat avait été exécuté par des Algériens, j’allais me marier avec une Libanaise. Elle n’est pas arabe, dira ma mère.

Elle était aussi de mère allemande.

Comprenez le rapport biologie – survie – vie. Comprenez le « bio – logique« .

 

Alors, hasard ?

Comprenez aussi que je pourrais vous dérouler tout le film de ma vie et faire des rapports avec ma généalogie. Comme dit Gérard Athias, que je remercie ici pour son inspiration, le projet sens est colossal. Comme expose Stephen Wolinsky, que je remercie pour son éclairement, le moi que nous croyons être, qu’il nomme lui “faux-noyau / faux-soi” n’est rien d’autre que l’idée que nous nous faisons de nous même à travers la lecture inconsciente et la réactivité à notre propre histoire.

Pour parer à tout ceci, nous montons dans notre tête et nous nous racontons des histoires.

Connaissez-vous ces vessies qui deviennent nos lanternes ?

J’arrive pour conclure sur notre sujet, mes croisées.

A la lecture de tout ceci, qui pourrait donner lieu à un livre entier pour chacun d’entre nous, dites-moi :

Où est la réussite ? Où es l’échec ? Et surtout : Qui a réussi ou raté, quoi que ce soit ?

Mes années de thérapies vous auront peut être effleurées l’esprit.

Oh oui j’ai cherché à m’en sortir, oh oui, j’ai cherché à devenir le conducteur de ma barque, oh ou j’ai piétiné…

Puis petit à petit, les trois phrases suivantes me sont devenus évidentes, vraies :

 

 

La première est écrite dans la bible : “Si tu veux venir à moi, quitte tes parents”

A cette phrase, l’image du voyage humain, m’est apparu de la façon suivante :

Notre première naissance se fait à travers nos parents. Nous nous chargeons de leur histoire, nous portons leur identité à travers leur vécu émotionnel douloureux ou heureux, cela nous donne une empreinte biologique comme dirait Brébion.

Je vois le chemin humain comme le chemin de croix, cette croix :

– dont l’axe vertical symbolise l’être,

– et cet axe horizontal, qui symbolise l’avoir,

exprime par sa jonction notre incarnation (être et avoir)

Accepter ce que nous avons comme nous l’avons aide à prendre conscience de l’être

Le jour où nous laissons jouer notre film, l’axe horizontal de notre croix est le jour où nous pouvons faire la différence entre ce que nous sommes et ce que nous sommes vraiment, et que nous n’avons pas besoin de l’avoir pour tenir sur cet axe vertical.

Ce jour alors, nous quittons nos parents pour nous éveiller à l’être. C’est la deuxième naissance. Alors, à la charge de cette croix, après peut être une traversée du désert, nous renaissons à l’être, qui est bien plus qu’une idée. C’est un état, l’état sans état, dirait Stephen.

Ce jour ne demande ni espoir, ni attente, ni croyance….. juste l’acte dans une prise de conscience.

J’espère que cet article, de la “croix-sé” des blogs donnera à certains d’entre vous, un éclaircissement profond et peut être une communion de la joie que je goûte aujourd’hui.

 La deuxième phrase a été prononcée par Muktananda :

Dieu vous prends ce que vous n’avez jamais eu et que vous avez toujours désiré.

Dieu vous donne ce que vous avez toujours eu et que vous avez toujours refusé”.  

J’y vois une double signification.

Nous nous battons sans nous en rendre compte, contre les informations de notre biologie et ce que nous y inscrivons.

Ainsi, Stephen avance que nous n’avons pas peur de ce que nous avons vécu, mais de ce que nous en avons conclu.

J’invite à méditer cette phrase, riche de compréhension.

Dans cette bataille, par réaction, nous construisons l’idée de nous même qui nous donne une impression de puissance dans et par la résistance à ce qui nous fait le plus peur : notre origine.

Quand nous retrouvons ces informations et que nous les laissons réellement passer, sans les manipuler, nous retrouvons alors notre être véritable, vous savez, celui qui ne nous a jamais quitté.

Quel est-il ? En construisant à partir de la dualité ce moi, nous nous séparons de notre origine. Quand nous lâchons nos identifications, notre origine nous apparaît dans toute sa vérité et toute sa joie.

Telle est la signification de cette phrase.

La troisième, qui a aussi été avancé par Eckhart Tolle : « le plus grand des professeurs reste la vie. »

Elle est le fabuleux tremplin de notre « re-co-naissance » personnel, et par notre vie propre nous pouvons “très beaucoup apprendre”.

La plupart d’entre vous lie les mots “Réussite” ou “Echecs” à des agents extérieurs.

La plupart d’entre vous que le fait d’acquérir sera la source de son bonheur.

Est-ce que le bonheur et le contentement sont la même chose ?

Nous attendons tellement de l’autre ou de l’extérieur, nous y projetons tellement d’espoir. Pourtant même les saumons ne se contentent pas de l’océan extérieur, ils reviennent à leur origine. Ainsi la vie doit nous envoyer, ce que Vérity nomme “les attaques de la réalité” ces attaques où nous pouvons défier notre propre façon de voir et percevoir afin de nous détacher…. l’immensité de l’être, la vie alors apparaît dans son expression la plus noble, la plus pure. Il nous est alors possible de la goûter à sa source, cette source est dans toute son étendue, joie et amour.

A qui appartiendrait l’échec ou le succès ?

Si nous sommes le fruit de l’histoire parentale à partir de laquelle nous donnons un sens à notre vie,

Si cette histoire parentale, dont nous nous chargeons, se base sur l’obligation d’apporter une solution à une souffrance dépassée,

Si par cette obligation nous nous donnons une existence que nous appelons la nôtre, 

Dites moi :

Comment pouvons-nous être heureux ?

Quand et où s’arrête l’histoire parentale et quand commence la nôtre ?

Où est le succès?

Où est l’échec ?

Qui sommes nous ?

Quand nous aurons eu l’objet recherché où l’emmènerons nous ?

 

 

Maintenant, s’il vous plaît, imaginez quelques secondes : si vous vous retirez tout ce que vous pensez et croyez être, toutes les images, sensations, souvenirs qui habitent votre esprit. Otez tout cela.  Alors – Que restera-t’il ?

Derrière notre identification il y a l’être joyeux et en paix.

Le vide et le silence sont plénitude.

J’ai réalisé cela, il y a peu de temps, c’est pourquoi, à l’idée “Succès” ou “Réussite”,

je finirai mon témoignage pas ces trois petits mots :

                                                                    Ainsi soit-il !


 Om sweet home

Et entrer dans la com.


 

2 commentaires pour Succès ? Echec ? Qui peut le dire ?

  1. Jean-Yves 24/05/2012 à 3:28 #

    Salut Didier,

    Ton article est très intéressant et bravo pour ton style !
    Je pensais en te lisant à un ami qui prends un réel plaisir à parler de ses plus grands échecs les mieux réussis 🙂

    Et pour la plénitude, je citerai C.Castaneda : « l’homme ayant perdu l’espoir de revenir à la source universelle, cherche le réconfort dans son sentiment d’identité »

    Tu as raison, notre plénitude (et volupté) est ailleurs que dans notre identité.

    A bientôt,
    Cordialement,
    Jean-Yves

    • Didier 24/05/2012 à 5:18 #

      Bonsoir Jean-Yves, heureux de voir un aquarelliste dans la peinture de mon blog. J’aime bien ton « échecs les mieux réussis ». Pour Casteneda, mes premières amours, le pire c’est que nous ne quittons jamais notre origine, ou l’unité qui n’est pas la nôtre d’ailleurs puisqu’elle est impersonnel.
      A bientôt Jean-Yves – au plaisir des échanges et merci du fond du coeur.

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